C’était il y a un mois. A Lyon, on y croyait fort. Question d’ADN et d’habitude : les sprints de fin de saison font partie des gênes de la maison. Avant le déplacement de l’OL à Reims, les Bad Gones avaient tenus à passer un message limpide à leurs joueurs : "10 matches, 10 finales", pouvait-on lire sur une banderole à l'aéroport de Lyon-Bron. C’était il y a un mois, pour le match avancé de la 28e journée. L’OL avait alors l’occasion de reprendre la première place. La suite ? Un surplace qui inquiète.
Sur ces 10 finales, la troupe de Rudi Garcia n’en a gagné aucune (deux nuls, une défaite). Un bilan statistique décevant qui s’inscrit dans une dynamique globale pas franchement à l’avantage des Gones. Ils planaient juste avant la trêve et le passage à la nouvelle année ? 2021 les a franchement ramenés sur terre : 14 matches, 25 points, 7 victoires, 4 nuls et 3 défaites. Un bilan loin d’être exécrable mais pourtant inférieur à ses concurrents directs (35 pour Monaco, 33 pour Lille et 30 pour le PSG, ces trois équipes ayant un match en plus au compteur). Et voilà comment les courbes ont fini par se croiser.

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Après le nul arraché de haute lutte à Lens (1-1), Rudi Garcia avait préféré voir le verre à moitié plein. "On est certainement les perdants de ce week-end donc faisons en sorte d’être les gagnants sur les sept prochains week-ends, avait demandé l’entraîneur de l’OL. On est tombé du podium, on va être chasseur face aux trois autres équipes devant et heureusement on va en affronter deux (Lille et Monaco). Mais on fait une mauvaise opération ce soir".
Le tout avant d’ajouter une phrase pleine de lucidité : "Quand on est quatrième, on va garder l’humilité de ne pas parler de titre". Si l’OL a cru toucher les étoiles, pas question de se brûler les ailes. Le vrai objectif reste le même : retrouver la Ligue des champions et son matelas économique qui assure la prospérité du modèle cher à Jean-Michel Aulas.

Onze-type un peu trop type et machine ralentie

Dès lors, Garcia ne s’est pas caché : face à Angers, il n’y a qu’un seul objectif. "On est obligé de gagner dimanche, a-t-il insisté. Il faut forcer la réussite et en faire plus. Comme en début de saison, on a retrouvé notre "matchnullite aiguë". On vient de sortir de nuls à l'extérieur et ce sont des mauvais résultats quand on veut rester sur le podium. A nous de retrouver la victoire."
Comment ? C’est toute la question. Surfant sur une efficacité redoutable, sur un Memphis Depay en jambes et sur la révélation Lucas Paqueta au milieu, l’OL a su se faciliter la tâche au milieu de son incroyable automne. Mais depuis, seul le Brésilien, postulant au titre de meilleure recrue de l’année en L1, est resté à un niveau élevé.
Fatalement, la machine a ralenti. Et ce n’est pas la gestion de Rudi Garcia qui l’a relancée : son onze-type, notamment son trio offensif, a été exploité jusqu’à la moëlle même si l’essoufflement ressemblait à une évidence. Fidèle à sa ligne de communication, il a pourtant joué sur du velours en conférence de presse samedi. "Si on suit ou si on écoute ce que l'on nous dit, surtout à moi, on peut déjà partir en vacances. Tout serait déjà joué, a-t-il glissé dans un sourire malicieux. On peut aller se reposer plus tôt si les joueurs sont fatigués".

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"On peut encore faire le doublé"

La vérité, c’est qu’ils n’auront pas le temps. Même sans Coupe d’Europe, l’OL se retrouve face à un calendrier costaud. Et c’est presque mieux vu sa situation. D’ici la 38e journée, les Gones ont encore trois matches qui peuvent marquer un tournant, à condition de bien manœuvrer d’ici là : un quart de Coupe face à Monaco (20 avril), la réception de Lille (25 avril, 34e journée) et le déplacement à Louis II dans la foulée (2 mai, 35e journée).
"La vérité c'est que l'on peut encore faire le doublé, a insisté l’entraîneur lyonnais. A nous de passer Monaco en Coupe, à nous de battre Angers et on sera toujours dans la course ou on pourra au moins récupérer une place sur le podium dans un premier temps". L’occasion de dissiper un doute qui grandit : et si l’OL était finalement à sa place au pied du podium ?

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Crédit: Getty Images

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