"On vise l'Europe !" Brendan Chardonnet, le capitaine du Stade Brestois, a de quoi sourire. La victoire face à Saint-Etienne a poursuivi la merveilleuse série bretonne en plus d'alimenter la bonne humeur et la joie de vivre qui transpirent du groupe depuis un bon mois. "Si on est surpris? Oui et non car cinq victoires d’affilée c’est énorme. Même si on perdait en début de saison, on n’était pas si loin à chaque fois. On a récupéré un groupe au complet avec un peu de réussite en plus". Pas surpris les Brestois, vraiment ? A en juger par quelques chiffres, ils sont depuis un mois la meilleure équipe d'Europe. Rien que ça.
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5 victoires de suite : Comme le Real Madrid

Monaco (2-0), Lorient (1-2), Lens (4-0), Bordeaux (1-2) et Saint-Etienne (1-0). Voilà pour la liste des victimes de celui que l'on peut appeler le nouveau Stade Brestois. Le groupe de Michel der Zakarian, sur lequel nous reviendrons, a marqué l'histoire du club, effaçant un vieux record, celui des succès consécutifs. En février-mars 1986 et avril-août 1982, Brest s'était arrêté à 4.
Le plus incroyable dans cette histoire c'est qu'avant la 12e journée, quand la série a débuté, les coéquipiers de Romain Faivre n'avaient pas glané le moindre succès. Dans ce qu'on appelle les cinq grands championnats, seul le Real Madrid de Karim Benzema a remporté ses cinq derniers matches. Un nul s'est en effet glissé dans le bilan du PSG, de l'Inter Milan et de l'Atalanta Bergame alors que le Bayern Munich, Dortmund, Manchester City et… Bologne ont perdu au moins une fois.

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Enfin, et cela montre que la bonne série brestoise ne se limite pas à ces cinq victoires, le club reste sur 7 matches sans défaite en Ligue 1, comme l'Olympique de Marseille, qu'il défie ce samedi, et le Paris Saint-Germain.

Brest et la possession : un drôle de paradoxe

Malgré sa 17e place la saison dernière, Brest avait été salué pour la qualité de son jeu. Onzième attaque du championnat, l'équipe d'Olivier Dall'Oglio ressemblait à son coach et cherchait souvent à avoir la possession. Bilan, avec 49,3%, Brest figurait dans la première partie de tableau (10e). Et les habitudes sont parfois difficiles à perdre.
Aussi Michel der Zakarian, a eu toutes les peines du monde à insuffler son style à son équipe. Moins portée sur la possession, l'ancien coach de Montpellier et Nantes voyait ses hommes défaits quand ils avaient plus eu le ballon que leurs adversaires (Strasbourg, Nantes et Metz). Depuis la 10e journée, ceci ne s'est renouvelé qu'à deux reprises (nul contre Reims, succès contre Lorient).

Jeremy Le Douaron (Brest) bourreau de Bordeaux

Crédit: Getty Images

Plus parlant encore, sur sa série de victoires, Brest a, par quatre fois, raflé les trois points en ayant moins de 40% de possession ! Ce fut vrai contre Monaco (34%), Lens (37% et 4-0 à l'arrivée), Bordeaux (35%) et Saint-Etienne (36%).

Bizot, dernier rempart transformé

Ceci n'avait échappé à personne au soir de la onzième journée : Brest avait encaissé au moins un but lors de chacune de ses sorties (20 buts encaissés). Depuis, tout va mieux et ce n'est pas seulement parce que les quatre de derrière font un meilleur travail. Ainsi, Brest a vu son nombre de but encaissé par match chuter de 1,8 à 0,4 alors que pendant ce temps, celui des expected goals ne passait que de 1,5 à 1,2. Maladresse adverse ? Peut-être mais il y a sans doute une autre explication.

7 Ballons d'Or ou 801 buts : Qu'est-ce qui pèse le plus lourd ?

Si certains gardiens de clubs mal classés brillent, ce n'était pas le cas de Marco Bizot, le portier néerlandais du Stade Brestois, sur les 11 premiers matches (64% d'arrêt). Il s'est en revanche sacrément réveillé, faisant grimper son taux de parades à 82,3% sur la série de victoires. Les seuls Jonas Omlin (82,3%) et surtout Alexander Nübel (85%) font mieux. Mais Pau Lopez (81%), Walter Benitez (80%) sont derrière, tout comme Keylor Navas (81,2%) et Gianluigi Donnarumma (66,6%).

Mounié, Faivre, Le Douaron mieux que Messi, Mbappé et Neymar

Une série de succès passe évidemment par une attaque performante et avec 2,2 buts par match, celle de Brest l'a été sur les cinq derniers matches. Le trio Steve Mounié (3 buts), Romain Faivre (3 buts) et Jérémy Le Douaron (3 buts) fait tellement parler la poudre qu'aucun trio offensif ne fait aussi bien en Ligue 1 sur les cinq dernières journées.
  • Mounié, Faivre, Le Douaron : 9 buts
  • Aouar, Toko-Ekambi, Paqueta : 6 buts
  • Neymar, Messi, Mbappé : 5 buts
  • Yilmaz, David, Renato Sanches : 5 buts
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