Eurosport
Saint-Etienne - Stéphane Ruffier dézingue Claude Puel, Roland Romeyer et Bernard Caïazzo
Par
Publié 07/12/2023 à 19:49 GMT+1
Trois ans après avoir été licencié de l'AS Saint-Etienne, Stéphane Ruffier s'est exprimé pour la première fois publiquement concernant ses derniers mois chez les Verts. Dans un entretien accordé au magazine So Foot, l'ex-gardien international français (3 sélections) est revenu sur la façon dont Claude Puel l'a écarté. Roland Romeyer et Bernard Caïazzo en ont également pris pour leur grade.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Il y a pratiquement trois ans, Stéphane Ruffier était licencié par l'AS Saint-Etienne et disait adieu au football professionnel. Alors qu'il réclame aujourd'hui plus de sept millions d'euros à l'ASSE (la décision des prud'hommes est attendue le 15 janvier 2024), l'ex-gardien international français (3 sélections) a pour la première fois pris la parole sur la fin de son aventure stéphanoise, dans un entretien accordé au magazine So Foot.
L'ex-Monégasque évoque tout d'abord Claude Puel. En février 2020, alors que les Verts luttent dans le bas du classement de L1, le technicien français décide d'écarter celui qui est titulaire indiscutable au poste de gardien de but de l'ASSE depuis l'été 2011. Il préfère désormais miser sur Jessy Moulin, l'habituel remplaçant de Stéphane Ruffier. "Ce que je veux, c’est uniquement que les dégâts soient réparés, que justice soit faite, car j’ai vécu un an de harcèlement de la part d’un homme qui a monté une entreprise de démolition contre ma personne", note-t-il dans un premier temps.
"Dès qu’il est arrivé, cet individu a voulu dégraisser et a choisi de taper dans le gros. En dégageant Stéphane Ruffier, il s’est offert de la crédibilité pour la suite, sauf qu’il a décidé d’employer la manière très forte, en me faisant passer pour un moins que rien, un mec qui n’avait rien à faire dans un groupe et qui semait la terreur dans un vestiaire, a-t-il enchaîné. Mais est-ce que je dois rappeler que j’ai joué plus de 400 matchs de Ligue 1, que je n’ai eu de problème dans aucun groupe, que je suis resté longtemps à Monaco, dix ans à l’ASSE, que j’ai eu plusieurs entraîneurs et que ça s’est toujours bien passé ?" Le successeur de Jérémie Janot dans les cages stéphanoises estime que Claude Puel lui a fait payer le fait qu'il touchait le plus gros salaire de l'effectif à l'époque.
Au coeur de cette période très délicate, Stéphane Ruffier estime ne pas avoir eu le soutien de Roland Romeyer, le président du directoire des Verts. "Pendant dix ans, il m’a appelé 'fils' tous les matins et me faisait la bise. Et bah, j’espère qu’il ne se comporte pas comme ça avec son propre fils, lâche-t-il. Il ne m’a jamais soutenu, mais je n’ai pas pas été totalement surpris, vu comment je l’ai parfois entendu parler d’anciens joueurs qui avaient fait de belles choses au club."
Bernard Caïazzo, co-actionnaire majoritaire de l'ASSE, en prend également pour son grade. "Il faut savoir qu’il a un jour envoyé un message à des journalistes en écrivant : 'Quand est-ce que ce vous allez le détruire, lui ?' Sauf que dans les destinataires, malheureusement, il y avait mon agent. Comment un président peut faire ça ? ". Ces mots cash ne devraient pas apaiser les tensions actuelles à Saint-Etienne qui a enchaîné une cinquième défaite en L2 mardi face à Guingamp (1-3) et écarté Laurent Batlles dans la foulée.
Publicité
Publicité