Jean-Michel Aulas (président de l'OL) a adressé un courrier aux parlementaires selon Le Parisien
Eurosport sur GoogleLIGUE 1 - Il tente d’activer tous les leviers dont il dispose. Jean-Michel Aulas a adressé un courrier aux parlementaires, en début de semaine d’après Le Parisien, pour plaider la cause qu’il défend depuis le 30 avril dernier et l’arrêt du championnat : l’étude des différents scénarios pouvant permettre sa reprise.
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Jean-Michel Aulas fait tout son possible pour arriver à ses fins. Le président de l’Olympique Lyonnais, parti en croisade contre un arrêt de la Ligue 1 qu’il estime prématuré, a envoyé une lettre aux parlementaires pour défendre sa position, en début de semaine selon Le Parisien. Un courrier de 9000 signes dans lequel il égratigne notamment le gouvernement, et la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, d’après nos confrères.
"(Roxana Maracineanu) a expliqué que sa prise de position était basée sur la proposition qui lui avait été transmise : une saison qui devait se finir au 3 août, à cause des dates imposées par l’UEFA", aurait ainsi énoncé Aulas, pas convaincu par cet argument : "Je peux vous confirmer qu’il n’y a jamais eu de date du 3 août imposée par l’UEFA. Si l’UEFA avait initialement indiqué la date du 3 août, l’instance européenne a précisé très rapidement que les fédérations qui ne pourraient pas finir dans ces délais, ou ne seraient par en mesure de reprendre la saison, devraient écrire pour donner des explications. Leur cas serait ensuite étudié, sans qu’il soit question de sanctions."
Outre l’exemple de la Bundesliga (qui reprend ce week-end), les démarches entamées dans le but d’aller au bout des coupes nationales en août représenteraient selon lui la preuve qu’élaborer des scénarios de reprise de la L1 n’est pas utopique.
"700 à 900 millions d’euros" de perte
Le patron du club rhodanien, sous la menace d’une saison sans Coupe d’Europe en tant que 7e du championnat, aurait également joué sur une corde (très) sensible. Celle de l’argent : "La perte pour le championnat professionnel français, si on maintient notre position strictement française, pourrait être au 30 juin de 700 à 900 millions d’euros. En jouant à huis clos, nous pourrions limiter la case, entre 350 et 500 millions d’euros."
Toujours sur le volet économique : "L'État français a accordé un PGE (Prêt garanti par l'État) de 224,5 M€ à la Ligue. C'est formidable, comme le fait que l'État ait accordé (sic) un chômage partiel pour les sportifs. L'État doit être remercié pour ces dispositions. Mais c'est un prêt et il faudra le rembourser. Je ne sais pas si tous les clubs vont pouvoir s'en remettre."
Jeudi dernier sur la chaîne L’Equipe, Jean-Michel Aulas avait annoncé que son club avait pris la décision de déposer deux recours. Il se bat ainsi sur tous les terrains pour que toutes les pistes de reprise de la L1, arrêtée le 30 avril dernier à cause de la crise sanitaire, soient explorées.
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