Nice-Paris : Ce PSG doit encore apprendre à fermer les vannes

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LIGUE 1 - Particulièrement friable à l'extérieur, la défense du Paris Saint-Germain sera en danger à Nice samedi (17h15) lors de la 8e journée. Le mercato parisien n'est pas étranger à ce problème. Mais le mal n'est pas irrémédiable.

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Le mois de septembre s'achève à peine. Mais le PSG a déjà fait tomber un record. Sans surprise, il concerne le domaine offensif. Face à Reims (4-1), les Parisiens ont enchaîné un septième match de championnat en inscrivant au moins trois buts. Une performance inédite qui explique largement pourquoi l'équipe de Thomas Tuchel a remporté ses sept premiers matches de Ligue 1. Sa meilleure défense, c'est l'attaque.
Car derrière, il y a des choses à revoir. Sur ses sept premières sorties en championnat, le PSG n'a réussi que deux clean-sheets. Cela ne l'empêche pas d'avoir la meilleure défense du championnat, un statut qu'il partage avec Lille, Montpellier et Lyon. Mais six buts encaissés, c'est quand même deux fois plus que la saison passée au même stade du championnat. Et les trois buts encaissés à Liverpool portent le total à neuf toutes compétitions confondues. Soit un but par match.

Friable loin de ses bases

Le contraste est assez saisissant entre les performances défensives du PSG à domicile et à l'extérieur. Au Parc, il a concédé face à Reims son premier but de la saison. En déplacement, Paris n'est en revanche jamais parvenu à préserver sa cage inviolée. Il déjà encaissé huit buts en quatre matches disputés loin de ses bases, soit une moyenne de deux buts par rencontre toutes compétitions confondues.
C'est beaucoup pour un club plutôt réputé pour sa solidité dans ce secteur lors des saisons précédentes. Surtout en considérant que Paris n'a pas eu des déplacements particulièrement périlleux, hormis celui d'Anfield en Ligue des champions. En Ligue 1, il n'a joué que sur des terrains de formation actuellement classées dans la deuxième moitié de tableau : Guingamp, qui possède l'attaque la moins prolifique du championnat avec Reims (4 buts), Nîmes et Rennes.

Une défense plus exposée

Ce n'est pas non plus illogique. Déjà parce que le PSG a changé d'entraîneur cet été et doit s'adapter à un autre style de jeu. Et à un nouveau système. La donne a évolué dans l'entrejeu. Habitué à un 4-3-3 pointe basse avec Thiago Motta en sentinelle ces dernières années, Paris joue désormais, la plupart du temps, dans un schéma plus proche du 4-2-3-1. Avec deux milieux à vocation défensive, contre trois lors des saisons précédentes. Tuchel n'a pas vraiment eu le choix compte tenu du mercato parisien, avec les départs de Motta, Lo Celso, Pastore et Krychowiak.
Dans ce contexte, l'Allemand a clairement mis les chances du PSG en attaque en alignant simultanément quatre joueurs à vocation offensive la plupart du temps. Et, aussi souvent que possible, le quatuor Mbappé-Neymar-Di Maria-Cavani. Cela se ressent fatalement dans le secteur défensif. Avec un récupérateur de moins, et un système sans sentinelle, l'arrière-garde parisienne est plus exposée que les saisons précédentes. Ce qui explique en partie pourquoi elle est aussi friable, surtout à l'extérieur où l'entrejeu parisien semble parfois désertique à la perte du ballon.

L'option du 3-5-2

Structurellement, l'effectif du PSG est moins taillé pour lui permettre d'offrir les meilleures garanties défensives. Par son absence de milieux récupérateurs, mais aussi par rapport au profil de ses latéraux. Thomas Meunier et surtout Juan Bernat sont plutôt réputés pour leur apport offensif que pour leur fiabilité défensive. La présence de trois récupérateurs devant la défense ne masquait déjà pas toujours les lacunes parisiennes pour défendre sur les côtés les saisons passées. Elles deviennent d'autant plus criantes quand il n'y a plus que deux milieux défensifs.
L'hypothèse de voir le PSG passer à une défense à trois a régulièrement été avancée pour compenser à la fois l'absence de sentinelle et les espaces régulièrement laissées par les latéraux parisiens. Thomas Tuchel avait tenté ce système face à Angers. Sans grande réussite, mais le manque d'automatismes des joueurs, habitués au 4-3-3 depuis des années, n'y est certainement pas étranger. Et il n'est pas impossible de voir le technicien allemand tenter de nouveau ce schéma dans les semaines qui viennent.

La réponse sera collective

Mais la solution ne viendra pas forcément d'un changement de système. Si le PSG a régulièrement semblé déséquilibré cette saison, de manière générale et particulièrement à l'extérieur, il a affiché de très nets progrès dans sa cohérence collective face à Reims. Malgré le but encaissé, consécutif à une perte de balle dans l'entrejeu en début de match, Paris a livré l'un de ses matches les plus aboutis sur le plan de la solidité défensive. Avec une coordination dans le pressing qui lui a permis de récupérer le ballon plus haut. Et ainsi de moins exposer sa défense.
Le travail effectué par les attaquants est essentiel. A Liverpool, le manque de repli des attaquants contrastait avec les efforts inlassables de ceux des Reds à la perte du ballon. Il était de bien meilleure qualité, et surtout beaucoup plus constant face à Reims. Une équipe qui était clairement venue défendre au Parc. A Nice, Paris trouvera une autre opposition. Et l'occasion idéale d'afficher enfin une solidité défensive qui lui fait tant défaut à l'extérieur.
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