Pour le top 5, il faudra attendre. Le RC Lens a manqué l'occasion de dépasser Montpellier au classement de Ligue 1, en ouverture de cette 16e journée, la faute à des Messins sérieux et mieux préparés à domicile (2-0). Le plan défensif des Grenats a réduit l'influence de Gaël Kakuta à peau de chagrin, alors que leur gardien Alexandre Oukidja n'a rien laissé passer. Farid Boulaya, maître à jouer de ce FC Metz, a été récompensé d'un but dans le temps additionnel pour mettre un terme à une rencontre que Lens n'a jamais vraiment enflammée.
Avec 6 buts en 19 matches à Troyes la saison dernière, le défenseur Kiki Kouyaté s'est affirmé comme une menace dans les airs. Et Metz en aurait profité si sa reprise de la tête n'avait pas échoué sur le poteau de Jean-Louis Leca, sur corner (9e). Après un début de match équilibré, les Messins ont progressivement laissé le ballon aux Sang et Or. Mais Kakuta, chef d'orchestre du promu lensois, n'a jamais pu s'exprimer face au jeu. Son équipe a parfois été coupée en deux, comme sur un contre messin initié par Boulaya. Opa Nguette a repiqué dans l'axe depuis son côté droit avant de croiser un tir à ras de terre victorieux (30e, 1-0).
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Le coup parfait d'Antonetti

Lens est alors tombé dans un piège dont il n'a pas su s'extirper, et ce à cause de John Boye (16e) et Kouyaté (60e, 62e, 70e), toujours prêts à se sacrifier pour contrer un tir. Mais aussi à Oukidja, qui confirme sa grosse première partie de saison. Le gardien algérien n'a pas relâché les frappes puissantes de Seko Fofana (65e), Cheick Doucouré (70e) et Corentin Jean (80e). Les trois seules cadrées sur un total de 17 tentatives, preuve de l'impuissance lensoise. Les cinq changements opérés par Franck Haise n'y ont rien fait : Frédéric Antonetti a parfaitement travaillé son coup, misant sur la vision du jeu de Boulaya et la vitesse de Nguette pour jouer en transition et épuiser les Lensois.
Le premier a même été récompensé de la justesse de sa distribution aux abords de la surface. Sur un ultime débordement de Thomas Delaine, Boulaya a eu le temps de contrôler aux 16 mètres, profitant d'une équipe lensoise partie à l'abordage. L'Algérien a ajusté Leca d'une frappe croisée du droit dans le petit filet et laissé exploser sa joie (90e+4, 2-0). Sans être spectaculaire, le FC Metz grimpe à la 9e place du classement, à deux points du 6e, le Stade Rennais, chez qui il se déplacera ce mercredi (19h) avant la trêve. Lens n'est pas un prétendant à l'Europe, mais il a manqué de se donner le droit de rêver au stade Saint-Symphorien. D'autant qu'après la trêve, le club nordiste se rendre coup sur coup à Marseille et à Lyon en l'espace de trois jours. Le Père Noël lui apportera des cadeaux, mais le calendrier n'en sera pas un.

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