Quand on va aussi vite que Kylian Mbappé, que l'on brûle les étapes comme lui, tout devient forcément suspect au moindre ralentissement. Dans un monde qui, lui aussi, va toujours plus vite, le moindre coup de mou est rapidement assimilé à un coup d'arrêt. Celui de Kylian Mbappé a duré sur les hauteurs de la Ligue des champions et l'on s'en est ému, ici et ailleurs. Mais son coup d'accélérateur de mardi au Camp Nou, matérialisé par un triplé dont on se souviendra très longtemps et une partie que l'on qualifiera pudiquement d'accomplie, a rappelé combien le joueur était spécial. Combien, à 22 ans, il en avait sous le capot également.
Au penalty de Messi, l'international français a répondu par un but tout argentin. Comme à Kazan en juin 2018, il s'est joué de ses cerbères dans un espace réduit. Plus tard, et après en avoir fait voir de toutes les couleurs à Dest et ses partenaires, l'ancien attaquant de l'AS Monaco est allé doubler la mise, opportunément, du gauche. Deux buts. Et bientôt un troisième, du droit, aux faux airs de cerise sur le gâteau. Trois de plus que le Barça à cet instant de la partie. Trois de plus, surtout, que son total en phase à élimination directe depuis son arrivée dans les rangs du club de la capitale en 2017.

"On a vu la version ultime de Mbappé"

Ligue des champions
Les notes du PSG : Mbappé, l’acte de renaissance
16/02/2021 À 22:41
Je ne me cacherai jamais
Aligné à gauche d'une attaque parisienne orpheline de Neymar et de Di Maria, Kylian Mbappé a pris les choses en main, récité ses gammes et porté les copains. Des buts, des accélérations et quelques transitions lumineuses, le Tricolore a tout fait, et plus que bien. Il aurait même pu ouvrir le score d'entrée, avec plus de réussite. Partie remise. Et, au coup de sifflet final, personne n'avait vraiment envie de lui en vouloir. Et, lui, pour le coup, avait oublié. Au micro de RMC, il a commencé à ne pas tirer la couverture à lui. "On est très content, c'est un match très important pour nous, on voulait venir ici et gagner, on l'a fait avec la manière", a-t-il confié.
"Je suis content, a-t-il ajouté sur son cas personnel. J'ai toujours voulu donner le meilleur de moi-même au Paris Saint-Germain. C'est un maillot qui me tient à cœur. Je n'ai pas toujours eu de la réussite et je raterai peut-être encore des matches mais je ne me cacherai jamais. On fait des erreurs, on se trompe parfois, mais je ne me cacherai jamais."
De Kurbos, avec Metz un soir de 1984, à Andrei Shevchenko en 1997 avec le Dynamo Kiev, ils ne sont pas des centaines à avoir réussi telle performances sur une telle scène, même vidée de ses spectateurs. Antoine Griezmann n'était pas un spectateur mardi mais, lui aussi, a apprécié la prestation de son compère bleu. Et s'est montré beau joueur, malgré la gifle. "Je suis content pour lui, on l'a beaucoup critiqué, a rappelé le champion du monde. C'est ce qu'il se passe quand un joueur est moins bien, on le critique mais le PSG possède une future très grande star, du niveau de Leo ou de Cristiano." Mardi soir, il a mérité de s'asseoir à leur table.
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