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Ligue 1 – Après Lens – Rennes (2-1) : Seko Fofana, un dernier chef-d’œuvre avant les adieux ?
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Publié 28/08/2022 à 00:32 GMT+2
LIGUE 1 – Le héros lensois a encore frappé. Seko Fofana s’est chargé d’ouvrir le score peu après l’heure de jeu d’un enchaînement délicieux, entre passements de jambes et frappe enroulée. Malgré les suppliques du stade Bollaert, le milieu ivoirien ne sait toujours pas de quoi son avenir sera fait, à cinq jours de la clôture du mercato. S’agissait-il de son dernier but avec les Sang et Or ?
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Une heure de balbutiements, et la lumière est apparue, comme souvent, des pieds de Seko Fofana. Le capitaine des Sang et Or a débloqué une partie jusque-là disputée mais stérile d’un enchaînement sublime passements de jambes, crochet, frappe enroulée du droit. Jusqu’ici vaillant, Dogan Alemdar ne pouvait que suivre du regard le cuir étourdi par le coup de patte du magicien ivoirien (66e). Un bijou, un de plus, qui a lancé la rencontre, et surtout des Artésiens vers une victoire de prestige face à Rennes samedi à Bollaert (2-1).
Devant son banc, Franck Haise jonglait entre deux sentiments. L’extase devant un nouvel exploit de son capitaine, et l’angoisse de voir de nouveaux projecteurs planter leur face aveuglante sur l’infatigable milieu lensois. Comme un seul homme, le public de Bollaert et les coéquipiers de l’Ivoirien ont chanté à l’unisson "Seko, reste là" après la rencontre. Comme pour évaporer le mauvais sort, et achever de convaincre le prodigueur de rêves.
Une affaire loin d’être gagnée selon l’entraîneur du Racing Club de Lens. "Tout le monde a envie de garder Seko, rappelait Haise au micro de Canal + à la fin de la rencontre. Nos supporters, nos dirigeants, et je ne parle même pas de moi ou des joueurs et du staff. Mais ce n’est pas parce qu’on a tous envie que les choses se font toujours, parce que le mercato est encore ouvert. Quand il sera terminé et que Seko sera toujours là, on pourra en parler. Mais il est encore ouvert."
Insubmersible et jamais avare d’efforts, Fofana galopait encore à dix minutes du terme de la rencontre, lorsqu’il fallait appuyer un contre éclair, alors qu’il était justement à l’origine de l’action avec une récupération dans sa propre surface (81e). Une omniprésence qui renforce le sentiment d’une équipe nordiste certes séduisante collectivement, mais terriblement dépendante de son écrin ivoirien, à l’origine de tous les coups d’accélération des Sang et Or.
Invité à s’exprimer après le coup de sifflet final, et après de longues minutes passées à communier avec l’enceinte surchauffée de Bollaert, Seko Fofana s’est d’abord montré concerné sur la saison lensoise : "C’était un match très important, confiait-il. On avait à cœur de le gagner. On a mis tout ce qu’il fallait et on a su les déstabiliser et faire la différence. On est très heureux de le faire devant nos supporters qui ont été là comme d’habitude. Et puis il va falloir penser à mercredi (contre Lorient, NDLR) parce qu’il y a un autre match important qui arrive et il faudra essayer de faire la différence encore."
Sur son but d’un autre monde, Fofana a plaidé le besoin de surprendre des adversaires rôdés à son jeu. "C’est quelque chose de très difficile parce que je sais que quand j’ai la balle sur le côté, ils essaient de ne pas trop me laisser d’espace, expliquait-il au micro de Canal +. C’est une manière de déstabiliser, tout le monde me connaît maintenant. Il faut essayer de mettre de la variété aussi mais ce soir on voit qu’il n’y a pas que le passement de jambes, il y a aussi des feintes. Je suis content, tout le monde est content et c’est ça le plus important."
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Reste que la synergie totale observée entre le Lensois et l’ensemble des sympathisants Sang et Or ne suffit pas à sceller un avenir encore en suspens. Et ce malgré un début de saison canon (première fois depuis 18 ans que le club occupe la tête de la Ligue 1). "Ça veut dire qu’on est très ambitieux, lâchait-il. Moi je suis ambitieux comme je l’ai toujours dit. Je suis venu ici pour faire le maximum. Maintenant ça fait deux ans qu’on montre un beau visage. Cette saison, j’espère qu’on va pouvoir gagner tous les matches possibles. Et surtout ne pas perdre des matches bêtement comme par le passé. Tout le monde sait de quoi nous sommes capables. On ne va rien lâcher jusqu’au bout."
La première personne du pluriel est jointe à l’envi, mais justement, le cerveau ne suit pas forcément le cœur, ou l’inverse. A 27 ans, le natif de Paris est peut-être à un croisement de sa carrière, lui qui a été un temps pisté par le PSG cet été. "Tout ce que je sais, c’est que je suis quelqu’un de très ambitieux qui ne se fixe pas de limites, appuyait-il. Maintenant je sais ce que le club peut m’apporter. Le club sait aussi ce que je peux lui apporter. Il reste encore cinq jours pour réfléchir et voir quelle décision je vais prendre. Ce soir c’est beaucoup d'émotions. Je ne sais pas de quoi est fait demain, on verra. Tout est possible sur les cinq derniers jours. Il y a des sollicitations. Il y a aussi des possibilités. J’ai besoin de réfléchir avec mon entourage, prendre la meilleure décision pour moi. De toute façon, le club sait ce que j’attends. Aujourd’hui j’essaye vraiment de profiter." Et de faire vibrer les fidèles de la Ligue des Talents. "J’espère que vous avez pris du plaisir ce soir." Assurément, pour ce qui était peut-être son chant du cygne.
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