Zinedine Zidane s'est bien marré sur son banc. Sans doute ne s'y attendait-il pas. Ou alors était-ce une façon de réagir au but peu orthodoxe de Ferland Mendy, arrière gauche qui s'est contorsionné pour marquer l'unique but du match… du pied droit. A la 86e minute, ce qui ne gâche rien à l'affaire. Improbable ? Pas tant que ça.
Car dans une soirée aussi triste qu'un stade sans supporter, Mendy fut tout à la fois : l'élément déclencheur, le sauveur et le meilleur joueur d'une rencontre à encéphalogramme plat. Bien sûr, son but est capital puisqu'il permet à un bien pâle Real d'aborder le retour dans des conditions idéales et même inespérées au vu de sa prestation du soir.
"C'était une action voulue, mais ce n'était pas Ferland qui devait tirer, a confié dans un sourire Zinedine Zidane après la rencontre. Mais à l'arrivée, c'est Ferland qui a marqué du droit, donc c'est très bien. Ce pied droit, il l'a depuis longtemps. Il frappe plus fort avec le droit qu'avec le gauche. Son pied gauche est plus précis, le droit plus puissant. C'est comme ça."
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Le but de Mendy

Crédit: Getty Images

Mendy, rare valeur sûre du soir

Mais réduire son match à cette frappe enroulée, ce serait oublier que Mendy avait déjà fait basculer la rencontre dès la 17e minute. Sur une belle prise d'initiative, l'ancien Lyonnais a pris la profondeur et provoqué l'expulsion, sévère certes, d'un Freuler qui l'a fauché en position de dernier défenseur.
Une expulsion qui a complètement bouleversé les plans de l'Atalanta. Contraints de défendre, les Italiens n'ont pas fait peser le moindre danger sur le but de Courtois. Et ce 8e de finale s'est transformé en domination stérile d'un Real peu inspiré mais finalement sauvé par Mendy.
Et ce n'est pas tout à fait un hasard. Le Real alignait ce mercredi une des équipes les plus baroques de son histoire récente pour un match de tableau final de C1. Sans avant-centre (mais avec un duo Vinicius – Asensio pour se partager la pointe), sans Ramos ni Benzema et avec un banc peuplé d'inconnus issus de la Castilla, les valeurs sûres se comptaient sur les doigts d'une main et c'est finalement assez logique que l'une d'elles ait pris en main le destin de ce Real faiblard. Car Mendy en est bien une aujourd'hui.

La joie de Mendy

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Marcelo sur la touche

Si Marcelo est l'un des seuls soldats de Zidane à avoir perdu sa place de titulaire, ce n’est pas seulement parce qu’il accumule les blessures, mais aussi parce que Mendy l'a délogé avec force. Rare satisfaction des derniers mercatos madrilènes, il s'est installé parmi les cadres et a disputé l'intégralité des matches de Ligue des champions du Real cette année. "Je me sens bien à Madrid, je m'entends avec tout le monde", a-t-il confié au micro de RMC Sports après la rencontre.
Là où Benzema, Ramos, Kroos, Modric ou Casemiro restent incontournables, Marcelo, lui, ne fait plus partie que de la rotation pour faire souffler l'ancien Havrais qui a définitivement convaincu son coach. Il ne manquait à Mendy qu'une référence pour marquer les esprits. Ce n'est plus un problème.
Buteur à seulement deux reprises depuis son arrivée à Madrid (en 59 matches), le latéral gauche a bien choisi son moment pour inscrire son premier but en Ligue des champions. "Je ne savais même pas comment célébrer comme c'était mon premier but en C1, a réagi le héros du soir, élu fort logiquement homme du match. Le principal, c'est d'avoir gagné le match. Marquer le but, c'est un plus pour moi. Par moment, on a un peu manqué d'idées parce qu'ils ont bien joué le bloc bas. Ca a été un peu compliqué."
Ce n'est rien de le dire. Celui qui déclarait cette semaine dans les colonnes de Marca "je serai jusqu'à la mort avec Zidane" a rendu un sacré service à son coach. Alors oui, Zidane avait tout un tas de raisons d'avoir un franc sourire après le but de son protégé.
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