Ligue des champions : Si le PSG peut trembler contre le Bayer, c'est sur cette phase de jeu

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C'est le point fort du Bayer Leverkusen et le point faible du PSG : les coups de pieds arrêtés pourraient être un tournant, lors de cette double confrontation en huitièmes de finale de la Ligue des champions.

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Crédit: Eurosport

Pour le PSG, c'est un péché mignon qui peut coûter cher dans ces phases à élimination directe de la Ligue des champions. Et pour Leverkusen, c'est un atout majeur qui peut être décisif. Le club allemand est un maître en coups de pied arrêtés. A l'inverse, le PSG affiche quelques soucis dans ce domaine depuis le coup d'envoi de la saison. Ce n'est pas si anodin dans une double confrontation où chaque but pourrait faire la différence. "Les coups de pied arrêtés seront une clé", reconnaît Laurent Blanc.

Leverkusen, spécialiste ès coups de pied arrêtés

Une statistique résume l'atout maître du Bayer Leverkusen : cinq des neuf buts marqués par le club de la Rhur en Ligue des champions cette saison l'ont été sur des coups de pied arrêtés (corner, coup franc, penalty). Soit 56% ! Aucune équipe en C1 ne présente un tel ratio lors de cet exercice 2013-14. Si c'est lié à un travail spécifique et à un état d’esprit, l'une des raisons pour expliquer cette force saute aux yeux : avec Stefan  Kiessling (1m91), Simon Rolfes (1m89), Sebastian Boenisch (1m91), Jens Hegeler (1m93) ou encore Stefan Reinartz (1m89), Lerverkusen possède des centimètres à revendre et de quoi dominer les airs. "Le Bayer Leverkusen est une équipe très athlétique. Ils risquent de nous poser des problèmes dans les duels aériens notamment", lâche Blanc.

Le PSG a un petit souci en défense dans ce domaine

C'est assez paradoxal. Sous la coupe de Laurent Blanc, le PSG a indéniablement progressé dans les batailles aériennes cette saison. Enfin, offensivement. Car en défense, c'est une autre histoire. Toutes compétitions confondues, la solide machine parisienne a déjà encaissé 11 buts sur coups de pied arrêtés. Sur 29 buts pris en tout, ça fait beaucoup : 37.9% exactement des buts encaissés par Paris viennent ainsi de ces phases de jeu. "C’est un vrai problème pour Laurent Blanc car c’est un vrai souci de timing, des fautes de placement, je pense vraiment que ça peut amener une psychose", avait constaté Olivier Rouyer sur Canal + après le match contre Guingamp. Depuis, le PSG a corrigé un peu le tir. Mais cette saison, c’est bien l’un des points maillons faibles de la belle mécanique parisienne. 

Les solutions de Laurent Blanc

Avec Laurent Blanc, le PSG possède un technicien qui maitrise le sujet. L'entraîneur parisien refuse cependant de s'étendre sur le sujet et veut imposer la "philosophie de jeu" parisienne ("On ne prendra pas 10 cm en une nuit", s'amuse-t-il). Il ne devrait donc pas changer de tactique pour cette opposition. En toute logique, le staff parisien devrait cependant faire confiance à ses meilleurs éléments dans ce secteur pour contrer les Allemands. On pense notamment à Alex, amené à épauler Thiago Silva dont l'absence avait pesé et peut expliquer en partie cette fébrilité. Thiago Motta est aussi attendu pour apporter son expérience dans le domaine aérien. Ce souci semble de toute manière être essentiellement lié à un problème d'envie et de concentration. Or en attaque, le PSG démontre depuis le début de la saison qu’il dispose des arguments pour corriger le tir sur ces phases de jeu. Il suffit de mettre la même application derrière. En Ligue des champions, une compétition où les Parisiens ont à cœur de briller, on peut supposer qu’Ibra and co auront la concentration nécessaire pour effacer les défauts entrevus cette saison.
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