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Real-PSG (3-1), l'antisèche : Le Real n'était pas supérieur au PSG… mais il est bien plus grand

L'antisèche : Le Real n'était pas supérieur au PSG… mais il est bien plus grand

Le 15/02/2018 à 00:41Mis à jour Le 15/02/2018 à 08:40

LIGUE DES CHAMPIONS - Le PSG a tenu tête au Real Madrid dans le jeu, avant de craquer sur la fin et de concéder une défaite à Santiago-Bernabeu (3-1) mercredi en 8e de finale aller. Les Parisiens auraient pu signer un meilleur résultat avec davantage de réalisme. Le contraste avec l'efficacité madrilène était criant. Et le coaching a aussi fait une grande différence. Notre antisèche.

Le jeu : Paris avait du répondant, et toujours les mêmes lacunes

Dans le jeu, le PSG a répondu présent et ça l'autorise légitimement à croire en ses chances de qualification au retour. Mais il faut maîtriser les petits détails dans un match de Coupe d'Europe à Madrid. Paris a manqué d'efficacité dans les deux surfaces après avoir pourtant ouvert le score. Il a concédé deux buts dans les dix dernières minutes. Et il a ainsi payé au prix fort des lacunes déjà vues par le passé. L'arbitrage n'a pas été spécialement favorable à l'équipe d'Unai Emery. Sur certains faits de jeu, on pouvait sentir que le Real était un grand d'Europe qui évoluait à domicile. Mais les Parisiens avaient la possibilité de surmonter ce handicap. Ils ne l'ont pas fait. Et c'est bien ce qui sépare encore le PSG d'un club comme le Real.

Les joueurs : Rabiot aime tant Madrid

Il s'était révélé aux yeux des Espagnols lors de la défaite du PSG à Madrid il y a deux saisons (1-0). Adrien Rabiot y a encore brillé. Buteur, il a aussi rayonné dans l'entrejeu. Neymar et Kylian Mbappé ont fait des différences, mais sans la finition, ça ne sert à rien. Giovani Lo Celso a commis bien trop d'erreurs à son poste de sentinelle, notamment celle qui aboutit au penalty de l'égalisation. Au Real, Marcelo a été énorme sur son côté gauche, Sergio Ramos et Raphaël Varane ont tenu bon dans l'axe, tandis que Luka Modric et Toni Kroos ont régné au milieu, surtout après la pause. Cristiano Ronaldo n'a pas fait tant de différences dans le jeu contrairement à d'autres. Mais lui, il a marqué deux buts…

Neymar (PSG) et Cristiano Ronaldo (Real Madrid) en C1.

Neymar (PSG) et Cristiano Ronaldo (Real Madrid) en C1.Getty Images

Le facteur X : Le coaching de Zidane

Zinédine Zidane a pris des risques en dégarnissant l'axe de son entrejeu avec les remplacements d'Isco et Casemiro pour Vazquez et Asensio en fin de match. Alors que son équipe ne tenait pas spécialement bien le ballon. Mais ils ont été payants. Le Real a pu évoluer plus haut en écartant davantage le jeu. Surtout, Asensio a été décisif sur les deux derniers buts madrilènes. C'était un choix audacieux de Zidane, bien plus que celui de sortir Benzema pour Bale. Et la chance sourit aux audacieux.

La stat : 33%

Une chance sur trois. C'est la probabilité de voir le PSG se qualifier pour les quarts de finale après sa défaite 3-1 à Santiago-Bernabeu. Quatre équipes ont réussi cette performance sur douze cas possibles en Ligue des champions. Paris avait déjà perdu 3-1 à l'extérieur dans un match aller sur un tour à élimination directe. C'était il y a 25 ans. C'était face au Real Madrid, en quart de finale de la Coupe de l'UEFA. Et il s'était qualifié pour les demi-finales avec une victoire 4-1 sur les Madrilènes lors du match retour au Parc des Princes.

Le tweet pas faux

La décla : Adrien Rabiot (milieu du PSG, au micro de BeIN Sport)

" C’est facile d’en mettre huit à Dijon, quatre ou cinq en championnat mais c’est dans ces matches là qu’il faut être décisif."

La question : Comment analyser les choix d'Emery ?

Les choix de sa composition de départ ont été concluants à une exception près. Yuri Berchiche a globalement tenu son couloir gauche et signé une prestation plutôt aboutie pour un joueur totalement inexpérimenté en Ligue des champions. Presnel Kimpembe s'est montré à son avantage dans l'axe de la défense. Bien sûr, Giovani Lo Celso a été bien plus en difficulté au poste de sentinelle. Mais l'origine de ce problème de sentinelle remonte à l'été dernier et à un mercato où Paris ne s'est pas renforcé à ce poste, tout en s'affaiblissant au milieu avec le départ de Blaise Matuidi. La prestation d'ensemble du PSG pendant une heure a plutôt validé les choix d'Emery.

Sa fin de match, en revanche, a mis en lumière ses erreurs de coaching. La sortie de Cavani, plutôt en dedans, remplacé dans l'axe par Mbappé pouvait éventuellement se justifier pour miser sur la vitesse de Français. Mais l'entrée de Meunier au poste de latéral droit alors que Dani Alves, placé un cran plus haut, arrivait globalement à sécuriser ce côté, s'est avérée catastrophique. Surtout, cela semble inconcevable d'avoir laissé Angel Di Maria sur le banc durant 90 minutes compte tenu de sa forme, de son expérience européenne et de la particularité d'un match à Madrid pour l'Argentin. Sortir Cavani pour Di Maria avait du sens. Pour Meunier, beaucoup moins. Le résultat final en atteste.

Unai Emery et Zinedine Zidane

Unai Emery et Zinedine ZidaneGetty Images

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