Le jeu : Pas le sommet attendu

On attendait des étincelles, on espérait un feu d'artifice, on n'a même pas eu droit à quelques mèches. La feuille de match nous avait pourtant promis autre chose : Jorge Sampaoli ne s'était pas renié, assumant l'asymétrie et optant pour son onze habituel, et Mauricio Pochettino avait souhaité montrer les muscles, alignant ses "quatre fantastiques" Messi, Neymar, Di Maria et Mbappé.
Ligue 1
Payet, le match d'après
IL Y A 3 HEURES
Finalement, les forces des deux camps - les individualités parisiennes d'un côté et le collectif marseillais de l'autre - n'ont débouché sur rien d'autre que sur un ensemble peu spectaculaire. Très peu de rythme, deux équipes très vites coupées en deux et de trop rares prises de risque... Bref, tout cela ne pouvait déboucher sur rien d'autre qu'un score vierge.

Les joueurs : Deux patrons en défense, un meneur de jeu sans influence

Constat logique au vu du résultat : les deux meilleurs joueurs du match ont été les deux patrons défensifs : William Saliba pour l'OM, Marquinhos pour Paris. Offensivement, en revanche, Dimitri Payet a été un peu plus inspiré que Neymar...

Neymar, toujours plus inquiétant : "C'est à se demander s'il doit rester titulaire"

Le facteur X : La VAR

Un but annulé de chaque côté pour des hors jeux de quelques centimètres signalés dans l'oreillette, un Parisien exclu à la suite d'une faute qui n'avait, dans un premier temps, pas été sifflée par Benoît Bastien... Le VAR aura été le grand acteur de la soirée.

La stat' : 1

Un seul titre cadré pour l'OM ce dimanche soir. C'est évidemment son total le plus faible depuis le début de la saison.

La photo : L'action défensive du match

Durant quelques secondes, l'OM a évolué à 12 contre 10 puisqu'un supporter marseillais a fait irruption sur la pelouse pour défendre devant... Messi. Avant d'être évacué par la sécurité.

Un supporter l'OM évacué de la pelouse du Vélodrome après son arrivée sur la pelouse pendant OM-PSG

Crédit: Getty Images

La décla : Dimitri Payet (sur Prime Video)

On aurait peut-être dû aller un peu plus de l'avant [après l'exclusion d'Hakimi, NDLR] mais on a toujours le souvenir en tête qu'avec les trois ou quatre Parisiens de devant, il faut toujours avoir un minimum d'assise défensive parce qu'il suffit d'une fois. Donc je pense qu'on avait un peu le cul entre deux chaises et qu'on s'est trop vite contentés du point du nul.

La question : Le PSG et l'OM peuvent-ils vraiment s'en satisfaire ?

A écouter les réactions à chaud des uns et des autres, on a compris que tout le monde était content. Le PSG était venu pour gagner mais il a pris un point dans une atmosphère particulière et en évoluant en infériorité numérique durant plus d'une demi-heure. L'OM a regardé son meilleur ennemi dans le blanc des yeux et a bouclé une semaine relevée sans perdre.
Pour autant, aucune des deux équipes n'a dissipé ses propres doutes. A la recherche de cohérence et d'automatismes en attaque et sur le plan de la construction, le vice-champion de France en titre a vu, concrètement, ce dont il se doutait déjà : ses individualités ne pourront pas toujours le tirer d'affaire, surtout lorsqu'aucune d'elles n'évolue à son meilleur niveau.
L'équipe phocéenne, elle, a encore démontré qu'elle avait besoin, pour être capable de faire basculer un match, d'une domination totale et d'une fraîcheur physique optimale. Ce qui pourrait être de moins en moins le cas au vu du calendrier qui attend les Marseillais. Les hommes de Jorge Sampaoli ont bouclé quatre de leurs sept derniers matches sur un score nul et vierge. Des résultats qui ne collent plus tout à fait à la philosophie de leur entraîneur argentin.
Ligue 1
Au PSG, les "Titis" restent en couveuse
IL Y A 3 HEURES
Ligue 1
Pochettino : "Les rumeurs ? C'est le signe qu'on fait du bon travail"
IL Y A 12 HEURES