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Six surprises en attente de confirmation : l'Europe à l'aube d'un séisme ?

Six surprises en attente de confirmation : l'Europe à l'aube d'un séisme ?

Le 09/03/2020 à 23:48Mis à jour Le 10/03/2020 à 09:43

LIGUE DES CHAMPIONS - Les 8es de finale aller n'avaient jamais offert autant de surprises. De nombreux ténors du Vieux Continent sont en position défavorable, avant des matches retour qui pourraient bien marquer l'histoire de la compétition reine des Coupes d'Europe. Mais le passé a montré que surprendre était une chose, et que confirmer en était une autre.

Le tenant du titre au tapis. Le vice-champion d'Europe aussi. Le club le plus titré de l'histoire au bord du gouffre. Deux outsiders proches d'un fiasco retentissant, pendant qu'un novice maîtrise l'événement comme un vieux briscard. Heureusement pour les intégristes de l'ordre établi, il reste l'implacable Bayern Munich. Le seul cador de l'Europe à avoir réellement tenu son rang à mi-chemin des 8es de finale de la Ligue des champions. Le seul à pouvoir vraiment envisager de rester debout, à l'aube de ce qui pourrait être l'un des plus grands tremblements de terre de l'histoire de l'épreuve.

Tous les autres ont une situation à renverser. À l'exception du FC Barcelone, revenu de Naples avec un nul guère convaincant mais toujours précieux en Coupe d'Europe (1-1). Pour le reste, c'est la peur du vide. Liverpool, la Juventus, le PSG et Valence sont condamnés à gagner à domicile pour avoir une chance de rester en vie. Une situation loin d'être idéale, mais toujours plus confortable que celle du Real et Tottenham. Pour les Espagnols comme pour les Anglais, c'est en déplacement qu'il faudra aller chercher un succès pour ne pas disparaître prématurément de la grande scène européenne.

Salah - Atlético Madrid-Liverpool - Champions League 2019/2020 - Getty Images

Salah - Atlético Madrid-Liverpool - Champions League 2019/2020 - Getty ImagesGetty Images

Sur le papier, six favoris des huit confrontations dessinées par le tirage au sort en décembre dernier sont en ballotage défavorable et susceptibles de prendre la porte. Du jamais vu sur la dernière décennie en Ligue des champions. On est loin du scénario de la saison passée. Il y avait bien eu la défaite de la Juventus Turin sur le terrain de l'Atlético de Madrid (2-0), finalement renversé au retour dans le Piémont (3-0). Ou, à un degré moindre, celle du Borussia Dortmund sur la pelouse de Tottenham (3-0). Deux surprises, seulement. Et encore, c'était déjà plus que d'habitude.

2012, un cas si révélateur

Entre 2012 et 2018, les valeurs sûres de l'Europe avaient massivement imposé leur suprématie au départ des tours à élimination directe. En six éditions, seulement cinq résultats pouvaient réellement être considérés comme surprenants sur les matches aller des 8es de finale : deux concernaient le Barça, battu à Milan (2-0) en 2012-13 puis à Paris (4-0) en 2016-2017, sans que cela ne l'empêche de se qualifier au retour. Il y avait aussi eu la victoire de l'Olympiakos sur Manchester United (2-0) en 2013-2014, puis celles de Leverkusen sur l'Atlético (1-0) et de Monaco à Arsenal (1-3) en 2014-2015.

Lionel Messi à terre lors de PSG-Barça

Lionel Messi à terre lors de PSG-BarçaAFP

Pour voir des 8es de finale aller avec plus de surprises, sans qu'elles soient aussi nombreuses que cette saison, il faut remonter à l'édition 2011-2012. Elle avait vu Naples s'imposer devant Chelsea (3-1), le Milan AC corriger Arsenal (4-0), le FC Bâle faire chuter le Bayern Munich (1-0) et Marseille dominer l'Inter (1-0). Mais seuls Milan et Marseille avaient confirmé lors du match retour, bien que perdu respectivement 3-0 et 2-1, pour accéder aux quarts de finale. Chelsea et le Bayern s'étaient qualifiés en renversant respectivement Naples (4-1 a.p.) et Bâle (7-0) avant de se retrouver en finale en mai.

Le cas de 2012 était révélateur. Il avait prouvé que démarrer les tours à élimination directes par une défaite n'était pas forcément rédhibitoire pour réaliser un long parcours. La dernière décennie a montré que créer la surprise au match aller était une chose, et que la confirmer au retour en était une autre. Pour l'Atlético de Madrid, le Borussia Dortmund, le RB Leipzig, l'Atalanta Bergame, Lyon et Manchester City, le plus dur reste encore à faire. À ce stade, l'Europe tremble en attendant un éventuel séisme. C'est tout l'enjeu qui donne encore plus de piment aux deux semaines à venir.

Cristiano Ronaldo

Cristiano RonaldoGetty Images

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