Les tops

  • Ben Yedder, le "Federer" de l'ASM
L’occasion était si belle… et Monaco a failli la manquer. Pendant que l’OM s’inclinait 2-0 à Rennes, les Monégasques étaient également menés de deux buts à Louis-II, samedi lors de la 37e journée. Mais leur capitaine, Wissam Ben Yedder, a rectifié le tir face à Brest. Il a signé un triplé, entre la 44e et la 54e minute, dont une réalisation sur penalty. Dynamique inversée et victoire 4-2 pour les hommes du Rocher, nouveaux dauphins du PSG.
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En prime, l’international français reste dans la course pour terminer meilleur buteur de Ligue 1, avec seulement une unité de retard sur Kylian Mbappé (24 buts, contre 25). Cela valait bien un tweet (à peine) excessif de l’AS Monaco, qui voit en lui… le "GOAT".
  • L'imperméable Mbappé
Ces derniers jours, il était plus question de "droit à l’image" que de football, concernant Kylian Mbappé. Globalement, cela fait des semaines, voire des années, que l’on parle autant de rumeurs que de sport, à l’évocation de son nom. Mais parfois - souvent, heureusement -, le ballon rond reprend ses droits, et samedi, Mbappé n’a pas joué comme un homme préoccupé, lors du succès parisien à Montpellier (0-4). Il a délivré deux passes décisives pour Lionel Messi, dont une qui doit autant à la feinte de corps d’Angel Di Maria qu’à la qualité du ballon délivré par l’international français, certes.
La deuxième, en revanche, est un délicieux extérieur du pied qui illustre à quel point Mbappé a élargi son registre cette saison. Puis il a marqué, aussi, sur penalty. Malgré la pression de Ben Yedder, sur ses talons rayon buts, il reste le meilleur buteur et le meilleur passeur de la Ligue 1, édition 2021-2022. Dimanche, il sera de nouveau question d’à-côté, avec une cérémonie des trophées UNFP qu’il avait marquée d’une déclaration tapageuse, il y a trois ans, et durant laquelle chacun de ses mots sera scruté. Mais à La Mosson, samedi, il n’était question que de foot.
  • Messi, un doublé et une prise de date
L'Argentin n'a pas réussi sa première saison au PSG, c'est factuel, que ce soit dans le jeu ou les chiffres. Auteur d'un doublé lors du carton parisien à La Mosson contre Montpellier, la Pulga a peut-être pris date pour une deuxième saison plus fluide, où il sera enfin à l'aise dans ses crampons. Il a encore pour lui d'avoir changé d'environnement après une carrière intégralement passée au FC Barcelone, un club spécifique dans sa façon de jouer. Après vingt-et-un ans de vie catalane, le génie de Rosario, 6 buts en Ligue 1 cette saison seulement, a le droit à une seconde chance l'année prochaine. Sa fin de saison laisse un gros motif d'espoir.

Lionel Messi

Crédit: Getty Images

  • Lens, le plaisir jusqu'au bout
Personne n'en voudra au RC Lens de ne pas jouer l'Europe la saison prochaine. Encore en lice pour décrocher une place en Ligue Europa Conference lors de la dernière journée, le club artésien, 7e avec 61 points et seulement à deux points de Strasbourg, s'est offert le droit de rêver à un retour en Europe, ce qui constituerait une première depuis 2007/2008, saison en enfer et de descente en Ligue 2 à l'époque.
Solidement revenu dans l'élite, par la voie du jeu, le RCL a fait le pari du ballon et cela suffit au bonheur de ses supporters et même de tous ceux qui aiment la Ligue 1, séduits par les principes des Sang-et-Or. Alors, finalement, Europe ou pas, la saison des Lensois est bonne. La barre des 60 points a été franchie, l'équipe a séduit et a su repartir après un hiver plus compliqué. Comme l'a dit Franck Haise, la réception de Monaco sera "un super dernier match à jouer".
  • Troyes, Clermont, Lorient : mission accomplie
Cela n'a pas été facile, mais Troyes, Clermont et Lorient évolueront bien en Ligue 1 la saison prochaine. Très perfectibles, mais plutôt fortes en terme d'identité, notamment balle au pied pour l'offensif Clermont, ces équipes ont mérité leur maintien malgré les scories ou les manques. Pour Troyes, incapable de se maintenir lors de ses dernières montées, l'heure était à la satisfaction malgré la défaite au stade de l'Aube face à Lens (1-3).
"Le maintien est validé, ce n'est jamais évident. Quelle fierté pour le club, le City Group (qui a racheté le club en 2020, ndlr), le staff, les joueurs... On a vécu des moments difficiles mais on est allé chercher ce maintien, qui est historique. Malgré la défaite, il y a donc une énorme satisfaction", a souligné Bruno Irles, embauché pour maintenir l'équipe à la mi-saison.

Les flops

  • Nice, fin de saison en queue de poisson
Le succès renversant face à Saint-Etienne n'y a finalement rien changé. Battu par Lille (1-3) devant son public, l'OGC Nice a perdu gros dans la course à l'Europe, lui qui était 4e avant d'attaquer la 37e journée. Devant grâce au but de Justin Kluivert, le Gym a ensuite disparu des écrans radar après le retour des vestiaires. Une extinction totale aux airs de défaillance mentale majeure.
Une semaine après avoir perdu en finale de la Coupe de France face à Nantes, les Aiglons ont à nouveau montré leur visage amorphe. Du côté de Christophe Galtier, il y a eu ce même sentiment d'impuissance après le match. Le technicien a été incapable d'expliquer la copie rendue en seconde période. "C'est une très grande déception. Nous n'avons plus notre destin en main, on pouvait espérer une qualification en Coupe d'Europe".
  • Saint-Etienne encore battu, Dupraz abattu, les supporters en colère
Où est passé le héros qui avait sauvé Toulouse ? Après un bon départ pour sa mission sauvetage avec l'AS Saint-Etienne, Pascal Dupraz est en train de baisser pavillon. Marqué par la défaite de ses hommes contre Reims (1-2) à Geoffroy-Guichard, le technicien est apparu sans solutions devant la presse, voire abattu.
Il suffisait d'entendre sa voix, avec un débit lent et lassé, pour finir de se convaincre que même le Savoyard avait lâché dans sa tête. "C'est la défaite de trop, mais il y a encore de l'espoir, trois points en jeu et de l'espoir pour affronter Nantes... c'est ça la mission. Et puis ensuite, on regardera avec fébrilité ce qui se passera sur d'autres terrains." On a vu et entendu plus fort comme discours de sa part.
Après la rencontre, jouée à huis clos, des supporters ont envoyé des fumigènes sur les installations du club... symbole d'une colère qui n'en finit plus. Un vrai bourbier.
  • PQ et soirée encore pourrie à Bordeaux
La soirée bordelaise a été riches en enseignements. Tout d'abord du côté des tribunes : les Ultramarines, le principal groupe ultras bordelais, a reçu son équipe de manière plutôt hostile, avant de continuer sa mission dans les travées du Matmut-Atlantique. A coups de banderoles, les supporters ont fait le tour du propriétaire : le groupe a pris, Benoît Costil a pris (le portier a porté plainte contre le groupe pour diffamation) et... surprise, même Gérard Lopez a pris.
Pendant le match, un lancer de papier toilette a même interrompu le match. Accroché par Lorient (0-0) et presque relégué, le FCGB n'a plus que ses yeux pour pleurer après une nouvelle soirée proche du néant. David Guion, complètement sonné, a reconnu que le funeste sort qui attendait le club lors de la dernière journée avait du sens. "C'est une triste soirée (...) la saison a été tellement mauvaise qu'on mérite ce qui nous arrive."
De son côté, Gérard Lopez, désormais lâché par les ultras, a pris la parole dans la nuit dans un communiqué. "Je vais prendre la nuit pour digérer tout ça. Nous allons vraisemblablement en Ligue 2. Je mesure et je comprends la colère des supporters. Nous aurons une grande responsabilité pour y répondre, faire le bilan et trouver les solutions pour remonter au plus vite. Je m'exprimerai à froid après la saison. Je continuerai à mettre, comme je l'ai toujours fait, toute mon énergie à sauver le club".

Le jet de papier toilette à Bordeaux face à Lorient

Crédit: Imago

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