Pourquoi faudrait-il faire la fine bouche ? Pourquoi faudrait-il se pincer le nez ? Pourquoi faudrait-il hausser les épaules ? Le PSG est en finale de Ligue des champions et personne n'y arrive par hasard. C'est un curieux raccourci de dévaloriser le parcours parisien parce qu'il a sorti du jeu des équipes qui n'avaient jamais fréquenté de telles hauteurs. C'est réducteur et franchement injuste. Comme il est malhonnête de considérer cette édition au rabais parce qu'elle a pris une forme nouvelle. Qu'importe, les règles sont les mêmes pour tout le monde et, à la fin, c'est toujours le plus fort qui finit par triompher.

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Tout se joue sur un seul match dans un seul lieu. Un format qui rappelle la plus prestigieuse des compétitions et la Coupe du monde n'a jamais sacré une équipe qui n'en valait pas la peine. Paris n'a pas signé d'exploit ? Si, celui d'avoir atteint un stade encore inconnu. Et il fallait une sacrée force de caractère pour se relever d'un match aller raté à Dortmund (2-1) ou renverser un scénario qui semblait irréversible à la 90e minute face à Bergame (2-1). La démonstration face à Leipzig viendra contredire ceux qui estiment que Paris s'en est sorti à chaque fois par un trou de souris.

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Ce Barça plus fort que l'Atalanta ?

Le souffle de la conquête a accompagné cette équipe qui s'est si souvent écroulée au moindre coup de vent. Son exploit, c'est d'avoir su dissiper ses démons en les affrontant les yeux dans les yeux parce que rien ne fut facile. Il a enfin assumé d'être le favori et c'est là son plus grand mérite. Souvenons-nous que, ces dernières années, les Parisiens ont souvent été leurs principaux adversaires au moment de conclure. Et il n'est pas dit que le Manchester United 2019 était plus costaud que tous les adversaires rencontrés cette année.

Il est bien facile de résumer l'adversité rencontrée à Lisbonne au pedigree européen des adversaires. Mais ce qu'il restait du Barça valait-il mieux que l'Atalanta Bergame, présentée avant son match contre Paris comme l'équipe qui joue le mieux en Europe ? Rappelons aussi que le grand favori de la compétition, Liverpool, flamboyant tenant du titre et champion d'Angleterre, figurait dans la partie de tableau des Parisiens.

Neymar et Kylian Mbappé lors de la victoire du PSG sur l'Atalanta Bergame en Ligue des champions

Crédit: Getty Images

Une leçon face au Real

Rappelons aussi que le monstre Atlético Madrid de Diego Simeone, tombeur des redoutables Reds, a succombé face à Leipzig. Paris ne va pas s'excuser d'être au rendez-vous sans ceux qui auraient dû l'y accompagner. Faut-il rappeler que le PSG s'est éclairci son horizon en 8e de finale parce qu'il a fini premier de son groupe et pris assez largement le dessus sur le Real Madrid (3-0, 2-2), vainqueur de trois des quatre dernières éditions ? Non, Paris n'a rien volé.

D'autant que le sort n'a pas épargné des Parisiens qui ont vécu cette aventure lisboète sans leur meilleur milieu de terrain (Marco Verratti, entré en jeu seulement dans les dernières minutes face à Leipzig), l'ont démarrée sans leur détonateur (Mbappé) et l'ont poursuivie sans leur gardien de but (Navas). Une victoire face au Bayern Munich en finale éteindra ce débat inutile. Mais il ne faudrait pas que la présence de Lyon dimanche lui donne plus de poids encore. Cette qualification, malgré le parcours, doit déjà être considérée comme un accomplissement. Parce que Paris a enterré tous ses démons. Parce que Paris n'est plus maudit.

Eden Hazard | Real Madrid - PSG

Crédit: Getty Images

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