Première défaite de la saison pour l'OM - Marseille piégé par Ajaccio (1-2) !

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LIGUE 1 - Lanterne rouge de L1 avant ce match, l'AC Ajaccio a surpris l'OM au Vélodrome (1-2) ce samedi lors de la 10e journée. Marseille avait pourtant ouvert le score grâce au 100e but de Payet en Ligue 1 (penalty, 15e). Mais les Corses ont bien joué le coup grâce à Moussiti-Oko (25e) et un but contre son camp de Balerdi (47e). Marseille s'incline pour la première fois de la saison en L1.

Alexis Sanchez et Dimitri Payet lors d'OM - Ajaccio

Crédit: Getty Images

Dans une ambiance pourtant survoltée au Vélodrome, l’Olympique de Marseille n’a pas réussi à surfer pleinement sur la vague de ses deux victoires précédentes à Angers (3-0) et le Sporting Portugal (4-1). Entre l’obligation de faire tourner à quatre jours de son déplacement capital à Lisbonne et la possibilité de prendre la tête au classement avant le match du PSG, ce soir, l’OM s'est sabordé et a flanché pour la première fois cette saison en Ligue 1.
Face à Ajaccio, la lanterne rouge, les partenaires d’Alexis Sanchez ont joué sur courant alternatif malgré un début de rencontre animée. L’ouverture du score est venue d’un penalty plein de symboles pour le capitaine du soir, Dimitri Payet (15e), mais sans véritablement servir de déclic pour les Marseillais. Sur une transition rapide, Ajaccio et son avant-centre Bevic Moussiti-Oko (25e) ont piégé la défense olympienne avant de doubler la mise sur un but contre son camp de Leonardo Balerdi (47e, csc) pour ramener trois points précieux dans la course au maintien.
Sur le papier, l’AC Ajaccio avait tout de la victime expiatoire avec la pire attaque de l’élite (5 buts en neuf journées) et seulement quatre points au compteur. En pleine dynamique, les joueurs d’Igor Tudor voulaient avant tout se servir de cette rencontre pour monter en puissance avant le Clasico face au Paris Saint-Germain, dimanche prochain. Mais les quelques changements apportées dans le classique 3-4-3 avec les absences de Jonathan Clauss et Mattéo Guendouzi ont modifié l’équilibre fragile des Marseillais.

Un OM fébrile défensivement

Dans un début de match à sens unique, Dimitri Payet a eu le temps de faire parler sa vista pour trouver des décalages et permettre à Alexis Sanchez d’arracher sur son contrôle un penalty sur une main d’Avinel dans la surface. L’occasion en or d’inscrire son premier but de la saison pour l’international français (15e) et de s’offrir un record. Avec plus de 100 passes décisives et tout juste 100 buts marqués, le Réunionnais devient ainsi le premier joueur en activité à détenir de telles statistiques en Ligue 1 et soigne encore plus sa légende marseillaise. Un simple éclair de classe et de génie dans le ciel bleu marseillais, également synonyme de révolte pour les Ajacciens.
Sans se précipiter ni s’affoler, les joueurs d’Olivier Pantaloni ont alors fait le dos rond et patienté avant de voir Bevic Moussiti-Oko créer un premier exploit. Celui de se frayer un chemin avant de déclencher une frappe lourde dans la cage de Ruben Blanco (25e). Le début des frayeurs dans le camp olympien où des erreurs de concentration, comme la mauvaise relance de Gigot vers Cyrille Bayala (44e) aux abords de la surface, auraient déjà dû créer un électrochoc avant la sanction réelle et implacable.
Moins précise, vive et incisive dans les duels, l’arrière-garde marseillaise, pourtant la plus solide du championnat avec celle du PSG, s’est alors fait cueillir à froid sur un centre de Youssouf Koné détourné du pied dans son propre but par l’Argentin Leonardo Balerdi (47e). Un scénario surprise mais qui aurait pu se répéter également dans l’autre sens avec Oumar Gonzalez (55e) sur un centre fuyant d’Issa Kaboré.
Obligés de se reprendre, les Olympiens ont tenté le tout pour le tout en reconfigurant entièrement leur attaque avec les entrées successives de Luis Suarez, Amine Harit, Cengiz Under ou encore Bamba Dieng par la suite. Mais seulement une tête décroisée du Sénégalais (83e) et une tentative quelques minutes plus tôt de Samuel Gigot, à la retombée d’un centre de Nuno Tavares avec une aile de pigeon aux six mètres (75e), ont créé le danger. Trop peu pour empêcher des Corses devenus gestionnaires de remporter leur première victoire au Vélodrome depuis la saison 2004-2005 et donner un premier coup d’arrêt clair et net dans la saison jusque-là au presque parfait des Marseillais.
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