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Barça - PSG (6-1) : Sept minutes incandescentes et le Camp Nou s’est embrasé comme jamais

"Ici, c'est Barcelone" : mercredi, le Camp Nou s’est embrasé comme jamais

Le 09/03/2017 à 10:43Mis à jour Le 09/03/2017 à 15:26

LIGUE DES CHAMPIONS - Si le FC Barcelone a réussi une "remontada" héroïque et unique face au PSG (6-1), le club catalan doit beaucoup à ses supporters et à un Camp Nou qui ont joué leur rôle de douzième homme à merveille. Souvent raillée pour son ambiance feutrée, l’enceinte est montée en gamme au fil de la partie, jusqu’à s’embraser au terme d’une soirée que personne n’oubliera en Catalogne.

On leur avait dit que c’était impossible. Ils ont quand même eu envie d’essayer. Et ils l’ont fait. Dans un Camp Nou qui avait rarement été aussi ardent que mercredi soir, le FC Barcelone a éliminé le Paris Saint-Germain (6-1) au moment où ne s’y attendait plus. Quand tout semblait perdu. Parce qu’Edinson Cavani avait réussi ce que Paris espérait de lui. Marquer ce but qui aurait dû sauver le PSG. Et puis, il y a eu ces sept minutes de folie qui ont fait entrer un "simple" huitième de finale retour de la Ligue des champions dans l’histoire de la C1, du Barça mais aussi du Camp Nou dont la (mauvaise) réputation a volé en éclats. Au moins le temps d’une soirée surréaliste.

Quand Sergi Roberto s’est détendu pour l’histoire et a propulsé le ballon au fond des filets de Kevin Trapp, c’est une explosion de joie qui a parcouru les travées du plus grand stade d’Europe (99 500 places). Un déferlement de bonheur immense, traduit par des scènes de liesse hallucinantes. S’ils avaient pu, les supporters catalans auraient imité le staff, les remplaçants du Barça et se seraient jetés comme un seul homme sur les héros du soir. Hormis quelques audacieux qui ont franchi le Rubicon, ils sont finalement restés sagement massés dans les vertigineuses travées du Camp Nou, à chanter, danser et exulter de longues minutes après le coup de sifflet final.

" Notre public est habituellement plus pessimiste "

La fête s’est prolongée sur Las Ramblas, la célèbre artère de la capitale catalane où des centaines de fans du Barça sont venus poursuivre une nuit que personne, hormis du côté du PSG, n’avait envie d'interrompre. Hormis peut-être aussi les quelques Barcelonais qui avaient déserté le Camp Nou à 3-1 et loupé la seconde partie de la "Remontada". Dommage pour eux ? Oui. L’histoire s’est écrite sans qu’ils en soient les témoins. Rassurez-vous : ce matin à Barcelone, personne ne leur en veut. En maquillant un peu la vérité, eux aussi pourront dire à leurs petits enfants qu’ils y étaient. Et dire qu’ils ont entendu le speaker du Camp Nou, un brin taquin, lancer en français un "Ici, c’est Barcelone" avant le coup d’envoi.

"Le public, c'était 10 joueurs de plus sur le terrain et nous leur dédions ce match", a lancé le buteur décisif, Sergi Roberto, en zone mixte. Luis Enrique, futur ex-entraineur du Barça, lui a emboité le pas en conférence de presse : "Le public a eu un comportement incroyable". "Notre public est habituellement plus pessimiste", s’est de son côté étonné un Gerard Piqué qui a disputé quelques batailles sur une pelouse qu’il connait comme sa poche. Et qui sait combien le Camp Nou est attentiste et dur à séduire.

Audibles et plus que motivés avant de pénétrer dans le parcage qui leur était dévolu tout en haut du Camp Nou, les supporters du Paris Saint-Germain avaient assuré un minimum d’ambiance dans les rues de la cité catalane, bien endormie avant le coup d’envoi. Et puis, trois minutes ont changé l’histoire de ce match. Prendre feu, le Camp Nou ne demandait que ça. Dommage que le Paris Saint-Germain ait jugé bon d’allumer la mèche.

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