Vienne, Amsterdam, Manchester, Istanbul et bientôt Athènes. Le 23 mai prochain, c'est au Stade Olympique de la capitale hellène que Clarence Seedorf disputera sa cinquième finale de Ligue des Champions. Seul vainqueur de la compétition avec trois formations différentes (Ajax Amsterdam 1995, Real Madrid 1998, Milan AC 2003), le Néerlandais est insatiable. A 31 ans, il l'a démontré mercredi soir face à Manchester United (3-0). Sur la lancée d'un mois d'avril tout bonnement exceptionnel, le Néerlandais a grandement contribué au succès des siens. Passeur et buteur, le milieu de terrain pourra prendre une revanche sur Liverpool, seule équipe à l'avoir battu en finale de Ligue des Champions.

Sorti en avant-dernière position du tunnel de Giuseppe-Meazza, comme pour pouvoir profiter des derniers instants de quiétude avant de plonger dans l'arène surchauffée, Clarence Seedorf n'a pas été le dernier à porter le danger dans le camp mancunien. Positionné derrière Filippo Inzaghi, à hauteur de Kaka, le Néerlandais touche son premier ballon à la cinquantième seconde de jeu. En une touche de balle, il trouve Kaka d'une judicieuse remise. A l'arrivée, la première alerte dans la surface anglaise (1re). La deuxième prend la forme d'une frappe soudaine et puissante que van der Sar claque tant bien que mal (3e). Assurant avant la rencontre qu'il était "paradoxalement mieux d'avoir perdu que d'avoir fait 2-2 ou gagné" à l'aller, Clarence Seedorf avait semblé présomptueux, voire arrogant. Mais l'entame lui donne raison.

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Une passe, un but

Et c'est lui qui offre, d'une remise de la tête renversée et aveugle, l'ouverture du score à Kaka (1-0, 11e). Comme à l'aller, le Brésilien est le destinataire de l'offrande. Légèrement attiré par le côté gauche du rectangle vert, l'ancien de l'Ajax Amsterdam est moins en vue durant les minutes qui suivent le premier but italien. Manchester United reprend du poil de la bête et Milan fait le dos rond durant une petite dizaine de minutes. D'animateur, le natif du Surinam endosse le rôle de premier défenseur et de régulateur d'un Milan AC en position de finaliste virtuel. Le jeu est plus latéral, moins incisif, mais toujours à une touche de balle. Et juste. Tellement juste que le numéro 10 va finir par être récompensé. Un ballon perdu par Vidic, un centre de Pirlo. Le cuir échoit dans ses pieds. Un crochet, un contre favorable et une frappe tendue viennent parachever le travail (2-0, 30e). A la pause, Milan n'est plus très loin de rejoindre Liverpool pour un remake de 2005.

Dos au mur, Manchester doit marquer deux fois en quarante-cinq minutes pour inverser la tendance. Au retour des vestiaires et alors que la pluie s'est enfin arrêtée, Clarence Seedorf joue légèrement plus bas. Le Milan AC est volontairement dominé mais l'international néerlandais reste éveillé et vigilant. De la voix, il ordonne à ses partenaires de l'entrejeu d'en faire autant, d'harceler constamment le porteur du ballon. Les minutes s'égrènent, Milan s'approche d'Athènes. Au-dessus du lot techniquement, Seedorf peut se permettre de jouer la montre. Et apprécier le spectacle lorsque Massimo Ambrosini lance Alberto Gilardino vers le troisième but milanais (3-0, 78e). Heureux comme il y a douze ans lorsque son Ajax éliminait le Bayern Munich à ce même stade de la compétition, Clarence Seedorf savoure. Avec l'impatience de découvrir Athènes.

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