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Cherki cache la forêt, Caqueret attend : que fait l'OL avec ses jeunes ?
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Publié 30/11/2019 à 00:18 GMT+1
LIGUE 1 - L'Olympique Lyonnais s'apprête à entamer, samedi contre Strasbourg (17h30), le premier de ses trois matches en sept jours. De quoi laisser place à la rotation… et aux jeunes ? Il serait temps, alors que l'exception Rayan Cherki cache à peine la forêt depuis le début de saison même s'il sera absent en Alsace.
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Strasbourg samedi (17h30) avant la réception de Lille mardi puis un déplacement à Nîmes vendredi prochain : l'OL entame une série de trois rencontres en une semaine qui le mènera vers la "finale" du groupe G contre Leipzig en Ligue des champions, le 10 décembre prochain. Fernando Marçal, blessé et suspendu, ne prendra part à aucune d'entre elles alors que Memphis Depay, Houssem Aouar et Thiago Mendes ne sont pas de retour pour le déplacement en Alsace.
Cette transition vers le mois de décembre pourrait donc être l'occasion de donner leur chance à certains jeunes en demande de temps de jeu. Car depuis le début de saison, Rayan Cherki – lancé dans le grand bain dès le premier match de Rudi Garcia contre Dijon (0-0) – est l'arbre qui cache la forêt. Le crack de 16 ans, déjà adulé par ses supporters, a depuis eu droit à des entrées en jeu au Vélodrome (2-1) et à Saint-Pétersbourg (2-0), dans des situations bien mal embarquées pour l'OL. Et est vu par les plus sceptiques comme un bonbon offert aux fans lyonnais pour faire passer la pilule de ce début de saison en dent de scie. Un bonbon pourtant absent en Alsace.
L'étonnant cas Gouiri
Mais derrière lui, c'est une forêt de frustrés. De décisions surprenantes, aussi. Jamais utilisé en Ligue 1 cette saison, Amine Gouiri a été lancé en fin de rencontre sur la pelouse du Zenit (2-0) mercredi … quelques heures après avoir disputé une mi-temps en Youth League. Tout un symbole de ce qui se passe entre Rhône et Saône. Et de ce qui ne se passe pas. En bref, du flou qui règne autour des jeunes.
L'attaquant de 19 ans, qui avait soigné une rupture des ligaments croisés la saison dernière, n'entre pas plus dans les plans de Rudi Garcia que ce n'était le cas avec Sylvinho. Et ce n'est pas son entrée presque forcée mercredi qui lui voilera la face. Mais le natif de Bourgoin-Jallieu n'est pas forcément le joueur le plus attendu, Moussa Dembélé étant titulaire indiscutable alors que Memphis Depay peut également être utilisé en pointe.
Mais qu'attend l'OL pour lancer Caqueret ?
L'anomalie la plus flagrante concerne en réalité Maxence Caqueret. Le milieu de terrain polyvalent de 19 ans aurait clairement pu prétendre a du temps de jeu en Russie, au vu des absences. Il a même été annoncé, un temps, comme titulaire. Mais il est resté sur le banc au profit d'un Jason Denayer repositionné dans le double-pivot de Rudi Garcia. Un message on ne peut plus négatif pour celui qui avait déjà connu pareille déception à Brest (25 septembre) ou contre Nice samedi dernier.
Et pour trouver un semblant de cohérence dans la non-utilisation de l'international U20, il faut bien se gratter la tête. Ni Thiago Mendes, ni Lucas Tousart ne sont irréprochables et réguliers dans leurs performances, le poste de sentinelle est dépeuplé derrière l'ancien Valenciennois et le recrutement de Jean-Lucas est toujours un mystère. Surtout, Juninho a lui-même plaidé publiquement la cause du natif de Vénissieux à la mi-novembre.
En l'état, l'excuse de la concurrence n'est pas valable
"Maxence Caqueret fait de supers entraînements. Je pense qu’il aurait déjà mérité d’avoir sa chance au moins 10 minutes, ou une mi-temps, lâchait-il au micro d'OLTV. Il peut jouer en 6 ou 8, est formé en 10. Moi, je le vois plus en 6, avec un rôle différent". Un profil hybride qui peut donc tout à fait correspondre au 4-2-3-1, au 4-3-3 ou au 4-4-2. "Si Caqueret n'a pas encore joué c'est qu'il y avait de la concurrence à son poste que j'ai estimé que les circonstances n'étaient pas les meilleurs pour le lancer", a de son côté justifié Rudi Garcia en conférence de presse, vendredi, en demandant de ne "pas oublier Jean Lucas". Moyennement convaincant.
Et pour les autres ? Juninho se plaignait mercredi de toujours voir "trois, quatre ou cinq joueurs qui ne sont pas à leur niveau". Plus tôt dans la saison, il regrettait le manque d'impact des entrants. La majorité des titulaires ne sont donc pas irréprochables. En défense, notamment, où aux côtés d'un Jason Denayer lui-même pas toujours transcendant, Joachim Andersen et surtout Marcelo sont beaucoup trop irréguliers. Devant aussi, où il est pour le moins surprenant de voir un Bertrand Traoré très décevant cumuler le deuxième total d'apparitions (18) avec l'OL cette saison. Beaucoup trop neutre, Maxwel Cornet a déjà disputé 15 rencontres de son côté. Dans ce contexte, plutôt que de s'obstiner, il ne serait pas insensé de titulariser Cherki sur un côté.
Une communication pas claire
On pense aussi à Oumar Solet, recruté à Laval en 2018, utilisé à trois reprises la saison dernière et seul défenseur central gaucher de l'effectif mais encore absent du groupe. Du haut de ses 19 ans, il n'a eu droit qu'à huit petites minutes à Amiens (2-2) depuis la reprise. Pour aller encore plus loin, s'ils ne sont pas des évidences, Héritier Deyonge (17 ans) et surtout Melvin Bard (19 ans) devraient au moins être considérés comme des options, étant donné le niveau inquiétant affiché par Marçal et Youssouf Koné. Il ne s'agit évidemment pas pour l'OL et Garcia d'octroyer en un claquement de doigts des statuts de titulaires à toutes ces promesses. Mais au moins d'envoyer des signaux positifs à certaines d'entre elles. Et de faire en sorte que la réalité corresponde aux discours des uns et des autres. Mieux, qu'ils s'accordent entre eux.
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