Les supporters niçois s'étaient retrouvés au cœur de l'attention en tout début de saison, après l'envahissement de terrain ayant eu lieu lors de la réception de Marseille. Ils sont de nouveau au cœur des discussions à deux journées du terme de l'exercice. Et une fois encore, ce n'est pas franchement pour de bonnes raisons. Mercredi soir, à la 9e minute du match face à Saint-Étienne (4-2), des ultras de la Populaire Sud Nice ont repris un chant déplacé, voire carrément choquant visant à se moquer de la mort d'Emiliano Sala. L'attaquant argentin était décédé dans un accident d'avion survenu en janvier 2019, alors qu'il quittait Nantes pour rejoindre Cardiff, son nouveau club.
Le second degré est partie intégrante de la culture ultra
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Ce drame avait bouleversé le foot français. En particulier les supporters nantais, qui ont depuis pris l'habitude de chanter en hommage à leur ancien attaquant, qu'ils n'oublient. C'est précisément ce chant que les ultras azuréens ont repris et déformé mercredi soir, ce qui n'est pas passé inaperçu. Peu après le coup de sifflet final, le Gym, via un communiqué sans équivoque, puis Christophe Galtier, en conférence de presse, ont condamné les actes de cette frange de leur public. Ce jeudi à la mi-journée, c'était au tour de la Populaire Sud Nice de s'exprimer. Et ses explications ont de quoi en laisser plus d'un songeur.
Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le groupe azuréen commence par rappeler son soutien inconditionnel envers les Aiglons, avant de déplorer "qu'après une erreur, puisse-t-elle paraître énorme ou non selon les pensées de chacun, tout est remis en question." Et d'ajouter : "Si nous comprenons évidemment l'moi que peuvent susciter les paroles de ce chant, le second degré est partie intégrante de la culture ultra, mais aussi de notre nissardité (...) symbole de notre autodérision et de l'esprit désinvolte (parfois trop certainement) qui est le nôtre."

Saidou Sow (Saint-Etienne) en duel avec Billal Brahimi (Nice)

Crédit: Getty Images

Galtier pris pour cible

Le second degré, voilà donc comment la PSN - dont l'ancêtre, la Brigade Sud Nice, avait été dissoute en 2010 - justifie le caractère très douteux de son chant. S'ils présentent leurs condoléances à la famille d'Emiliano Sala, les ultras profitent aussi de ce texte pour envoyer une pique à leur entraîneur, Christophe Galtier, particulièrement sévère à leur égard. "M. Galtier parle de la tribune comme du reflet d'une société de merde, ce serait bien qu'il regarde autour de lui avant de parler de notre tribune." Ambiance.

Christophe Galtier, l'entraîneur de Nice lors de la finale de la Coupe de France.

Crédit: Getty Images

En attendant que la commission de discipline de la LFP, qui s'est saisie du dossier, prononce d'éventuelles sanctions, le groupe de supporters mis en cause évite soigneusement de faire amende honorable, ni même d'émettre la moindre excuse. "On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui... Que les indignés et autres donneurs de leçons s'insurgent pour de vrais sujets", était-il également écrit dans le communiqué.
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