Ce rêve est encore trop grand. Le PSG n'a pas été si loin d'aller au bout. Mais il n'a pas su faire ce dernier pas vers la gloire. Le Bayern Munich était trop fort pour lui. Pas de beaucoup. Mais ce petit but qui fait toute la différence, c'est bien le géant bavarois qui l'a inscrit. Ironie de l'histoire, il est venu d'un ancien Parisien. Kingsley Coman est venu crucifier son club formateur à l'heure de jeu pour offrir aux Munichois le sixième titre de champion d'Europe de leur histoire, dimanche, à Lisbonne (1-0). Pour Paris, l'heure est aux regrets éternels.
Ce n'est pas tant dans la combativité que les Parisiens ont échoué. Il était écrit qu'ils subiraient la superpuissance du Bayern. C'était leur jeu. Subir, faire le dos rond et résister jusqu'au bout au rythme infernal de la formation d'Hansi Flick. Ce plan de jeu interdisait la moindre erreur. Il y en a eu une. Celle de trop. Un placement un peu aléatoire que Joshua Kimmich a parfaitement cerné. De son pied droit, le couteau suisse munichois a délivré l'offrande. Et, seul au deuxième poteau, Coman a ajusté Keylor Navas de la tête et fait basculer cette finale pour de bon (1-0, 60e).
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Petits détails, grandes différences

Non, les regrets parisiens ressemblent furieusement à ceux des Lyonnais il y a quatre jours. Comme l'OL, le PSG a eu l'occasion de tuer cette rencontre. Et comme lui, il ne l'a pas saisie. Kylian Mbappé et Neymar auront de quoi ruminer. C'est bien sur eux que reposaient les plus grands espoirs de Paris. C'est bien avec eux qu'ils se sont envolés. Le Français n'a pas trouvé la réussite, avec un tir contré par Kimmich (15e) et une frappe trop molle sur Manuel Neuer (45e). Le Brésilien, lui, a trouvé le gardien du Bayern, auteur d'une parade aussi chanceuse que sublime sur la meilleure occasion du PSG (17e).
Ces petits détails qui font de si grandes différences, c'est tout ce qui sépare encore Paris du Bayern. Et pourtant, certains signes pouvaient laisser envisager le contraire. Comme ce poteau venu s'opposer à Robert Lewandowski sur une frappe en pivot (22e). Comme cette tête du buteur polonais, à bout portant, repoussée par un Keylor Navas bien placé (32e). Ou comme ce contact suspect de Thilo Kehrer sur Kingsley Coman qui pouvait éventuellement valoir un penalty, et sur lequel M.Orsato a fermé les yeux (45e).

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Neuer a encore sorti le grand jeu

Paris avait des raisons de croire en son destin. Mais ces fameux petits détails ne lui ont pas été plus favorables en attaque. Les hommes de Thomas Tuchel ont enfin pu desserrer l'étreinte bavaroise après la sortie de ce poison de Coman (68e). Mais Neuer a encore sorti le grand jeu pour priver Marquinhos, décisif aux tours précédents face à l'Atalanta (2-1) puis contre le RB Leipzig (3-0), d'un troisième but dans ce Final 8 qui l'aurait définitivement propulsé au rang de héros (70e). Un statut qui s'est aussi refusé Eric Choupo-Moting, pour une poignée de centimètres, sur un centre de Neymar (90e).
Cette action du Camerounais est si symbolique. Parce que c'était la dernière. Parce que ça ne s'est pas joué à grand-chose. Parce qu'au fond, elle résume parfaitement ce qu'il a manqué au PSG. Il n'a pas pu compter sur un grand Neymar, son leader technique, parfaitement muselé par les Bavarois. Ni sur un Kylian Mbappé décisif. Mais au bout du compte, c'est un petit rien qui le prive de la plus belle des gloires. Et le condamne à pleurer à chaudes larmes.

Kylian Mbappé et le PSG vont quitter Lisbonne frustrés.

Crédit: Getty Images

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