Ligue 1 : Rennes a presque tout changé et il a bien fait de le faire
Eurosport sur GoogleLIGUE 1 – Après trois journées de championnat et avant la réception de l’OGC Nice ce dimanche (15h), le Stade Rennais affiche un bilan parfait en L1. Seule équipe à avoir remporté ses trois premiers matches, et malgré de nombreux changements dans leur effectif par rapport à la saison dernière, les hommes de Julien Stéphan vivent un été de rêve. Et ça ne doit rien au hasard.
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De la dernière finale de Coupe de France, remportée par le Stade Rennais face au PSG aux tirs au but, il ne reste plus grand monde. Sur les onze hommes titulaires sur la pelouse du stade de France le 27 avril dernier, seul cinq sont encore au club alors que se profile la fin du mercato estival. Malgré un premier titre que les Bretons attendaient depuis près de 50 ans, le Stade Rennais a fait évoluer dans les grandes largeurs son effectif et encore plus son onze type cet été.
Et dire que pour l’instant il a bien fait de le faire est un euphémisme. Avec trois victoires en autant de matches disputés en Ligue 1 depuis le lancement de cette saison 2019/2020, Rennes est le tube de l’été. C’est simple, depuis la saison 1950/1951 (!) les Rennais n’avaient pas débuté de la sorte une saison dans l’élite. Avant la réception de l’OGC Nice pour le compte de la quatrième journée de Ligue 1, les hommes de Julien Stéphan ont pour le moment tout bon.
Trois matches donc pour cinq buts inscrits et seulement un encaissé contre le PSG. Un simple match nul contre les Aiglons permettrait aux Bretons de terminer cette quatrième journée en tête du championnat. Solide défensivement grâce à l’instauration d’une défense à 5 et capable de se projeter rapidement vers l’avant grâce à la qualité de son milieu de terrain, les Rennais ont même réussi ce qu’aucun club n’avait réussi à faire depuis la saison 2016/2017 : faire chuter le PSG dès le mois d’août. A l’époque c’était l’AS Monaco, le 28 août 2016, qui avait infligé à Paris la première défaite de sa saison. Huit mois plus tard les Monégasques soulevaient l’Hexagoal, devant… le PSG.
De là à dire que les Rennais, après ce début de saison canon et cette victoire de prestige face aux hommes de Thomas Tuchel, deviennent un candidat crédible au titre de champion de France, il a un pas qu’il serait, pour l’heure, impensable de franchir.
Le grand chamboulement lors du mercato
Le mercato réalisé par le Stade Rennais ne pouvait pas laisser imaginer un départ de la sorte de la formation bretonne. En perdant pas moins de six membres de son onze de départ (Mexer, Bensebaini, Benjamin André, Ben Arfa, Sarr, Koubek) Julien Stéphan a dû reconstruire complètement son équipe. Avec sept joueurs arrivés cet été (Tait, Mendy, Salon, Morel...), dont beaucoup amenés à être rapidement titulaire sous la tunique rouge et noire, la mayonnaise aurait pu mettre du temps à prendre. Il n’en a rien été. Et c’est peut-être là la grande réussite du coach breton.
Avec sa charnière à trois centraux, composée de Gelin, Da Silva et Morel, Stéphan a rapidement trouvé une stabilité. L’avènement du jeune Camavinga au milieu de terrain, associé à Grenier et Lea Siliki ou Benjamin Bourigeaud, déjà au club l’année dernière a également permis à l’entraineur breton d’imposer rapidement son idée de jeu. Le match face au PSG en est l’illustration parfaite. Un bloc bas en position défensif, un milieu de terrain technique, capable de tenir le ballon et des flèches devant (Niang, Tait/Del Castillo) et sur les côtés (Traoré et Maouassa) pour punir son adversaire en contre-attaque : c’est la recette gagnante de Stéphan depuis le début de la saison.
Mais le jeu du Stade Rennais ne doit pas être caricaturé à une équipe de contres exclusivement. Grâce à la qualité technique de ses joueurs offensifs, Grenier et Niang pour ne citer qu’eux, les Bretons sont capables d’évoluer un peu plus haut sur le terrain une fois le ballon récupéré. Contre Paris ou Montpellier les coéquipiers de Clément Grenier avaient posé beaucoup de problèmes au milieu de terrain adverse, imposant par période le rythme de la rencontre. Pour la réussite que l’on connait.
Face à Nice ce dimanche (15h) le Stade Rennais voudra, face à son public, poursuivre la belle série de l’été. Pour prouver encore un peu plus qu’un grand chamboulement à l’intersaison n’est pas forcément synonyme de début poussif en Ligue 1.
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