Ligue des champions : Domenech allume Gasperini et crée la polémique en Italie

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LIGUE DES CHAMPIONS - Après la qualification du PSG pour les demi-finales du Final 8, Raymond Domenech s'en est pris à l'entraîneur de l'Atalanta Bergame Gian Piero Gasperini. Un tweet qui n'est pas passé inaperçu en Italie et qui a entraîné une levée de boucliers contre l'ancien sélectionneur des Bleus.

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Crédit: Eurosport

On le sait, Raymond Domenech aime provoquer son monde. Les journalistes suiveurs de l'équipe de France s'en souviennent bien, et cette posture a fini par lui jouer bien des tours. Mais parfois, quand on chasse le naturel, il revient au galop. Spectateur du quart de finale de Ligue des champions remporté in extremis par le PSG (2-1) face à l'Atalanta Bergame, il s'est fendu d'un tweet critiquant la gestion du match par l'entraîneur du club italien, Gian Piero Gasperini, écorchant au passage son nom.
"Bravo au PSG pour cette belle émotion et merci à Gasparini (sic) pour ses changements de fin de match. Comme quoi la légende des entraîneurs italiens, grands tacticiens, sur ce match reste une légende. Tuchel a eu plus de réussite", a-t-il posté. Président du syndicat des entraîneurs français (UNECATEF) depuis 2016, Domenech fait feu de tout bois quand il s'agit de les défendre. Il avait d'ailleurs déjà sévi dans le même style la semaine dernière, après la qualification lyonnaise en quart de finale de la C1 face à la Juventus Turin, rendant hommage à Rudi Garcia.

"Il ne perd jamais une occasion de se taire"

Mais la saillie n'a pas manqué de faire réagir en Italie. D'abord par l'intermédiaire de réponses directes au tweet de l'intéressé. Journaliste à la télévision transalpine (Rai), Alessandro Antinelli n'y est pas allé de main morte. "Je me rappelle de vous à la Coupe du monde 2006, mais surtout a la Coupe du monde 2010. Vous étiez une légende ! Légende de la comédie avec Anelka. Bonne journée", a-t-il répliqué, faisant référence à l'épisode du bus à Knysna lors duquel Domenech avait lu la lettre de ses joueurs qui refusaient de s'entraîner après l'exclusion du groupe tricolore de Nicolas Anelka.
"La France a produit d'immenses entraîneurs au cours des 40 dernières années, d'Hidalgo à Deschamps, de Jacquet à Lemerre, à l'extraordinaire Zidane d'aujourd'hui. Heureusement pour nous, aucun d'entre eux n'était sur le banc de l'équipe nationale en 2006", a renchéri Paolo Condo. Des réponses cinglantes résumées par la teneur du propos de Mediaset : "Il ne perd jamais une question de se taire (...) Mais difficile de prendre au sérieux les critiques d’un sélectionneur qui a connu la pire humiliation publique de l’histoire d’un Mondial : la grève de ses joueurs."
Pas sûr que la méthode Domenech pour défendre les entraîneurs français se révèle efficace. Au-delà de l'argumentaire contestable, il semble transpirer de ces quelques lignes un compte à régler avec l'Italie. Dans un coin de sa tête, l'ancien sélectionneur des Bleus n'a peut-être toujours pas digéré la cruelle finale de la Coupe du monde 2006 dont le sort fut décidé aux tirs au but. Un dénouement à pile ou face qui a changé drastiquement le cours de sa carrière... d'entraîneur.
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