Ligue 1 - Brest/PSG - Ousmane Dembélé, mais pas seulement : Paris, le danger vient de partout

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Le Paris Saint-Germain a bouclé, ce samedi à Brest, une semaine à neuf buts (2-5 face aux Bretons, 1-4 mercredi à Stuttgart). Bien aidés par un nouveau triplé d'Ousmane Dembélé, les Parisiens peuvent surtout compter sur un danger qui vient de partout. Les pierres posées par Luis Enrique paient enfin, grâce à une efficacité qui change tout.

La joie d'Ousmane Dembélé, buteur face à Brest.

Crédit: Getty Images

Si on lui demande, Luis Enrique répondra probablement qu'il avait tout vu, avant tout le monde. Il faut dire que les derniers résultats du Paris Saint-Germain donnent raison au technicien espagnol. Lui qui ne doutait pas une seconde de son équipe, pourtant en panne d'efficacité sur les premières journée de Ligue des champions. Le vent a tourné depuis, et le club de la capitale a terminé une semaine à neuf buts en s'imposant à Brest samedi en Ligue 1 (2-5).
Avant, Bradley Barcola et consorts avaient éteint Stuttgart mercredi (1-4) en C1, une semaine après avoir collé quatre pions à Manchester City (4-2). "Nous sommes dans une dynamique très positive. L'équipe maintient sa ligne de travail avec des joueurs qui font de leur mieux", a sobrement répondu Luis Enrique à beIN Sports après le déplacement en Bretagne. Pour lui, il n'y a pas eu de métamorphose de son armada offensive, mais simplement un surplus d'efficacité qu'il faut relativiser avec les risques pris par les Brestois, et les errements défensifs de Stuttgart et de City.

Deux triplés consécutifs pour Dembélé

Ousmane Dembélé ne pourrait pas mieux incarner ce caractère létal de l'attaque parisienne. Le Tricolore, dont les manquements face aux buts étaient tournés en ridicule en début de saison, a inscrit à Brest son deuxième triplé consécutif. Personne au Paris SG n'avait réussi à le faire. "Je suis sûr que la presse va le hisser très haut et en faire un Maradona… C'est un joueur très intelligent qui a su profiter des moments offerts par ses coéquipiers", a poursuivi l'Asturien. 
Même son de cloche côté Dembélé. "Il faut féliciter l'équipe, surtout les passeurs. Le premier but, je n'ai plus qu'à pousser la balle au fond. Sur le troisième, la passe de Kang-In Lee est exceptionnelle, je n'ai plus qu'à la mettre. Je suis bien placé, dans un rôle de numéro 9 je me dois de marquer des buts", a dit l'intéressé après la partie. S'ils n'ont en effet pas été les plus durs à inscrire dans la carrière de l'international français, les trois buts de Dembélé sont issus de situations diverses, la preuve que le danger peut se trouver partout. Servi par Bradley Barcola lancé dans la profondeur (29e), Dembélé a été réactif pour punir une erreur de relance (57e) avant de conclure un mouvement collectif en attaque placée "ADN Luis Enrique" (62e).
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Video credit: Eurosport

Barcola, Ramos, Hakimi… et maintenant Kvara ?

Paris a même marqué en contre à deux reprises face aux Brestois, sur un doublé de Gonçalo Ramos (89e, 90e+7) dans une fin de match certes très débridée. Le Portugais, déjà décisif face à City, a inscrit son 8e but cette saison malgré les quelques minutes de jeu qui lui sont accordées. Si Dembélé est l'homme en forme, il n'est ni le seul à pouvoir terminer les occasions et encore moins à les créer. Achraf Hakimi et Nuno Mendes se sont encore montrés offensivement à Brest. Pareil pour Désiré Doué, entré en cours de match. Et Khvicha Kvaratskhelia, associé à Barcola et Dembélé au départ du match, a clairement apporté du danger.
Le Géorgien, qui devra encore patienter pour fêter son premier but, ne s'est pas cantonné à son aile gauche. Il a permuté avec brio avec ses deux homologues polyvalents. Ce principe - pouvoir faire venir le danger de partout - cher à Luis Enrique, qui a souvent donné lieu à un manque de repères, semble porter enfin ses fruits. "Si je m’appuie sur mon expérience, il vaut mieux avoir quatre joueurs qui marquent 12 buts. Ça fera 48 buts et c’est mieux que 40", disait l'Espagnol en août après le départ de Kylian Mbappé. Difficile aujourd'hui de ne pas comprendre ce qu'il voulait dire. Lui saura nous le rappeler.
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