Ulrich Ramé, après votre arrivée fin juin, l'équipe a été fortement remaniée avec des départs de cadres et de nombreuses arrivées. La situation vous a-t-elle inquiété ?
Ulrich Ramé. : "C'était un challenge que j'ai accepté en venant ici, je connaissais les tenants et les aboutissants. Cet été, on a renouvelé 40% de l'effectif, avec toutes les bases défensives à reconstruire et pourtant on est satisfait de la première partie de saison, où on a pris très peu de buts. Il y a eu aussi des arrivées importantes, elles se sont concrétisées sur le terrain. Le travail de l'entraîneur, sa méthodologie et sa communication vis-à-vis des joueuses sont très bien passées. Il y a eu une phase de préparation, certes complexe, mais qui a permis de bien rôder l'effectif et de pouvoir avancer."
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Malgré ce chambardement et les crises internes, le PSG reste en course en championnat, Coupe de France et Ligue des champions. Cela semble inattendu, non?
U.R. : "On est dans un virage avant la dernière ligne droite, avec deux matches très importants : le quart de finale retour de Ligue des champions mercredi et le match contre le Paris FC dimanche. C'est très satisfaisant, mais rien n'est acquis. L'objectif est de continuer à capitaliser sur le titre de championne de France. Gagner des titres de façon consécutive, ce serait une étape supplémentaire pour la section féminine du Paris Saint-Germain."
Vous possédez avec Marie-Antoinette Katoto une arme redoutable. Comment jugez-vous sa progression ?
U.R. : "Elle est sur une trajectoire ascendante, elle gagne en maturité et en efficacité, elle se connaît davantage, ses coéquipières aussi. A côté de cela, elle récolte le travail de toute l'équipe. Mais c'est clair que c'est un atout essentiel, fondamental, pour l'équipe."
La volonté c'est bien sûr de pouvoir conserver Marie-Antoinette Katoto
A 23 ans, la meilleure buteuse de l'histoire du PSG féminin est en fin de contrat. Le club croit-il encore pouvoir la prolonger ?
U.R. : "La volonté c'est bien sûr de pouvoir la conserver, en faire le fer de lance de la saison prochaine et de celles à venir. L'objectif est d'avoir l'équipe la plus compétitive possible pour gagner des titres, aux niveaux national et européen. Comme pour les autres joueuses (en fin de contrat), on a des discussions pour essayer de finaliser le plus tôt possible. Ce qui peut être important, pour Marie ou d'autres, c'est notre fin de saison sportive. Les résultats sont essentiels dans la réflexion et le projet des joueuses."
Est-il vrai que Marie-Antoinette Katoto a conditionné sa prolongation à un départ de Kheira Hamraoui ?
U.R. : "Chaque partie est très professionnelle. De notre côté, il y a un intérêt de voir les choses de façon très pro pour aller vers nos objectifs. L'idée c'est de mettre sur pied le groupe le plus pertinent, le plus opérationnel pour atteindre les objectifs du club qui sont très clairement affichés."
L'affaire Hamraoui a fait couler beaucoup d'encre, mais le club est resté silencieux. Pourquoi prendre la parole maintenant ? Il fallait rétablir certaines vérités ?
U.R. : "Non, c'est simplement le bon moment. On parlait de virage tout à l'heure, c'est le bon moment d'indiquer la direction, et aujourd'hui les objectifs sportifs sont la priorité. Nos démarches depuis le début de saison visaient à gérer au mieux la situation, totalement inédite, pour préserver la sécurité des joueuses et leur carrière, et optimiser le potentiel de l'équipe."
Dans une lettre au club, l'avocat de Kheira Hamraoui affirme que Marie-Antoinette Katoto, Kadidiatou Diani et Aminata Diallo "provoquent, menacent, insultent et intimident" sa cliente "de façon constante". Comment réagissez vous à ces accusations ?
U.R. : "Je ne vais pas m'étendre sur cette situation-là, on est focus sur le match de mercredi et les suivants. Ce sont des choses qui se règlent en interne, dont on prend acte, et qui concernent le service des ressources humaines."
Il regrette par ailleurs un manque de soutien public du club envers Kheira Hamraoui, ça vous agace ?
U.R. : "Face à une situation totalement inédite, le club a mis les moyens aussi bien en termes de sécurité que de soutien psychologique, d'accompagnement, de réintégration dans le groupe, d'entraînements individuels."
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