L'antisèche de Naples-PSG (1-1) : Il manque encore l'essentielle science du détail

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LIGUE DES CHAMPIONS - Paris a rendu une bien meilleure copie mardi à Naples (1-1) qu'à Liverpool ou lors du match aller face aux Napolitains. Il a su prendre un point qui préserve ses chances de qualification pour les huitièmes de finale. Mais le PSG n'est pas parvenu à faire mieux alors qu'il en avait les moyens. Il doit encore apprendre à maîtriser la science du détail. Notre antisèche.

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Le jeu : Des espoirs et des regrets

Paris était attendu au tournant. Et il a d'abord donné l'impression, pour une fois, de bien négocier un grand rendez-vous européen. Avec de l'intensité dans les duels, de la précision technique, de la discipline tactique et une qualité collective supérieure à celle de son adversaire, le PSG a contrôlé les débats dans la première période. L'équipe de Thomas Tuchel a joué un vrai match de Coupe d'Europe. Avec en point d'orgue, cette ouverture du score au meilleur des moments, juste avant la pause.
Mais Paris n'a fait les choses qu'à moitié. Quand Naples a logiquement évolué un cran plus haut, avec beaucoup plus d'agressivité dans les duels, le PSG a inéluctablement reculé. Incapable de sortir de ses 30 mètres, il a subi et fini par commettre l'erreur fatale. C'est toute la frustration de ce nul pour les Parisiens. Prendre un point à Naples n'est jamais un mauvais résultat. Le club de la capitale s'était même, pour une fois, donné les moyens de faire mieux. Cela peut lui donner des espoirs pour la suite. Mais il n'a pas su aller au bout de ses idées. Et c'est ce qui lui laissera des regrets.

Les joueurs : Thiago Silva, l'erreur qui coûte cher

Il a commis quelques erreurs de relance en première période et, surtout, une grosse faute technique avec un contrôle manqué qui remet José Callejon en jeu sur le penalty obtenu par Naples. Thiago Silva a plombé le PSG à San Paolo. Neymar, brillant en première période et brouillon après la pause, a symbolisé les deux visages parisiens. Les points les plus positifs à Paris, ce sont les joueurs qui pouvaient susciter des craintes au coup d'envoi : Julian Draxler, Thilo Kerher et Juan Bernat ont su se mettre au niveau de l'événement.
A Naples, on a retrouvé les hommes forts du match aller. Kalidou Koulibaly, impressionnant de puissance, de vitesse, mais aussi de vista, n'a laissé quasiment aucun répit à Kylian Mbappé. Le Français n'a brillé que quand il n'avait pas le Sénégalais face à lui. Allan a encore été le patron au milieu. Le Brésilien a cette faculté à se démultiplier sur le terrain sans perdre sa lucidité dans les duels. Il les a tous gagnés. En revanche, Marek Hamsik n'a pas eu son rayonnement habituel dans la relance et Naples en a souffert en première période.

Le facteur X : Le penalty de la discorde

Certaines décisions de Bjorn Kuipers ont été défavorables aux Parisiens. Si le hors-jeu de José Callejon sur l'action qui amène le penalty napolitain n'est pas forcément sanctionnable, s'il y avait un contact douteux de Raul Albiol sur Neymar qui filait au but, le penalty oublié sur Juan Bernat est en revanche évident. Que l'arbitre néerlandais ne l'ait pas accordé au PSG est d'autant plus surprenant qu'il était idéalement placé, sans obstacle dans son champ de vision. Et s'il a jugé que l'Espagnol avait amplifié la faute, c'est discutable. Bjorn Kuipers a en tout cas privé Paris d'une occasion en or de reprendre l'avantage et éventuellement de signer une victoire capitale dans la course aux huitièmes de finale.

La stat : 5

Le nul ramené de Naples n'est pas un mauvais résultat pour le PSG, mais il laisse le club de la capitale avec cinq points en quatre journées. Soit son plus mauvais bilan à ce stade de la phase de poules de la Ligue des champions depuis le début de l'ère QSI. Il faut remonter à la saison 2004-05 pour voir Paris afficher un tel bilan après quatre journées. A l’époque, le PSG avait terminé dernier de son groupe.

La décla : Nasser Al-Khelaifi (président du PSG, au micro de RMC Sport)

La question : Ce match marque-t-il une progression pour le PSG ?

Le constat aurait été beaucoup plus clair avec une victoire. Paris n'a pas su l'obtenir et cela résume sa marge de progression au niveau européen. Mais le PSG a quand même fait un pas en avant. Il avait beaucoup plus de consistance à San Paolo qu'à Liverpool ou lors du match aller face aux Napolitains. Il a tout fait un peu mieux. Dans l'implication générale, dans la concentration, dans le caractère affiché, il a été à la hauteur du rendez-vous.
Tout n'a pas été parfait cependant. Paris a toujours cette tendance à trop reculer quand l'adversaire lui impose une pression supérieure. Et il a encore payé ce défaut au prix fort. Il lui manque toujours cette capacité à maîtriser les petits détails qui font les grandes différences en Ligue des champions. Cette faculté à faire le dos rond, coûte que coûte, dans les temps faibles pour punir son adversaire au premier temps fort. Paris a eu l'occasion de le faire à Naples. Il ne l'a pas saisie. Et c'est une qualité qu'il doit impérativement acquérir par rapport à ses ambitions européennes.
Mais on promettait l'enfer aux Parisiens et ils ont su en revenir avec un point. Il était essentiel et le PSG a su aller le chercher pour conserver toutes ses chances de qualification pour les 8es de finale. La défaite de Liverpool l'a aussi bien aidé. Une victoire face aux Reds au Parc des Princes permettra aux hommes de Thomas Tuchel d'avoir leur destin en mains avant la dernière journée. Au moins, l'entraîneur allemand a une bonne base de travail avec ce qu'il a vu à Naples. Ce déplacement à San Paolo a marqué une progression. Mais seule une victoire contre Liverpool permettra de la valider.
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