Le jeu : Des fulgurances puis le trou noir

Même la première période du PSG n'était pas d'un grand niveau. Incapables de mettre un pressing efficace en place, les Parisiens ont peiné dans la récupération du ballon. Mais Monaco était bien trop tendre en défense pour résister aux fulgurances des individualités parisiennes, Kylian Mbappé en tête. Le break d'avance de Paris à la pause n'était finalement pas cher payé. Mais la suite… Le coaching de Niko Kovac a transfiguré Monaco, mais cela n'explique pas comment Paris a pu sombrer dans tous les aspects du jeu. Sans cohérence collective, sans rigueur, sans caractère, les Parisiens ont été dépassés dans tous les domaines. Ils ont vu déferler les vagues monégasques sans réagir. Si bien que la victoire de l'ASM, longtemps improbable, est finalement des plus logiques.
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Ligue 1
"Se remettre en question", "Inadmissible" : Au PSG, on tire la sonnette d'alarme
20/11/2020 À 22:49

Les joueurs : Volland vole la vedette à Mbappé

Il n'a vraiment pas manqué grand-chose à Kylian Mbappé pour inscrire un triplé et atteindre le cap des 100 buts avec le PSG. Mais le grand protagoniste de ce match restera Kevin Volland, auteur du doublé qui a permis à Monaco de revenir en seconde période avant de provoquer le penalty de la victoire transformé par Cesc Fabregas. L'entrée à la pause de l'Espagnol, passeur puis buteur, a fait un bien fou au milieu monégasque. On retiendra aussi celle de Caio Henrique, intenable sur son côté gauche et qui mérite clairement une place de titulaire. Si Volland a brillé, ce sont bien ces deux hommes qui ont tout changé.

Kevin Volland buteur face au PSG avec Monaco

Crédit: Getty Images

Le facteur X : Le fameux troisième but qui aurait tout changé

Paris aurait pu avoir trois buts d'avance à la pause. Entre le but refusé - on se demande bien pourquoi - à Moise Kean pour un hors-jeu jugé par le VAR, la reprise de l'international italien renvoyée par la transversale, puis le but de Kylian Mbappé refusé par le VAR - cette fois à juste titre - pour un hors-jeu, Paris est passé tout près d'inscrire un troisième but dans les minutes qui ont précédé la mi-temps. Cela aurait certainement anéanti les espoirs monégasques pour de bon. Mais le PSG ne l'a pas marqué. C'est bien de là que part l'invraisemblable retournement de situation.

La stat : 2

Le Paris Saint-Germain restera éternellement associé au mot "remontada" depuis une soirée incroyable à Barcelone en mars 2017. Mais le phénomène est plutôt rare en Ligue 1. Voir le PSG s'incliner après avoir eu deux buts d'avance ne lui était arrivé qu'une fois sous l'ère QSI. C'était à Bastia, en janvier 2015 (4-2).

Le tweet qui peut se confirmer mardi

La décla : Presnel Kimpembe (capitaine du PSG)

On fait une deuxième mi-temps catastrophique. Inadmissible même. On n'a pas le droit à ce niveau !

La question : Faut-il dédramatiser cette "remontada" ?

Si la question de pose, c'est surtout par rapport aux circonstances. Les joueurs parisiens ont été largement sollicités en sélection et cela a conditionné le onze de départ de Thomas Tuchel, qui semblait quand même largement compétitif. L'entraîneur parisien l'avait annoncé en conférence de presse. Il avait ajouté que le grand rendez-vous qui attendait le PSG n'était pas à Monaco, mais mardi face à Leipzig. Une compétition où Paris n'a pas du tout la même marge qu'en Ligue 1. L'accident était possible face à cette ASM pourtant privée de Ben Yedder. Mais il n'était pas inévitable.
Le problème, c'est l'attitude. L'usure liée à l'enchaînement des matches n'explique pas tout. Ce n'est pas la première fois que le PSG sombre sans donner l'impression de pouvoir réagir. Cela lui était déjà arrivé en championnat contre l'OM. Et en Ligue des champions, que ce soit au Parc des Princes face à Manchester United ou à Leipzig. Paris a aussi montré des carences dans le jeu lors de ses rencontres. Mais c'est surtout son manque de caractère, cette tendance à accepter la défaite qui a de quoi laisser perplexe. Ses failles mentales sont trop récurrentes pour que le mal soit négligé. A ce stade, il devient criant.
Il lui appartient désormais de faire ce qu'il n'a pas su faire sur le Rocher. Relever la tête et réagir. C’est-à-dire jouer à sa juste valeur et gagner contre Leipzig. C'est le seul moyen de dédramatiser cette défaite assez invraisemblable à Monaco. Car elle place le PSG au bord de la crise. Paris avait clairement l'opportunité de préparer autrement ce rendez-vous déterminant face aux Allemands. Parce qu'il est retombé dans ses travers, il ne l'a pas fait. Reste à savoir si ce coup de fouet sera salvateur. Sinon, la fin du mois de novembre pourrait être particulièrement tendue dans la capitale.

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