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Après PSG - OM : Quelles sanctions risquent Neymar, Alvaro Gonzalez, Kurzawa ou Di Maria ?
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Publié 14/09/2020 à 16:53 GMT+2
LIGUE 1 – 17 cartons distribués, dont 5 rouges : le choc qui a opposé le Paris Saint-Germain à l'Olympique de Marseille, dimanche soir a été émaillé de très nombreux excès comportementaux de la part des joueurs. Pour certains d'entre eux, les conséquences pourraient être particulièrement lourdes.
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Rendez-vous ce mercredi. Les suites du choc qui ont opposé le PSG à l'OM, dimanche soir, vont se jouer le 16 septembre dans les bureaux de la commission de discipline. C'est elle qui va se pencher mercredi sur les cinq cartons rouges distribués par l'arbitre, M. Brisard, dans une fin de rencontre aux allures de chaos. Mais pas seulement.
Benedetto et Paredes, deux cas distincts ?
Tout est parti de là. Au bout du temps additionnel, la faute de Dario Benedetto sur Leandro Paredes, immédiatement sanctionnée, a été à l'origine du chaos de la fin de match. Après plusieurs minutes d'échauffourées, M. Brisard a infligé un second carton jaune aux deux Argentins, synonyme d'exclusion. L'attaquant olympien avait écopé d'un premier avertissement pour un geste d'antijeu. Le milieu parisien, lui, s'était fait remarquer et sanctionner pour un tacle rugueux sur Dimitri Payet, dès son entrée en jeu.
Précision toutefois : les deux hommes n'ont pas vu rouge pour la même raison. Benedetto a été puni pour une faute alors que Paredes l'a été pour un geste d'humeur. "Cela pourrait ne pas changer grand-chose, nous précise Philippe Malige, ancien arbitre de Ligue 1. Le problème est qu'on ne peut pas avoir une sanction précise pour chaque comportement. Tout simplement parce qu'il y en a trop. Ce qui est certain, en revanche, c'est que ces deux joueurs-là seront évidemment sanctionnés moins sévèrement que ceux qui ont écopé d'un carton rouge direct."
Kurzawa et Amavi ont dégoupillé mais…
Eux ont été les premiers exclus, à juste titre. A la suite de l'accrochage impliquant Benedetto et Paredes, Layvin Kurzawa et Jordan Amavi étaient bien dans le champ de vision de l'homme au sifflet au moment où ils se sont échangés des coups, d'abord au visage, puis au pied, dans un second temps. Le latéral parisien a lancé les hostilités mais son homologue phocéen n'a pas eu l'intelligence de ne pas tomber dans son jeu. Ils ont immédiatement été renvoyés au vestiaire, sans consultation de l'assistance vidéo.
La commission de discipline de la ligue pourrait tout de même opter pour deux sanctions différentes. "Il semble assez logique que l'agresseur soit plus sévèrement sanctionné que celui qui, dans un premier temps, s'est défendu, souligne M.Malige. L'historique peut également compter : on peut très bien imaginer que la commission de discipline tienne compte de problèmes comportementaux que ces deux joueurs ont pu avoir par le passé, ou qu'elle jette un œil à leurs bilans de la saison dernière, avec le nombre de cartons reçus."
Neymar, la tape de trop
A une autre époque, Neymar aurait pu échapper à l'exclusion. Là, l'international brésilien a vu rouge après que l'arbitre de la rencontre a consulté la vidéo, interpellé par ses assistants sur l'existence d'un geste déplacé. L'homme au sifflet y a vu l'attaquant du PSG donner une tape sur l'arrière de la tête d'Alvaro Gonzalez. Il s'agissait d'ailleurs d'une récidive : quelques minutes plus tôt, la star auriverde avait déjà provoqué le défenseur marseillais de la sorte, à deux reprises.
Mais en première période, en quittant la pelouse puis sur les réseaux sociaux, Neymar a clairement indiqué qu'il avait été victime d'insultes racistes proférés par le joueur espagnol. Ce qui pourrait largement influencer l'analyse de la commission de discipline. "Il faut d'abord que les faits – en l'occurrence les insultes à caractère raciste d'Alvaro Gonzalez – soient avérés et prouvés, précise l'arbitre qui a officié en L1 entre 2004 et 2012. Pour l'instant, c'est la parole de l'un contre celle de l'autre. Si ces faits sont avérés, il est tout à fait possible que la sanction de Neymar soit atténuée. Là, on sort du barème disciplinaire pour entrer dans une réflexion de bon sens."
Alvaro Gonzalez, sanction exemplaire ?
Si Alvaro Gonzalez a voulu mettre Neymar hors de lui, il a peut-être usé de la pire des méthodes. Le cadre marseillais aurait traité son vis-à-vis de "fils de p… de singe", si l'on en croit le tweet diffusé tard dans la soirée de dimanche par l'international auriverde. Ces faits n'ont pas été sanctionnés durant la rencontre, l'arbitre n'ayant pu les entendre. Mais ils pourraient faire l'objet d'une sanction exemplaire de la part de la commission de discipline. La période que l'on traverse tend justement à condamner avec le plus de fermeté possible ce type d'actes.
Mais avant cela, ils doivent donc être avérés. "Pour le sanctionner, la commission ne se basera pas sur les propos de M. Neymar, précise Philippe Malige. Elle va se saisir des images, et si un angle permet de constater, par le son ou en lecture labiale, que ces insultes ont été proférées, elle agira en conséquence. Encore faut-il pouvoir prouver."
Di Maria, un crachat au visage ?
C'est l'autre fait inquiétant de la soirée. En première période, Alvaro Gonzalez s'est plein d'avoir reçu un crachat d'Angel Di Maria au visage. Là aussi, il s'agirait bien évidemment d'un geste honteux. Encore plus si l'on tient compte du fait qu'El Fideo ait été positif à la Covid-19 au début du mois de septembre. Sur les images mises à disposition du téléspectateur, l'expectoration n'est, en elle-même, pas visible.
L'Argentin est dos à la caméra et l'on peut simplement distinguer un geste du défenseur laissant deviner qu'il a bel et bien été atteint au visage par le supposé crachat. "Il va encore falloir faire appel aux images, même s'il sera a priori difficile de le voir, précise l'ancien homme au sifflet. Si le corps arbitral s'aperçoit, après avoir revisionné des images, que quelque chose a échappé à sa vigilance, il peut, de lui-même, rédiger un rapport complémentaire. A ce moment-là, la commission se saisit des images et prend une éventuelle sanction."
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