L'antisèche de Chelsea – Rennes : Leçons amères des "petits" de la C1
Par Glenn Ceillier
Publié 05/11/2020 à 00:04 GMT+1
LIGUE DES CHAMPIONS – Dominé par Chelsea (3-0), le Stade Rennais a montré un visage intéressant jusqu'à l’expulsion sévère de son latéral Dalbert en fin de première période. Les Bretons peuvent nourrir quelques frustrations suite à des faits de jeu qui ont changé la physionomie du match. Mais l’apprentissage de la C1 passe aussi peut-être par là. L’antisèche.
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Crédit: Eurosport
Le jeu : Au moins, Rennes a tenté de jouer
Il y a eu deux périodes bien distinctes à Stamford Bridge. Et le Stade Rennais pourrait ne retenir que la première, même si elle a été marquée par deux penalties, qui ont plombé le match. Mais pendant les 45 premières minutes, le club breton, plus à son avantage que contre le FC Séville, a montré des choses intéressantes. Sur le plan de l'état d'esprit, des intentions et du jeu.
Les Rouge et Noir ont ainsi mis l'intensité nécessaire. Développer le jeu qu'ils voulaient en prenant la possession à leur compte et en passant par les côtés. Mais ils ont manqué de précision pour vraiment mettre le danger sur la cage de Chelsea. Surtout, ils se sont fait punir avec deux penalties et avec le deuxième jaune de Dalbert sur le second (40e). A 10 contre 11 et avec deux buts de retard, les coéquipiers de Damien Da Silva ont ensuite dû subir face à une équipe des Blues qui n'avait pas montré grand-chose avant la pause et qui en a profité pour enfoncer le clou.
Les joueurs : Dalbert coûte cher, Gboho s'illustre
Difficile d'épargner Dalbert. Si l'arbitre a été très sévère avec lui sur le deuxième penalty, l'ancien Niçois est quand même impliqué sur les deux premiers buts de Chelsea, qui ont complétement changé la donne. Si Yann Gboho a su apporter son envie pour faire quelques différences sur son côté du haut de ses 19 ans, Steven Nzonzi a lui été très précieux au milieu avant de sortir. A Chelsea, Edouard Mendy, même s'il n'a pas été énormément sollicité, s'est lui rappelé aux bons souvenirs de ses anciens coéquipiers avec notamment un bel arrêt à la 84e alors que Timo Werner a démontré tout son sang-froid avec ses deux buts sur penalties.
Le tweet qui en dit beaucoup
Cela vient d'Angleterre. Et ça en dit beaucoup sur l'impression générale après la décision de l'arbitre de siffler penalty et de donner un deuxième jaune à Dalbert à la 40e, alors qu'il avait vu le ballon être contré par sa jambe avant d'aller toucher sa main.
La décla : Nicolas Holveck, président du Stade Rennais sur RMC
La question : Rennes paye-t-il pour apprendre ?
Il y a un sentiment d'injustice dans le camp rennais après ce nouvel échec en Ligue des champions, le deuxième de rang. Il faut dire qu'il y a quelques raisons de s'agacer. Entre la main non signalée de Kurt Zouma dans la surface (7e), les deux penalties surtout le deuxième, avec cette double peine pour renvoyer Dalbert aux vestiaires, les Bretons n'ont pas été épargnés par l'arbitrage. De quoi sortir frustrés, même si la victoire des Londoniens ne souffre pas vraiment de contestation.
Si les Bretons n’ont pas vraiment su se montrer dangereux, il reste cette impression que le Stade Rennais a peut-être aussi payé son statut de novice. En Ligue des champions, chaque petite erreur se paye cash. Et les faits de jeu ou les coups de sifflets, qui ont ce mercredi changé la physionomie de cette rencontre à Londres, vont souvent dans le sens des grands clubs. C'est aussi en se confrontant à cela que l'on grandit. Et une semaine après avoir subi la loi d’une équipe du FC Séville supérieure sur le plan collectif, le Stade Rennais, qui n'a pas rougir de sa prestation générale, l'apprend à ses dépens, malgré des intentions louables dans le jeu.
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