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Barcelone - PSG : Le Camp Nou, la lessiveuse du Barça, dont le PSG doit se méfier
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Publié 09/04/2013 à 16:56 GMT+2
Mercredi, les Parisiens vont se coltiner le FC Barcelone. Mais aussi le Camp Nou. Loin d'être le stade le plus hostile du monde, il peut vite ressembler à l'enfer.
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On peut avoir le vertige tout en restant sur le plancher des vaches. Cette sensation désagréable, des centaines de footballeurs l’ont expérimentée à Barcelone, perdus dans l’étourdissante immensité du Camp Nou. Cela n’a rien à voir avec les dimensions de la pelouse qui, malgré les apparences, sont conformes aux normes en vigueur. Ni à la ferveur toujours respectueuse qui règne dans les travées de la plus grande enceinte d'Europe (99.354 places en capacité maximale). Mais à ce qui se passe sur le pré. Parce que se mesurer au Barça est une chose. Le défier dans son antre en est une autre.
Affronter le Barça au Camp Nou, comme va le faire le PSG mercredi, c'est l’assurance de passer une soirée mouvementée. Au propre comme au figuré. De courir derrière le ballon à en perdre haleine. Un peu comme un insecte entré par erreur dans un flipper le ferait derrière la bille d'acier. Ça va vite, dans les tous les sens. Jusqu’à l’écœurement. Jusqu’à l’épuisement. Parce que Barcelone ne lâche jamais le ballon et attend patiemment de trouver la faille. Une seule seconde d’inattention, c’est terminé. Et, derrière, ça peut aller très vite. Trop vite. On ne va pas faire la liste des équipes qui ont perdu pied au Camp Nou depuis 2008 et la révolution Guardiola. Elle serait trop longue, bien plus que celle des formations capables de résister à la tornade, telles que l’Inter ou Chelsea.
"Le Camp Nou, c’est autre chose"
Lyon a connu ça en 2009. Croqué par le Barça, qui filait trois vers sa troisième Ligue des champions. Une raclée 5-2 et le sentiment d’avoir perdu pied en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire. L'OL avait perdu toute forme de lucidité : "Tout le monde a vu qu’après dix bonnes minutes, on a fait un peu n’importe quoi", se lamentait Fabio Grosso à l’époque. "Lors des 30 premières minutes de jeu, on n’a pas vu le ballon et ils sont parvenus à trouver par deux fois la faille. Après, on a bien essayé de revenir…", regrettait également un Karim Benzema qui y est revenu à plusieurs reprises et n’a pas toujours coulé. Mais rarement touché le ballon.
Parce qu’affronter le Barça et le Camp Nou, c’est faire l’éloge de la patience. Il n’y a pas d’autre solution pour contrer le collectif le plus huilé de l’histoire. Mais il faut aussi que les sens tiennent le choc. Ne pas craquer malgré la torture footballistique imposée par les Blaugrana et décuplée par une ambiance plus sournoise qu'hostile. Interrogé dans les colonnes du Parisien, Jean-Pierre Papin a parfaitement décrit ce climat à nul autre pareil : "L’atmosphère est très étrange là-bas. J’y suis retourné le mois dernier quand le Barça a battu l’AC Milan. Quand on entre dans ce stade, on ressent fortement que, sur cette pelouse, Barcelone peut tout réussir. Ce n’est pas un terrain hostile mais plutôt une terre inconnue où tous les repères sont différents."
"Paris a les capacités, a confié Jérémy Mathieu (Valence), lundi sur BeInSport. Mais au Camp Nou, c’est autre chose… Il y a cette ambiance et sur le terrain, ils se trouvent les yeux fermés. On se demande s’ils jouent à onze tellement c’est fluide". Et quand les choses commencent à tourner dans le sens des Barcelonais, comme face à Milan au tour précédent, ça devient quasiment injouable. Xavi en convient : "Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti une telle intensité. Les supporters ont été parfaits. 10 sur 10. C’était merveilleux." Merveilleux, ça dépend tout de même de quel côté on se place.
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