Le jour J approche pour le PSG. Mercredi, le club de la capitale va jouer son avenir européen face à l'Atalanta Bergame en quart de finale de la Ligue des champions. Comme souvent avec Paris, l'avant-match n'a pas manqué de péripéties. Alors que Thomas Tuchel savait déjà qu'il devrait se passer d'Angel Di Maria, suspendu, il a aussi dû déplorer deux autres absences de marque dans son effectif. A celle de Kylian Mbappé, touché à la cheville, est venu s'ajouter le forfait de Marco Verratti, victime d'une blessure à la cuisse lors d'une séance d'entraînement.

L'entraîneur parisien va devoir faire sans trois de ses titulaires habituels. On pourrait même ajouter un quatrième en la personne de Thomas Meunier, parti à Dortmund à la fin de son contrat avec le PSG, et qui avait été le plus souvent aligné par l'Allemand au poste de latéral droit la saison passée. Cela représente grosso-modo un tiers de son équipe. Mais cela ne change pas seulement le visage du onze de départ parisien. Paris va vraisemblablement devoir adopter un autre système et un plan de jeu différent pour son rendez-vous le plus important de la saison.

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09/08/2020 À 21:51

Quel système ?

Le maintien du 4-4-2 est difficilement tenable. Ce qui a toujours poussé Tuchel à privilégier ce système, c'est de pouvoir aligner les "quatre fantastiques" en même temps : Neymar, Mauro Icardi, Kylian Mbappé et Angel Di Maria. Un carré magique qui donne au PSG une telle force de frappe en attaque que cela atténue les limites de cette configuration, en particulier l'exposition de la défense à la perte du ballon. Avec Mbappé au mieux sur le banc et Di Maria absent, ce quatuor se retrouve amputé de deux éléments. Le 4-4-2 paraît tout de suite moins justifié. Et surtout plus risqué.

"Pour Paris, l'absence de Verratti est presque plus grave que celle de Mbappé"

Tuchel semble avoir opté pour la prudence et un retour au 4-3-3. C'est ce qui ressort de la finale de la Coupe de la Ligue remportée face à Lyon au Stade de France, où l'entraîneur parisien avait utilisé ce schéma pour ce test grandeur nature avant le rendez-vous face à l'Atalanta. Les joueurs parisiens ont joué à plusieurs reprises dans ce système en début de saison passée et maîtrisent cette configuration. Elle avait notamment donné satisfaction lors de la victoire face au Real Madrid en phase de poules de la Ligue des champions (3-0). Il pourrait cependant y avoir une petite variante. Lundi, lors de l'opposition à l'entraînement, Neymar a joué en soutien d'Icardi et de Sarabia, dans un système en 4-3-1-2...

Quel plan de jeu ?

Le PSG a plutôt l'habitude de contrôler le ballon. Quel que soit le schéma. En Ligue 1, sa supériorité technique est telle que ses adversaires ont tendance, de manière quasi-systématique, à faire le dos rond dans leur camp et d'attendre une opportunité éventuelle en contre. Mais ce n'est pas forcément sur les attaques placées que Paris est le plus à l'aise pour autant. Sa force réside plutôt dans sa rapidité à contrer l'adversaire et dans la capacité de Neymar et Angel Di Maria à trouver des passes justes en première intention pour exploiter la vitesse de Kylian Mbappé dans la profondeur.

Le PSG n'aura pas cette arme face à l'Atalanta. Du moins pas d'entrée de match. Mais l'idée de reculer le bloc d'un cran pour attendre les Italiens et profiter des espaces en contre-attaque n'est pas dénuée de sens, même si Icardi n'est pas vraiment un joueur de profondeur. Déjà parce que Paris a nettement moins d'arguments pour contrôler le ballon sans Verratti. Aussi parce que le pressing imposé par la Dea fait à la fois sa force et sa faiblesse. Son repli défensif n'est pas toujours optimal, ce qui laisse des failles à exploiter. Les Parisiens ne sont pas spécialement à l'aise sans le ballon et il leur faudra gérer ce défaut avec un regain de concentration dans le placement et d'agressivité dans les duels. Mais le jeu en vaut certainement la chandelle.

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Quel milieu ?

Il y a peu de surprises à attendre dans la composition de Tuchel. Du moins en défense et en attaque. Sauf pépin de dernière minute, Thilo Kherer, Thiago Silva, Presnel Kimpembe et Juan Bernat composeront la défense devant Keylor Navas, tandis que Pablo Sarabia, Mauro Icardi et Neymar formeront le trio d'attaque. Marquinhos devrait ainsi évoluer au poste de sentinelle dans un secteur clé, l'entrejeu. "L'Atalanta marque beaucoup de buts et ce sera primordial de gagner cette bataille du milieu de terrain, résume l'ancien international Benoît Pedretti. Marquinhos en milieu défensif, c'est fort. Il a énormément progressé. Sur certaines phases, lorsque les latéraux jouent plus haut, il peut décrocher pour permettre la mise en place d'une défense à trois."

Leandro Paredes est une autre option pour ce poste. Mais l'Argentin n'offre pas les mêmes qualités, ni les mêmes garanties. "Défensivement, il est moins solide que Marquinhos, souligne Pedretti. Quand l'équipe a le ballon, en Ligue 1 par exemple, Leandro Paredes devant la défense, c'est top. Mais en Ligue des champions, quand il faudra défendre, mettre de l'impact et courir, Marquinhos, ça peut être très intéressant."

Paredes serait plutôt en concurrence avec Idrissa Gueye et Ander Herrera pour les deux postes de relayeur. Le Sénégalais est l'un des hommes de base de Tuchel au milieu et devrait logiquement être titulaire. Entre Paredes et Herrera, Tuchel devra trancher. L'Espagnol est probablement un plus gros pari, lui qui n'a pas pu montrer grand-chose avant la pause du Covid-19 avec ses nombreux pépins physiques. Il offre certainement un profil plus polyvalent que Paredes, mais la qualité de passe de l'Argentin peut s'avérer précieuse sans Verratti. Pour l'entraîneur parisien, ce n'est qu'un casse-tête de plus.

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