Eurosport
Payet ce héros, Ben Yedder-Slimani sauveurs, Rennes va mal : les tops et les flops de samedi
Par
Publié 08/02/2020 à 23:38 GMT+1
LIGUE 1 - Le nouveau bijou de Payet qui a permis à l'OM de battre Toulouse, le duo ultra décisif Ben Yedder-Slimani, des expulsions décisives et le coup de la panne du Stade Rennais : voici les tops et les flops des matches disputés samedi pour la 24e journée.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Tops
Encore une fois, l'Olympique de Marseille a balbutié, encore une fois il a cru lâcher des points et encore une fois Dimitri Payet est arrivé pour le sauver. Auteur de l'une de ses meilleures saisons en carrière, le Réunionnais a illuminé la fin d'après-midi marseillaise d'une frappe limpide venue nettoyer la lucarne d'un Baptiste Reynet dont la seule chance aura été d'être aux premières loges pour admirer ce bijou. Huit buts après 19 matches seulement en Ligue 1, Payet n'avait jamais fait mieux pendant sa carrière. Allô Didier ?
Les Girondins de Bordeaux ont bien cru s'embourber en terres lorraines. Rapidement menés puis en supériorité numérique quasiment aussi précocement, les joueurs de Paulo Sousa ont dû attendre la 51e pour revenir à hauteur grâce à Toma Basic. Le milieu croate a égalisé depuis l'extérieur de la surface, une bonne habitude girondine puisque c'est la 12e fois cette saison que Bordeaux marque depuis l'extérieur de la surface. Aucune équipe ne fait mieux dans les cinq grands championnats européens. Rien que ça.
Jusqu’au bout, il n’a rien lâché. Dès la fin de la première période, le match de Philippoteaux a pris une tournure particulière : le milieu de terrain s’est vu refuser son but pour une main de Benrahou. Au retour des vestiaires, il a subi un tacle très dangereux et non maitrisé d’Hicham Boudaoui sur sa cheville droite. Malgré le choc, Philippoteaux a refusé de sortir. Mieux : l’ancien Auxerrois s’est fait justice lui-même en redonnant l’avantage aux siens quelques minutes plus tard. La détermination et l’envie de Philippoteaux ont permis aux Crocos de l’emporter.
Et dire que l'avenir d'Islam Slimani à Monaco n'était pas si clair que ça en janvier… L'attaquant algérien est finalement resté, pour le plus grand bonheur des supporteurs. L'association Ben Yedder-Slimani a encore fonctionné à plein régime sur la pelouse d'Amiens où l'ASM s'en est sortie miraculeusement (1-2). Grâce à qui ? Un bijou du premier et une tête du second. Wissam Ben Yedder et Islam Slimani sont impliqués sur 32 des 40 buts de Monaco cette saison. On peut aisément se demander à quoi ressemblerait la saison monégasque sans eux.
Flops
Tout doucement, Rennes commence à montrer des signes de faiblesse. Heureusement il y a eu cette remontée fantastique face à Nantes (3-2), sans quoi le début d'année rennais serait vraiment déprimant. Après le triste nul concédé face à Brest (0-0), le bilan des joueurs de Julien Stéphan en 2020 est très moyen : 2 victoires, 2 nuls, 2 défaites (ils ont joué et gagné un match en retard face à Nîmes). Entre les 20e et 24e journées, Rennes occupe la 14e place de Ligue 1 (si Saint-Étienne et/ou Reims gagnent dimanche, ce sera pire encore). Il va falloir se réveiller, ou voir les ambitions de Ligue des champions s'évanouir très rapidement.
Une fois n’est pas coutume, Amiens a perdu des points après avoir mené au score. Samedi, c’est Monaco qui en a profité . Alors que les Picards ont ouvert la marque dès la 9e minute grâce à Guirassy, ils ont fini par craquer et ont encaissé deux buts dans les dix dernières minutes du match par Ben Yedder (85e) puis Slimani (93e). Cette saison, aucune équipe de Ligue 1 n’a perdu plus de points qu’Amiens (18) après avoir ouvert le score. Les hommes d’Elsner ont fait une très mauvaise opération dans la course au maintien : dans le même temps, Nîmes a réussi à s’imposer en terre niçoise.
Trois. C’est le nombre de fois où les Dijonnais ont mené au score, samedi, face au FC Nantes. C’est aussi le nombre de fois où ils ont été rejoints. Devant leur public au stade Gaston Gérard, Mavididi et Tavares ont pourtant fait le boulot, et ont tour à tour permis au DFCO de dominer la rencontre. Mais la défense dijonnaise n’a pas suivi, et a rompu devant presque chacune des offensives dangereuses nantaises. La preuve : les Canaris n’ont cadré que deux frappes dans le match, et cela a suffi pour arracher le point du match nul (un des trois buts nantais est un CSC d’Alphonse).
Du côté de Metz ou de Nice, le constat a été le même : le carton rouge récolté a changé la donne. Celui de Vincent Pajot est arrivé très tôt dans la rencontre face à Bordeaux. Dès la 8e minute, les Messins se sont retrouvés à dix, juste après avoir ouvert le score. Les hommes d’Hognon ont reculé, subi, puis fini par craquer avant de finalement s’incliner à domicile. Celui de Boudaoui, quant à lui, est intervenu au début de la seconde période face à Nîmes. Le jeune joueur n’a pas maitrisé son tacle, qui s’est écrasé sur la cheville droite de Philippoteaux. Dans les minutes qui ont suivi le carton rouge, les Crocos ont repris le dessus sur le Gym et ont fini par s’imposer.
Publicité
Publicité