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Mercato - Dejan Lovren évitera-t-il la malédiction des recrues de l'OL ?
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Publié 02/01/2023 à 16:48 GMT+1
MERCATO – Ce lundi, l'OL a officialisé le retour de Dejan Lovren jusqu'en juin 2025. Le Croate, révélé à l'Europe de 2010 à 2013 avec les Gones, apportera une plus-value sportive immédiate à un club qui manque cruellement de repères défensifs et de caractère. Mais les récents investissements lyonnais ont souvent mal tourné ces dernières années. Le Croate fera-t-il exception ?
Dejan Lovren avec la Croatie lors de la Coupe du monde 2022
Crédit: Getty Images
Ce devrait être un coup de maître. Attirer l'un des meilleurs défenseurs centraux du dernier Mondial, un international capé au CV riche de titres et de matches de très haut niveau, connu pour son leadership et sa haine de la défaite, c'est une opération improbable pour un banal huitième de Ligue 1 à la perspective sportive déprimante. Mais l'OL a beau être quelconque sur le terrain, il est parvenu à s'offrir Dejan Lovren, officialisant le retour ce lundi de l'international croate de 33 ans jusqu'en juin 2023.
Le refrain semble pourtant connu et le dernier à avoir eu le droit à pareille présentation, au même poste, du côté de l'OL s'appelait Jérôme Boateng, arrivé à l'été 2021. Celui-là même qui début 2023 est relégué au fin fond de la hiérarchie défensive, celui qui s'apparente à un boulet dont le club aimerait se débarrasser mais qui restera jusqu'à juin prochain.
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Jérôme Boateng (OL)
Crédit: Imago
Un secteur déficient
Le parallèle dépasse même le cadre du terrain : Lyon avait été surpris du procès judiciaire concernant l'Allemand, condamné depuis pour violences conjugales. On espère que le club rhodanien ne sera pas surpris de la polémique entourant son nouveau défenseur, filmé en train de célébrer le podium croate en reprenant un chant nationaliste écrit par un chanteur fasciste.
Reste que cette arrivée soudaine répond à une urgence absolue pour Laurent Blanc : trouver un patron défensif. Une situation à laquelle avaient déjà été confrontés Peter Bosz, Rudi Garcia, Sylvinho voire Bruno Génésio. Ni Marcelo, ni Jason Denayer, ni Jérôme Boateng, ni Joachim Andersen n'ont su incarner cet homme de base et le fait que Castello Lukeba soit le défenseur central le plus rassurant des cinq dernières années à Lyon prouve que le recrutement aura été largement déficient dans ce secteur de jeu.
Cette arrivée symbolise aussi autre chose. C'est au moment où l'OL est censé changer de cap et de dimension qu'il finit par se replier sur lui-même : le retour de Lovren n'est que le dernier d'une longue liste, avec ceux de Lacazette et Tolisso évidemment mais aussi ceux, moins médiatiques, de Rémi Riou ou de Ludovic Giuly dans l'encadrement. Une manière de se rassurer mais pas forcément de progresser.
Du neuf avec du vieux
Une manière, aussi, de montrer que les idées ont déserté le camp lyonnais : faire revenir deux anciennes gloires maison (Lacazette et Tolisso), un défenseur en fin de carrière avec un contrat expirant en 2023 (Lovren), un ailier virevoltant bloqué en Ukraine (Tête) et un espoir de L2 (Lepenant) dont la réputation avait largement dépassé le cadre de son championnat ne résultent pas directement d'un scouting abouti ou d'une cellule de recrutement adaptée aux besoins de l'époque, même si celle-ci a été remplumée, au moins numériquement, depuis la prise de pouvoir de Bruno Cheyrou.
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Bruno Cheyrou (Lyon) / Ligue 1
Crédit: Getty Images
Là où le recrutement avait été une force de l'OL lors de ses années de domination, il est devenu une source d'interrogations majeures. Depuis le grand chamboulement de l'été 2019 avec l'intronisation de Juninho comme directeur sportif, les réussites se comptent sur les doigts de la main. Tout l'inverse des échecs. Andersen, Thiago Mendes, Reine-Adelaïde, Kadewere, Koné, Jean Lucas, Camillo, Slimani, Faivre, Shaqiri, Ndombélé ou Da Silva ont tous failli à leur mission à leur échelle alors que d'autres cas sont encore en suspens, comme celui de Karl Toko Ekambi.
Cruel s'il en est, les deux seuls dossiers ayant apporté sportivement et économiquement à l'OL sur la période ont été gérés par le Brésilien, parti avec fracas depuis : Lucas Paqueta et Bruno Guimaraes. A 33 ans, Dejan Lovren ne devrait pas permettre une immense plus-value sur le marché des transferts au club lyonnais. Mais s'il pouvait permettre un redressement sportif plutôt que celui des comptes, il aurait déjà tout de la bonne pioche.
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