Quelques hauts et pas mal de bas. C'est un peu le résumé des deux années que Leandro Paredes vient de passer au PSG. Débarqué en urgence lors du mercato d'hiver 2019 pour renforcer un milieu parisien dépeuplé, l'Argentin ne s'est jamais totalement imposé comme un élément incontournable sous les ordres des Thomas Tuchel. Il a eu des bons moments qui laissaient présager un rôle plus important dans l'équipe. Mais pour diverses raisons, entre blessures et choix tactiques du technicien allemand, cela ne s'est pas concrétisé de manière durable.
L'arrivée de Mauricio Pochettino durant la trêve hivernale est de nature à changer le cours de choses. Le technicien argentin semble apprécier le profil de son compatriote. Face à Marseille (2-1) lors du Trophée de champions, puis contre Angers (0-1) en Ligue 1, Paredes était ainsi titulaire dans l'entrejeu parisien. Mais surtout aligné dans son rôle de prédilection devant la défense. Celui où Tuchel avait fait de Marquinhos son premier choix, avant de se tourner plutôt vers Danilo quand la présence du Brésilien en défense centrale était devenue indispensable.
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21/01/2021 À 13:07

Un style à la Thiago Motta

Les difficultés de Tuchel pour installer une véritable sentinelle n'ont fait que confirmer l'incapacité du PSG à trouver la solution idoine à ce poste depuis le départ à la retraite de Thiago Motta, à l'été 2018. Sur ses récentes prestations, Paredes a montré un potentiel certain à endosser ce costume sur le long terme avec un style assez proche de celui de l'ancien international italien. L'Argentin a déjà une tendance naturelle à venir se positionner au niveau des défenseurs centraux pour se muer en premier relanceur. Son aisance technique, sa palette élargie dans domaine de la passe et son excellente lecture du jeu font de lui une rampe de lancement efficace dans les phases offensives.

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Les similitudes vont plus loin. Comme Motta, Paredes n'est pas le joueur le plus mobile mais son sens de l'anticipation lui permet d'être souvent bien positionné pour couper les offensives adverses. Comme Motta, il a donne une dimension supplémentaire dans l'agressivité si précieuse pour un PSG parfois trop léger quand le combat devient plus physique. Comme Motta, il sait communiquer cette "grinta" pour qu'elle rejaillisse sur l'ensemble de ses coéquipiers. Quand Paredes est au coeur du jeu, le collectif parisien dégage à la fois un niveau technique supérieur et un caractère plus fort.

Des atomes crochus avec Verratti

L'Argentin a aussi affiché une complémentarité intéressante avec Marco Verratti face à Angers. Elle rappelle d'ailleurs la relation naturelle entre l'Italien et Thiago Motta, qui permettait au PSG d'installer un jeu de possession, notamment sous l'ère Laurent Blanc. Les statistiques vont dans ce sens. Contre le SCO, Verratti et Paredes ont été de loin les joueurs qui ont touché les plus de ballons (147 pour l'Italien, 142 pour l'Argentin). Ils se cherchent naturellement avec pas moins de 73 passes échangées sur la pelouse angevine.

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Les deux milieux ont été alignés dans un double pivot particulier. Avec Paredes dans une position plus défensive et centrale et Verratti davantage dans un rôle de relayeur excentré. Pochettino voit l'Italien dans un registre de "playmaker" et n'avait pas hésité à l'utiliser en soutien de l'attaquant lors de ses trois premiers matches à la tête du PSG, avant de confier ce poste à Neymar contre Angers. L'évolution du positionnement de Verratti convient à Paredes. "Avant, j'avais surtout Neymar devant, maintenant j'ai aussi Verratti qui joue un peu plus haut", s'est-il réjoui jeudi, en conférence de presse. Il dispose avec l'Italien d'une cible privilégiée et sécurisante pour œuvrer dans un confort maximal.

Un temps d'avance sur la concurrence ?

Paredes s'inscrit ainsi parfaitement dans le style de jeu prôné par Pochettino. Et la volonté de l'entraîneur parisien de faire jouer Verratti un cran plus haut lui ouvre la voie vers un statut de titulaire dans son rôle de prédilection en sentinelle. De là à dire qu'il est déjà le grand gagnant de l'arrivée du technicien argentin sur le banc du PSG, il y a encore un pas difficile à franchir après seulement quatre matches sous la direction de Pochettino. La concurrence reste forte dans un secteur où Rafinha, Ander Herrera, Idrissa Gueye, Danilo Pereira et Julian Draxler ont leur mot à dire.
Ce qui joue clairement en faveur de Paredes, c'est son profil. Gueye et Herrera sont plutôt des marathoniens du milieu, plus à l'aise dans un registre de relayeur. Rafinha a montré tout ce qu'il pouvait apporter au PSG dans le liant entre le milieu et l'attaque parisienne. Au sein du système de Pochettino, le Brésilien semble davantage destiné à évolué dans un rôle similaire à celui de Verratti ou en milieu offensif axial. Danilo est finalement le principal concurrent de l'Argentin en sentinelle. Plus défensif, il n'offre pas les mêmes perspectives dans l'utilisation du ballon. Paredes a un petit avantage. C'est désormais à lui de s'en servir pour s'installer durablement dans le onze parisien.

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