Michael Ballack est l'un des meilleurs footballeurs de sa génération. On avait presque fini par l'oublier. Samedi à Stamford Bridge, l'Allemand a pris un malin plaisir à le rappeler à plus de 42 000 spectateurs et près d'un milliard de téléspectateurs (selon l'estimation de la Premier League). Lors du choc de la saison en Angleterre - peut-être la répétition grandeur nature de la prochaine finale de la Ligue des Champions -, l'international allemand a fait basculer la rencontre et démontré qu'il restait un joueur décisif. Et un gagneur patenté. "Je peux résister à la pression. Pour être honnête, je dois même avouer que j'aime ça", a-t-il révélé après un match qui l'a vu se quereller avec un coéquipier (Didier Drogba, pour ne pas le citer), ouvrir la marque d'une tête croisée et donner la victoire aux siens d'un penalty transformé avec sang froid.
Avant de retrouver Liverpool en demi-finale retour de la Ligue des Champions et peut-être d'envoyer les Blues à Moscou, Michael Ballack est gonflé à bloc. "Samedi, nous avons vraiment bien joué. Et pas seulement envoyé de longs ballons en direction de Didier, a-t-il analysé sans concession. Actuellement, nous paraissons meilleurs que les autres demi-finalistes de la Ligue des Champions. Nous sommes frais." Surtout lui. Au repos forcé durant les premiers mois de la saison en raison d'une opération de la cheville gauche et non-inscrit par les Blues auprès de l'UEFA pour disputer le premier tour de la Ligue des Champions, l'international allemand (79 sélections, 35 buts) retrouve la forme au moment opportun.
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2008 pour oublier 2002 ?
Il était temps diront certains. A raison. Arrivé en 2006 en provenance du Bayern Munich, Michael Ballack n'avait jusque-là pas vraiment justifié son salaire astronomique (190 000 euros par semaine). Sa première saison avait été très quelconque et s'était achevée au début du printemps par une blessure. Aujourd'hui, l'adaptation semble enfin réussie. Même si son rayonnement est souvent plus probant en l'absence de Frank Lampard, un joueur qui lui ressemble, la concurrence de l'Anglais n'est plus un poids. Le Michael Ballack capitaine de la Mannschaft est aujourd'hui le même à Chelsea. Milieu de terrain complet, capable de défendre, d'orienter le jeu et de marquer, l'Allemand est un joueur précieux qui ne vit que pour la compétition. Le Bayern Munich en sait quelque chose. Leverkusen aussi.
C'est d'ailleurs dans les rangs du Bayer qu'il éclate au grand jour. Lors de la saison 2001/2002, Michael Ballack inscrit 17 buts en 29 matches de Bundesliga mais le titre échappe à Leverkusen qui termine à un point du champion, Dortmund. Il permet également au Bayer de disputer les finales de la Coupe d'Allemagne et de la Ligue des Champions. Pour deux défaites face à Schalke 04 et au Real Madrid d'un certain Zinédine Zidane. Sur sa lancée, Ballack hisse l'Allemagne en finale de la Coupe du monde. Le Brésil aura raison d'une Mannschaft privée de son maître à jouer, suspendu après avoir été averti lors d'une demi-finale dont il aura été l'unique buteur et le héros malheureux.
Six ans après cette année déconcertante, Michael Ballack a pris de la bouteille. Et son appétit de titres n'a fait que croitre. A bientôt 32 ans, le temps presse et les occasions qui se présentent à lui doivent être saisies. Aussi bien en championnat qu'en Ligue des Champions. Après le match nul ramené de Liverpool (1-1) et la victoire de samedi face à MU (2-1), l'Allemand y croit dur comme fer. 2008 sera l'année des Blues et la sienne : "Nous nous sommes mis dans la situation qu'il fallait. Là où nous souhaitions être." La pression monte. Cela tombe bien, Ballack aime ça.
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