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Ligue 1 - PSG : Leandro Paredes, le boulet n'est plus (très) loin d'être un atout
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Publié 31/01/2020 à 10:56 GMT+1
LIGUE 1 - Un an après son arrivée au PSG, Leandro Paredes donne enfin la pleine mesure de son talent. Devenu régulier et performant, le milieu argentin efface petit à petit l'impression du fiasco qui a longtemps accompagné son recrutement. Il est même devenu un candidat crédible pour un statut de titulaire au milieu de terrain.
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C'est un anniversaire dont il se souviendra. Même un déplacement à Pau en 8e de finale de la Coupe de France peut difficilement rester comme le match le plus mémorable d'une saison au PSG. Mais il fallait faire le travail. Paris l'a fait. Sans ses stars, restées dans la capitale ou sur le banc. Mais avec des seconds couteaux sérieux et appliqués. Et à leur tête, Leandro Paredes. Un an jour pour jour après son arrivée, l'Argentin a rayonné dans le bourbier palois. Capitaine exemplaire, il a guidé les siens vers la victoire en signant le premier but parisien. Pour lui, ce n'était pas un match anecdotique.
Plutôt une confirmation. Si les multiples absences et un concours de circonstances ont poussé Thomas Tuchel à lui confier le capitanat, le choix de l'entraîneur parisien n'est pas totalement dû au hasard. Il ressemble davantage à une récompense. "C'était une possibilité pour moi de lui donner confiance et pour qu'il prenne ses responsabilités, a expliqué le technicien allemand en conférence de presse. Il est fiable et c'est pour ça que je l'ai nommé capitaine. C'est pour montrer que je lui fais confiance et qu'il est important pour nous. Il l'a très bien fait et il a été décisif."
Une catastrophe industrielle en perspective
Fiable, important, décisif… autant de qualités qui n'avaient jamais été associées au milieu argentin avant l'automne dernier. Jusque-là, ses performances s'accompagnaient de qualificatifs bien moins reluisants : lent, emprunté, inutile… Paredes faisait plutôt penser à un boulet. Un joueur incapable de justifier les 47 millions d'euros investis dans l'urgence au crépuscule du mercato d'hiver 2019. Un joueur qui n'aurait jamais le niveau requis pour jouer au PSG. Un joueur impossible à revendre sans une importante perte financière. Une véritable catastrophe industrielle en perspective.
La patience est rarement de mise à Paris. C'est un euphémisme dont Paredes pourrait témoigner. Le manque de préparation après une longue période d'inactivité, l'adaptation à un club de plus grande envergure, à un nouveau pays, à une nouvelle culture… Autant de circonstances atténuantes trop rarement avancées pour expliquer ses difficultés à s'imposer. Il y avait pourtant un curieux paradoxe de voir ce joueur sans relief au PSG demeurer un élément incontournable de l'équipe d'Argentine, même si l'Albiceleste est actuellement loin d'être aussi fournie en milieux de talents que par le passé.
"Quand il a le ballon, c'est l'un des meilleurs au monde"
La Copa America a permis de le vérifier. L'Argentine n'y a pas brillé. Mais Paredes a su tirer son épingle du jeu. Nommé dans l'équipe-type de la compétition, l'ancien Romain, âgé de 25 ans, a montré pourquoi Lionel Scaloni comptait tant sur lui. "Parfois c'est compliqué car on aimerait qu'il ait plus de temps de jeu en club, reconnaissait le sélectionneur argentin à la fin de l'année passée. On a confiance en lui. C'est un joueur intéressant. S'il progresse quand l'équipe n'a pas le ballon, alors il deviendra bien plus fort. Quand il a le ballon, c'est l'un des meilleurs joueurs du monde."
Le paradoxe a cependant perduré en début de saison. Avec les arrivées d'Ander Herrera, d'Idrissa Gueye et la volonté de Tuchel de stabiliser Marquinhos dans un rôle de milieu de terrain, il semblait même écrit que Parades allait tomber aux oubliettes. Sa première titularisation de la saison lors de la défaite face à Reims au Parc des Princes (0-2) allait dans ce sens. Sans rythme, sans impact, sans influence, l'Argentin avait incarné le naufrage parisien, dans la lignée de ses prestations de la saison passée. Cela aurait pu être le point de rupture. C'était finalement un point de départ.
Un titulaire en puissance
Depuis, Parades n'a cessé de monter en puissance. Doucement mais sûrement. Associé à Marco Verratti et Idrissa Gueye, il a enfin signé un match plein face à Angers (4-0), s'affirmant comme une plaque tournante potentiel de l'entrejeu parisien. L'Argentin a confirmé cette impression quelques semaines plus tard à Saint-Etienne (0-4). Dans un autre contexte et dans un autre système, avec deux récupérateurs. La question de sa capacité à être performant dans un milieu à deux se posait compte tenu de son manque de mobilité. Il y a répondu à Geoffroy-Guichard.
La suite l'a confirmé. Paredes a fini par prendre ses marques. Enfin au top physiquement, il est nettement plus efficace à la récupération. Enfin en confiance, il imprime sa marque sur le jeu du PSG avec un jeu de passes précis et varié. L'Argentin apporte un profil différent et parvient à exprimer ses qualités indépendamment du système. Pour toutes ces raisons, il est devenu un titulaire en puissance dans la formation de Thomas Tuchel à l'approche des échéances décisives. Et aussi improbable que cela puisse paraître, il pourrait même en être un atout dans les semaines à venir.
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