Comment joue l'Atalanta ?

La marque de fabrique de la Dea, c'est son pressing. Et dire qu'il est étouffant relèverait de l'euphémisme. Souvent, Gasperini demande à son bloc de rester très haut, avec pour objectif de récupérer le ballon le plus vite possible. Chaque joueur sait parfaitement ce qu'il a à faire. Et quand. Le moindre détail est soigné, comme par exemple le marquage individuel. L'Atalanta donne souvent l'impression de courir plus que son adversaire. Faux. Elle court tout simplement mieux, comme l'a indiqué le milieu de terrain Marten De Roon ce mardi dans les colonnes de France Football.

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Avec 98 buts lors du dernier exercice de Serie A, le club lombard s'est classé tout en haut du classement de la meilleure attaque. Le danger va venir de partout pour le PSG. Si Duvan Zapata a parfaitement rempli son rôle de "bomber" en attaque avec 18 buts, Luis Muriel, qu'on pourrait qualifier de supersub, a réalisé le même score. Josip Ilicic, qui n'a pas pu finir la saison, en a inscrit 15. Mais l'exemple le plus flagrant reste celui de Robin Gosens, piston gauche dans le 3-5-2 et auteur de... 9 buts. Derrière, les centraux accompagnent souvent l'action. C'est une demande précise de Gasperini. "Leur participation à la phase offensive est une caractéristique de mon football, cela crée un peu de surprise dans un football très tactique. En fait, je crois que cette année, on a élargi notre éventail de solutions, beaucoup de mes joueurs ont marqué ou distribué des passes décisives", a expliqué le technicien à L'Equipe ce mardi dans une interview passionnante. Le dépassement de fonction est donc omniprésent. Pour préparer au mieux son équipe sur le plan physique, le "Gasp" aime faire disputer des oppositions à 8 contre 8 à l'entraînement. Le tout sur grand terrain. Résultat, le jour du match, ses joueurs ont l'impression de courir beaucoup moins. Malin.

Les absences d'Ilicic et Gollini sont-elles vraiment préjudiciables ?

Pour le premier, Gian Piero Gasperini a lui-même apporté la réponse. "Nous n'avons pas d'autres joueurs avec son profil, regrettait-il le 3 août dernier lors d'un entretien à Radio Rai. Son absence est forcément douloureuse pour nous. Mais c'est peut-être plus simple de le remplacer sur un match sec que sur un championnat complet." Tout au long de sa carrière, Ilicic a alterné le bon et le moins bon. Parfois fantastique, parfois transparent. Mais cette saison, l'ancien joueur de Palerme était sur un nuage. 26 matches, 15 buts et 8 passes décisives : le Slovène a souvent régalé avant la pause forcée. On se souvient notamment de son incroyable coup franc du milieu de terrain face au Torino, ou encore son quadruplé lors du match retour contre Valence. Si la Dea est parvenue à le remplacer tant bien que mal en fin de saison, Ilicic est un joueur aussi indispensable pour cette équipe. Son génie manquera face au PSG.

Ilicic serait retourné en Slovénie à cause d'une dépression.

Crédit: Getty Images

Si l'absence du gardien Pierluigi Gollini est certainement moins préjudiciable, elle pèse toutefois beaucoup. Le portier italien (25 ans) est tout ce qu'il y a de plus moderne. Sa plus grande force ? Probablemement le face à face, moment où il sait parfaitement se placer afin de destabiliser le tireur. Gollini bénéficie également d'une belle lecture du jeu, ce qui lui permet souvent de bien se positionner pour anticiper la suite de l'action. De plus, il a parfaitement su s'adapter au style de jeu des siens. Pendant que ses coéquipiers sont occupés à la phase de pressing, lui est invité à anticiper une éventuelle passe longue de l'adversaire pour s'en défaire. Un aspect travaillé à l'entraînement et qui porte souvent ses fruits en match. Quelques axes de progression : le jeu au pied, les sorties aériennes plus "classiques" et la rapidité de ses passes. Pour le remplacer, Marco Sportiello, enfant du club et revenu au bercail l'an passé, aura donc fort à faire. Il s'agira, pour le gardien de 28 ans, du plus grand match de sa carrière. "C'est un bon gardien qui a une chance importante : il va la saisir", a tenté de rassurer son président Antonio Percassi, mardi, dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport.

Qui est son leader technique ?

Initialement, on aurait pu en citer deux. Mais avec l'absence de Josip Ilicic, Alejandro Gomez reste seul. Si l'Atalanta reste avant tout un collectif parfaitement huilé, celui qui a rejoint la Dea en 2014 en est le vrai leader. Sur le terrain comme en dehors. Cette saison, "Papu" a délivré 16 passes décisives en 36 matches toutes compétitions confondues. Il compte également 7 buts. Souvent, l'international argentin n'hésite pas à redescendre bas pour prendre le ballon et créer du jeu. Sa mobilité est précieuse.

Alejandro "Papu" Gomez (Atalanta Bergame)

Crédit: Getty Images

Dans une équipe qui brille autant par sa phase offensive, Gomez en est probablement la principale lumière. Sa vista, sa rapidité d'exécution, sa qualité technique et son intelligence de jeu sont ses principales qualités. Avec presque 300 matches avec la Dea, lui sait mieux que quiconque l'importance du match de mercredi soir. Et le chemin parcouru avant d'en arriver là... "Il est devenu le capitaine parfait. Notre grand Papu guide tout le monde. Il connaît mieux que personne l'Atalanta, la ville de Bergame et l'importance de l'exemple", s'est félicité le président du club lombard Antonio Percassi, mardi.

Quelles sont les faiblesses de la Dea ?

Comme indiqué précédemment, l'Atalanta est adepte du pressing individuel. Souvent, elle accepte donc le un contre un. Les trois défenseurs centraux sont souvent exposés. Un joueur comme Neymar devra être en mesure de se défaire du sien, en l'occurence Toloi. Prenons l'exemple du match face à la Lazio Rome, en juin dernier, finalement remporté (3-2) par la Dea. Le premier but encaissé découle d'une transition rapide de la formation romaine. Une déviation en première intention de Milinkovic-Savic dans sa moitié de terrain, une intervention ratée du défenseur José Luis Palomino, une accélération de Lazzari dans le dos du piston gauche et un boulevard de 40-50 mètres jusqu'au but.

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Le PSG devra donc savoir ressortir proprement le ballon et sortir rapidement du pressing bergamasque. L'absence de Marco Verratti est certainement un coup dur dans cette optique. Celle de Kylian Mbappé aussi, qui aurait pu profiter des espaces dans le dos des défenseurs de l'Atalanta. Son éventuelle entrée en fin de match pourrait être capitale. En C1, les hommes du "Gasp" ont encaissé 16 buts.

Quel système de jeu et quelle équipe face au PSG ?

Il y a encore quelques doutes à dissiper pour Gian Piero Gasperini. Dans son 3-4-2-1, l'entraîneur italien pourrait retrouver Palomino, un temps incertain. Mais Sky Italia n'écarte pas l'idée d'une titularisation de Caldara, peut-être plus en jambes. Toloi et Djimsiti sont quant à eux certains de démarrer. Au milieu, on retrouvera De Roon et Freuler dans l'axe, avec Gosens à gauche et un duel Castagne-Hateboer à droite. Derrière Duvan Zapata, un sacré morceau pour la défense parisienne, Papu Gomez est certain du poste. Reste à voir qui de Malinovskyi ou Pasalic sera chargé de faire oublier l'absence d'Ilicic.

Le onze probable de l'Atalanta (3-4-2-1) : Sportiello; Toloi, Palomino (ou Caldara), Djimsiti; Hateboer (ou Castagne), de Roon, Freuler, Gosens; Malinovskyi (ou Pasalic), A.Gomez; D.Zapata.

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