Avant Strasbourg - Lyon - Malo Gusto, gestion douteuse et prêt sans intérêt

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Après plus de deux mois et demi d'absence, Malo Gusto a retrouvé la compétition le week-end dernier au cours d'une soirée très pénible face à l'OM. Sa rentrée ratée témoigne de son inconfort du moment. Prêté par Chelsea depuis cet hiver, le latéral est dans un entre-deux inconfortable. Comme d'autres joueurs prêtés avant lui à leur club formateur…

Gusto, tout le monde perdant ? "J'ai encore plus de peine pour le joueur"

Video credit: Eurosport

C'est une fin d'aventure qui vire au vinaigre. Malo Gusto, fleuron de la formation lyonnaise, s'est engagé avec Chelsea en janvier avant d'être prêté à son club formateur jusqu'en juin. Sauf que rien ne passe comme prévu. De cette blessure qui n'en finissait plus, de cet exil interminable à Londres pour se faire soigner jusqu'à cet improbable but contre son camp pour un retour très pénible à la compétition. C'est peu dire que le cas Gusto a mal été géré et la situation a fini par irriter tout le monde. A commencer par Laurent Blanc : "Malo, c'est un sujet à lui tout seul", tonnait, la semaine dernière, le coach de l'OL dans une phrase pleine de sous-entendus.
Blessé à la cuisse gauche depuis le mois de février, le latéral droit s'est fait soigner à Londres devant l'insistance de Chelsea qui venait de l'acheter 35 millions d'euros (bonus compris). Gusto s'en est défendu en conférence de presse mercredi : "Pour résumer, j'ai fait 50% de ma rééducation là-bas et 50% à Lyon. J'avais des choses à respecter à Chelsea, on a trouvé un accord et il fallait que je récupère bien pour reprendre." "Ça a duré trop longtemps à mon goût", jugeait Laurent Blanc. Et son défenseur de lui répondre indirectement : "En fait, ma blessure était plus grave que prévu, a répondu son défenseur mercredi. Ça a pris plus de temps."
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Malo Gusto

Crédit: Imago

Gusto comme Saliba

Le fond du problème est plus large que le simple sujet Malo Gusto et concerne les joueurs prêtés par des formations puissantes à leurs clubs formateurs. Celles-ci estiment, à tort ou à raison, avoir un droit de regard sur tout ce qui concerne la santé de leur recrue et quand deux intérêts se percutent, il est facile de deviner à qui profite l'imbroglio : aux intérêts du club le plus puissant car le joueur, pris dans un étau, peut difficilement aller à l'encontre de sa future équipe et de son employeur.
Lyon vit avec Malo Gusto la même douloureuse expérience que celle de son voisin stéphanois. En 2019/2020, Saliba appartient à Arsenal mais est prêté chez les Verts. Une blessure à l'aine et une fracture du métatarse, soigné à Londres, l'éloignent longtemps des terrains. Le défenseur central revient fort mais le Covid stoppe la saison. Il doit alors disputer un dernier match en juillet pour finir en beauté son expérience avec les Verts : la finale de la Coupe de France. Pour cela, il faut étendre le prêt d'un mois, circonstances exceptionnelles obligent. Arsenal refuse à cause d'un double désaccord médical… et financier. Le club anglais parle d'un problème de protocole médical.
Mais la vérité est plus crue : Saliba a joué 16 matches. Or un bonus de 2,5 millions d'euros sera débloqué s'il joue une 17e rencontre selon les termes du contrat signé un an plus tôt. Saliba ne jouera pas la finale. Son remplaçant, Loïc Perrin, n'est pas physiquement prêt à jouer la rencontre mais n'a pas le choix. Il sera expulsé, les Verts perdront le trophée mais Arsenal récupère un joueur frais et disponible.
Après plus de deux mois et demi d'absence, Gusto a rejoué, lui, avec l'OL dimanche dernier. Mais il n'était sans doute pas dans les dispositions idéales pour un match d'une telle intensité face à l'OM. Sa rentrée, entre occasion gâchée et but gag concédé, s'est transformée en fiasco. "Beaucoup de choses fausses ont été dites, a-t-il rappelé mercredi. La durée de ma blessure m'a touché mentalement. Quand tu es un enfant du club, que tu as toujours envie de tout donner pour l'OL et qu'on dit que tu retardes ton retour pour préserver Chelsea… Ce n'était pas du tout le cas." Sa situation confuse a sans doute grignoté sa confiance. Et l'OL n'aura pas tellement profité de ses six derniers mois…
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Malo Gusto lors du match opposant Lyon à Nice, le 11 novembre 2022 en Ligue 1

Crédit: Getty Images

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