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Les matches de championnat avant la C1, des révélateurs, vraiment ?
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Publié 17/02/2020 à 15:14 GMT+1
LIGUE DES CHAMPIONS - Samedi, les hommes de Tuchel ne se sont pas vraiment rassurés avant d’affronter Dortmund, en concédant un match nul sur la pelouse d’Amiens (4-4). Mais l’histoire prouve que pour le PSG et d’autres clubs européens, le match de championnat précèdent celui de Ligue des Champions n’avait pas nécessairement d’influence sur ce dernier. A quelques exceptions près.
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Avant la C1, Paris a toujours gagné. Et pourtant...
Il est vrai que les impressions laissées par le PSG sur la pelouse d’Amiens ne sont pas les plus rassurantes. Alors que Dortmund s’était tranquillement imposé à domicile face à Francfort (4-0), les Parisiens ont trimé chez le 19e de Ligue 1. Mais au vu de l’équipe alignée par Thomas Tuchel et de la faible importance de ce déplacement en Picardie, faut-il vraiment prendre en compte ce revers ?
Nous avons regardé de plus près les six matches jouéspar le PSG juste avant un 8e de finale de Ligue des champions, aller et retour compris, sur les trois dernières années. Et le constat est sans appel : le PSG s’est toujours imposé. Des victoires qui n’ont pas pour autant assuré une qualification pour le tour suivant. Enième preuve qu’au niveau de l’implication, de la préparation et de l’enjeu, un match de Ligue 1 et de Ligue des champions se passent de ressemblance.
On peut aussi aller au-delà du match qui précède celui de Ligue des champions, et se focaliser sur la forme globale de l’équipe au moment de l’échéance. En mars 2017, sous les ordres d’Unai Emery, le PSG abordait le 8e de finale retour face au Barça avec beaucoup de confiance. Les Parisiens restaient sur une série de 16 matches sans défaite, avec à la clé une victoire spectaculaire à Marseille (1-5). Pourtant, la suite, on la connait. Un bon résultat ou une bonne dynamique en championnat ne garantit pas une bonne prestation en coupe d’Europe.
Barcelone, le contre-exemple
Un autre exemple existe Outre-Manche et peut illustrer cette théorie. Tottenham, qui a réalisé l’an passé son plus grand exploit européen en s’invitant en finale de la Ligue des champions, a perdu les deux rencontres de Premier League qui précédaient ses demi-finales aller et retour face à l’Ajax. Mais il ne faut pas faire de ces exemples une vérité absolue.
Du côté de la Catalogne, il semblerait que la dynamique du Barça et ses derniers matches en championnat avant une échéance européenne aient une influence sur ses prestations en Ligue des champions. En 2017, les Blaugranas ont remporté la totalité de leurs rencontres de Liga entre le 8e de finale aller perdu au Parc des Princes (4-0) et la remontada lors du match retour (6-1). Une série de victoires qui avait permis d’instaurer une bonne dynamique et motivé les troupes en vue d’un exploit. Pari réussi.
Mais quand le Barça perd en championnat, ce n’est jamais bon signe pour la Ligue des champions. Cela se vérifie sur les dernières déroutes européennes subies par les Catalans. Avant la demi-finale perdue à Liverpool l’an passé (0-4), un Barça remanié s’était tristement incliné sur la pelouse du Celta Vigo (0-2). En 2017, avant le quart de finale aller perdu face à la Juventus (0-3), Messi et sa troupe avaient chuté sur la pelouse de Malaga (0-2). Et en 2016, avant d’être également éliminé aux portes des demi-finales par l’Atlético Madrid, le Barça avait subi une défaite face à la Real Sociedad (0-1).
Il est clair que si les Parisiens affichent le même état d’esprit, la même implication et le même niveau de jeu que lors de la première mi-temps à Amiens, ils auront de grosses difficultés à Dortmund. Mais la différence d’enjeu et d’attente entre ses deux affiches insinue que le PSG n’abordera pas la rencontre de la même manière. Et que tirer des enseignements de ce match nul en Picardie peut paraitre biaisé. L’histoire a prouvé qu’à Paris, se fier à ces répétitions générales en Ligue 1 donnait peu d’indications sur ce qui allait suivre en Ligue des champions.
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