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Ligue 1 | Matic, Mikautadze, Gboho, Sagnan : Cinq recrues hivernales, cinq recrues idéales
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Publié 25/04/2024 à 00:18 GMT+2
Certains dirigeants l'ont un peu oublié mais le mercato d'hiver est, avant tout, un marché de retouches. C'est une occasion en or de trouver le joueur capable de changer le visage d'une équipe et la dynamique de la deuxième partie de saison. A ce petit jeu, quelques écuries de Ligue 1 ont eu le nez creux. De Paris à Montpellier, de Lyon à Toulouse, voici les cinq meilleures recrues de l'hiver.
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Nemanja Matic (Lyon)
Il est l'un des hommes du spectaculaire redressement lyonnais. Arraché à Rennes, où il ne se plaisait pas, pour un montant dérisoire pour un joueur de son statut et de son envergure, Matic a musclé un entrejeu lyonnais qui n'avait tout simplement pas le niveau d'un club de Ligue 1. A l'aise physiquement, roublard au duel, l'un des chouchous de José Mourinho fait la différence grâce à sa capacité à se sortir du contre-pressing adverse par l'orientation de son corps ou par le dribble.
"Il dégage quelque chose, du charisme ; il est à la fois simple et disponible, mais il renvoie beaucoup de sérieux, confiait son entraîneur Pierre Sage il y a quelques semaines. Il a une forme de leadership naturel." Son arrivée a aussi apporté beaucoup de confiance aux autres milieux de terrain lyonnais. Certains en avaient cruellement besoin et le contraste entre la première et la deuxième partie de saison de Maxence Caqueret permet de mieux mesurer l'apport du Serbe.
"C'est quelqu'un qui m'aide beaucoup par son jeu et la parole, a confié le milieu tricolore en conférence de presse. Il me conseille, comme il a pu apporter à toute l'équipe également. Grâce à lui, à ses côtés, je me sens forcément plus libéré."
Georges Mikautadze (Metz)
C'est bien simple : Mikautadze incarne à lui seul les espoirs de maintien d'un club qui était sur la pente glissante avant son retour, et qui a retrouvé des couleurs depuis (4 victoires lors de ses 7 matches). Auteur de huit buts et deux passes décisives depuis son retour, le Géorgien fait des miracles dans une équipe en manque d'idées sur le plan offensif.
"Georges, ce n’est pas Mbappé, mais c’est le Mbappé du FC Metz, s'est aventuré son entraîneur László Bölöni en conférence de presse. Il retrouve aujourd’hui son bien-être. Quand tu as un buteur, c’est le plus grand bonheur." Une statistique illustre parfaitement son importance chez les Grenats : avec dix réalisations et trois passes décisives en Ligue 1 cette saison, il a été impliqué dans… 42% des buts du FC Metz en Ligue 1. Ce, en ayant disputé que 16 des 30 journées. Tout simplement indispensable.
Yann Gboho (Toulouse)
Toulouse était une équipe à l'aise dans la construction mais en difficulté à la création. Yann Gboho est le rouage qui manquait aux Violets. Solidement installé à gauche du trident offensif toulousain, le joueur formé à Rennes apporte à la fois du liant et des étincelles. "Pour moi, on a gagné plus de verticalité, on a attaqué les espaces […] a noté Carles Martinez Novell peu après l'arrivée du Franco-ivoirien. Gboho est à la fois capable de recevoir le ballon entre les lignes et de prendre l’espace."
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Auteur de deux passes décisives et deux buts, dont un qui a bien failli offrir la victoire face à l'OM (2-2), le joueur de 23 ans peut encore progresser dans le dernier geste. Mais il fait déjà de belles différences par le dribble. "Il permet de générer beaucoup de supériorité numérique pour l'équipe", a observé son coach. Avec lui et le retour progressif de Zakaria Aboukhlal, le Téfécé est bien mieux armé offensivement pour le sprint final.
Modibo Sagnan (Montpellier)
Il est toujours particulièrement difficile de dégoter une valeur sûre en défense en plein hiver. Montpellier y est parvenu. En allant chercher Modibo Sagnan à Utrecht pour un montant plus que raisonnable, le MHSC a complètement solidifié son arrière-garde. Très costaud au duel - parfois trop, ce qui lui a déjà valu cinq avertissements – l'international malien brille aussi par son sens de l'anticipation et sa faculté à remporter ses duels.
"Modibo dégage de la sérénité, il défend bien et intervient à bon escient", disait de lui son entraîneur Michel Der Zakarian la semaine dernière. Autre élément non négligeable : il a également apporté une contribution offensive en inscrivant trois buts toutes compétitions confondues. Sans lui, le club héraultais semble bien plus friable et ce n'est pas un hasard si les coéquipiers de Téji Savanier ont sombré face au PSG (2-6) alors que le joueur de 24 ans était resté sur le banc.
Mohamed Bamba (Lorient)
Mohamed Bamba avait épaté son monde à son arrivée en Ligue 1, dans un relatif anonymat, après avoir été déniché en première division autrichienne par la cellule de recrutement lorientaise. Auteur de six buts lors de ses six premiers matches dans l'Hexagone, l'attaquant ivoirien avait servi d'électrochoc pour des Merlus en perdition.
Et puis, la crise de confiance : devenu subitement mutique et maladroit, le joueur de 22 ans avait fini par fondre en larmes après son remplacement à Nice le week-end dernier. "Les attaquants, comme les gardiens, sont des postes sujets à des variations de confiance, a analysé Régis Le Bris en conférence de presse. En ce moment, c'est clairement moins brillant que ça ne l'a été. Terem Moffi l'a connu avec nous, la saison passée. Et c'est parfois lors du match d'après que tout change. La première chose que l'on doit faire, c'est louer son énergie et sa volonté d'être avec l'équipe."
Visiblement, l'entraîneur lorientais a trouvé les bons mots puisque Bamba a retrouvé le chemin du but cinq minutes après son entrée en jeu face au PSG, mercredi (1-4). Avec 7 buts en 12 rencontres de Ligue 1, dont 10 titularisations, Bamba a justifié son transfert puisqu'il est déjà le meilleur buteur de son club cette saison, au milieu d'un secteur offensif, il est vrai, assez pauvre. Sans lui, Lorient serait peut-être déjà condamné.
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