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Devant, Lille déchante
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Publié 19/08/2012 à 15:02 GMT+2
Mardi, les Lillois devront remédier à leur manque de percussion offensive pour s'imposer à Copenhague, lors du barrage aller (20h45).
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Crédit: Eurosport
Rudi Garcia sait déjà à quoi s'attendre. Mardi, à Copenhague, Lille se mesurera à "une équipe athlétique". Pour forcer le verrou danois, l'entraîneur du LOSC connaît la recette : l'attaque des Dogues devra faire preuve de mordant. A l'aube de ce barrage aller de Ligue des champions, elle "manque de percussion". Ce constat a sauté aux yeux de Rudi Garcia vendredi, après le nul face à Nancy (1-1). Il a été relayé par les cadres de son vestiaire, Mickaël Landreau et Rio Mavuba en tête. Car si les Lillois n'ont pas pleinement réussi leurs premiers pas dans leur Grand Stade, ils savent précisément pourquoi. Dimitri Payet résume : "On a le ballon, mais on pèche dans la finition."
Face aux Lorrains, le collectif nordiste a effectivement maîtrisé son sujet. En attestent les 72,6% de possession et les 88,5% de passes réussies. Mais, une fois encore, il a tourné autour du pot. En clair, en dépit d'une indéniable mainmise sur le jeu, les Lillois ont trop rarement tenté leur chance. Et lorsqu'ils se sont décidés à la prendre, ils ont très souvent raté la cible. Résultat : 12 tirs, dont seulement 4 cadrés contre Nancy. Le bilan chiffré était encore moins reluisant à Saint-Etienne (1-2), où le LOSC avait empoché un succès sur le fil. A Geoffroy-Guichard, il n'avait frappé qu'à dix reprises, alors qu'il était, là encore, maître du ballon (65,7% de possession). A chaud, Garcia avait jugé ses joueurs "bons jusqu’à la dernière passe". Avec deux matches de recul, le coach des Dogues attend toujours "des progrès à faire sur les trente derniers mètres".
Mavuba : "On doit mettre plus de folie"
L'an passé, c'est dans cette zone qu'Eden Hazard donnait le dernier coup de rein, celui qui faisait la différence. Sans le Belge, Lille doit se réinventer offensivement. Surtout lorsqu'il s'agit de déstabiliser des "équipes qui passent leur temps à nous attendre", dixit Rio Mavuba. "On doit mettre plus de folie, se lâcher davantage", insiste le capitaine. D'accord, mais comment ? "En étant performants sur les coups de pied arrêtés par exemple, développe le milieu de terrain international, ou en faisant plus d’appels dans la profondeur." Les profils de Tulio de Melo et de Nolan Roux collent à chacune de ces deux options.
Autre carence : le jeu sur les côtés. L'absence du très offensif Mathieu Debuchy n'y aide pas. Franck Béria, qui l'a suppléé sur le flanc droit face à Nancy, a bien "essayé de trouver des espaces". "Benoît (Pedretti) m'a plusieurs fois cherché dans le couloir. On a réussi une ou deux fois mais ça a été plus compliqué ensuite." Le centre victorieux de Marvin Martin, pour la tête de Salomon Kalou, a fait figure d'exception : vendredi, seuls 20,8% d’entre eux sont arrivés à destination. A Saint-Etienne, son taux de réussite était tout de même plus probant (26,3%). Ce soir-là, Debuchy était apte à jouer. Mardi, le latéral international sera de nouveau absent à Copenhague.
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