PSG : Tuchel et ses joueurs, la lune de miel se poursuit

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LIGUE 1 - Thomas Tuchel est un entraîneur heureux. Parce que son équipe gagne, toujours et encore. Mais aussi et surtout parce qu’il voit que son PSG, qu’il teste et malaxe à chacune de ses sorties, suit ses préceptes et adhère à son discours. La victoire à Nice (0-3) en est un exemple des plus aboutis.

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Pour le Paris Saint-Germain, le Championnat de France est une épreuve coincée entre deux matches de Ligue des champions. On exagère ? Un peu, c’est vrai, mais pas tant que ça, au final. Samedi après-midi, le club de la capitale est allé se balader du côté de Nice où il a décroché une huitième victoire de suite, sur un score aussi ample que mérité (0-3). Le championnat est déjà plié. Et l'on n'est pas encore en octobre.
A l'Allianz Riviera, Thomas Tuchel s'est permis, comme souvent, de tester plein de choses et des joueurs. Et, comme toujours, Paris s'en est sorti avec trois points. Bref, à quatre jours du retour de la Ligue des champions et d'un rendez-vous important face aux revenants de l'Etoile Rouge de Belgrade, le Paris Saint-Germain va bien.
Ce n'est pas Patrick Vieira, entraineur sans solution, qui dira le contraire. "Je n'ai pas grand-chose à reprocher à mes joueurs. Durant quinze minutes, on avait été bon. Ensuite, quand Paris a marqué, ça a été compliqué. On a pris énormément de risque. Mais on n'a pas marqué ce qui nous aurait fait du bien sur le plan du moral. Ensuite, avec leur qualité, ils ont maîtrisé. Neymar et Di Maria ont posé énormément de problèmes sur le plan tactique. Le plan de jeu n'a pas fonctionné parce qu'en face il y a des joueurs extraordinaires." Le champion du monde et d'Europe a résumé la situation et le nœud du problème pour les dix-neuf équipes de L1 qui ne peuvent lutter avec le boss de l'élite.
Si Vieira a reconnu avoir été surpris de voir le PSG évoluer à trois derrière (Kimpembe, Thiago Silva, Kehrer) et avec deux joueurs sur les couloir nommés Diaby et Nkunku, Tuchel, lui, a aimé que ça marche. Et, au-delà de cette huitième victoire de suite et du record de l'Olympique Lillois égalé (1936/1937), l'Allemand s'arrête sur la forme qui a autant de valeur que le fond à ses yeux. Parce que cela dit quelque chose de ses joueurs et de leur foi en lui. "J'ai apprécié que les joueurs aient confiance en moi et dans mes idées. Avec trois matches en une semaine, il fallait une tactique et une structure spécifique pour jouer à Nice, qui est très fort avec le ballon. Il fallait faire en sorte qu'on court le moins possible après le ballon. Pour cela, nous avons changé. Les joueurs ont été très ouverts", a-t-il souligné. Son prédécesseur aurait sans doute aimé autant de flexibilité de la part de ses ouailles.
Derrière, ça a marché. Devant aussi. Sans Cavani mais avec un trio constitué, de gauche à droite par Neymar, Mbappé et Di Maria, le PSG a régalé. Et Tuchel a aussi aimé, avec une mention spéciale à son gaucher argentin. Indésirable la saison dernière, d'une utilité majeure désormais. "J'aime beaucoup Di Maria. C'était un de mes joueurs préférés quand je le regardais à la télévision. C'est un cadeau pour moi. C'est très facile avec lui, parce qu'il est un professionnel au top." Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Reste à confirmer tout ça sur le front européen. Là où le PSG est attendu.
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