Les 6 raisons pour lesquelles le Real - Dortmund de 2014 n'aura rien à voir avec 2013

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Le Real Madrid et Dortmund vont jouer un remake de la demi-finale de la saison passée. Le Borussia avait sorti le Real. Cette saison, l'histoire sera différente. Voici pourquoi.

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Contraint et forcé, le Borussia a changé de visage

Les habitués de Santiago-Bernabeu vont avoir du mal à reconnaitre le Borussia Dortmund. Sur les onze titulaires de la demi-finale retour du dernier exercice de la C1, seuls trois devraient être présents ce mercredi. Entre transferts et surtout blessures, les Jaune et Noir ont en effet bien changé. Mario Götze, la pépite allemande dont l'association avec Marco Reus était l'une des clefs du succès du Borussia la saison passée, a ainsi filé au Bayern. Mais alors que Henrikh Mkhitaryan est arrivé pour pallier cette fuite de créativité, les blessures ont surtout sévèrement touché Dortmund.
Si en attaque Robert Lewandowski est "seulement" suspendu, Ilkay Gundogan et Sven Bender sont blessés dans l’entrejeu où Kuba Blaszcykowski est aussi forfait. En défense, Klopp doit se passer des services de son latéral Marcel Schmelzer et de Neven Subotic. Des absences clefs - souvent de longue date -, qui ont contraint l’entraîneur allemand Jürgen Klopp a repensé son onze de départ. Clairement amputé, le Borussia n'arrive forcément pas avec autant de certitudes que l'année dernière pour cette double confrontation. "Nous avons connu une crise sans précédent de blessures, explique Klopp dans Marca. Cela ne fait aucun doute que nous sommes l'outsider".

Lewandowski ne tuera pas le suspense dès l’aller

Parmi les absences des Borussen, celle de Robert Lewandowski n'est pas anodine. Elle doit même soulager plus d'un supporter du Real Madrid. La saison passée, l'attaquant polonais avait martyrisé la défense madrilène en plantant quatre buts lors du match aller (4-1) pour précipiter la chute du Real. Auteur de 16 buts en Bundesliga et 6 en Ligue des champions cette saison, il ne le refera pas cette année. En tout cas pas au match aller car il est suspendu. Une absence de poids pour le Borussia qui perd son arme numéro 1 en attaque. Marco Reus, auteur d'un triplé ce weekend face à Stuttgart (2-3), pourrait le remplacer en tant que "faux 9" sauf si Jürgen Klopp lance Pierre-Emerick Aubameyang. Dans les deux cas, ce n'est pas la même histoire. Et le Real s’en frotte les mains. "Robert est irremplaçable", a glissé le capitaine Sebastian Kehl dans le magazine Kicker.

Dortmund ne plane plus sur la C1

En championnat, la situation est identique pour le BVB. Comme la saison passée avant de retrouver le Real, Dortmund est deuxième de Bundesliga, très loin du Bayern Munich déjà sacré. Cependant, ce n'est pas la même donne en Ligue des champions. Lors du dernier exercice, le Borussia avait plané sur la scène européenne. En 2012/2013, Dortmund a ainsi été la seule formation à avoir remporté tous ses matches de Ligue des champions à domicile (6). Finalement, les Allemands n'avaient perdu que leurs deux dernières rencontres de l'édition précédente (demie retour et finale). Or cette saison, le club de la Ruhr compte déjà trois revers, dont deux (0-1 contre Arsenal, 1-2 face  au Zenit) sur sa pelouse devant son fameux "mur jaune".

Le Real Madrid a été sonné mais a des certitudes

Sous la coupe de Carlo Ancelotti, le Real Madrid a pris une tournure séduisante. Redoutable pour remonter le ballon après l'avoir récupéré, la formation madrilène, rajeunie par les arrivées de Bale, Isco, Carvajal ou Illarramendi, signe une saison aboutie tant en Liga qu'en Europe. Alors certes, la claque face au Barça (3-4) suivie de celle au FC Séville (2-1) en championnat ont semé le doute. Mais le Real s'est remis dans le droit chemin contre le Rayo Vallecano (5-0).
Surtout, le club merengue est redoutable en Europe. En quête de la "Decima" - cette fameuse 10e C1 -, la Maison Blanche, meilleure attaque du plateau (29 buts inscrits, 7 encaissés), présente un bilan presque parfait en Europe cette saison avec sept victoires et un nul. La saison passée avant de défier Dortmund, le bilan madrilène était beaucoup moins ronflant : 5 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 23 buts marqués et 14 encaissés. De quoi faire dire à Jürgen Klopp que le Real est meilleur que la saison passée. Il présente "une grande force en attaque" et en prime, les Madrilènes "défendent bien", a résumé l'entraîneur allemand dans Marca.

Cette fois, ils ne se connaissent pas

La saison passée, Merengue et Borussen avaient déjà eu le loisir de s'affronter avant de se retrouver en demies. Lors de la phase de poule, ils avaient croisé le fer. Et Dortmund avait pris un petit ascendant psychologique (victoire 2-1 à domicile, et 2-2 à Madrid). Cette saison, ils n'ont pas pu se jauger avant ce choc. Dortmund, avec ses blessés ou encore son nouveau maître à jouer (Mkhitaryan), n'arrive pas dans les mêmes conditions face à ce Real Madrid, fort de son nouveau coach et renforcé par l'arrivée de Gareth Bale.

Parce que Ronaldo a soif de record

Certes, Cristiano Ronaldo aborde chaque match avec l'envie d'affoler encore les compteurs et de faire trembler les filets. Le Portugais avait ainsi frappé lors du match aller la saison passée. Mais cette fois-ci, il aura une once de motivation supplémentaire si c'est possible. En plus de son désir de remporter une nouvelle fois la C1, le dernier Ballon d'Or, bien épaulé cette saison par Bale et Benzema, chasse le record détenu par Lionel Messi et José Altafini (dans les années 60 pour ce dernier) avec 14 buts marqués dans une saison en C1. CR7 en est à 13… Nul doute qu'il fera tout pour effacer Messi des tablettes. Dortmund peut trembler.
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