Le jeu : Paris à mi-temps

Le PSG avait pourtant idéalement débuté. Avec de l'intensité, de la verticalité, de l'engagement, un bon pressing, un but précoce, un penalty pour avoir l'occasion de faire le break… Mais Angel Di Maria l'a manqué et le cours du match s'est inversé. Les Allemands ont commis moins d'erreurs et surtout exploité celles des Parisiens. Les deux buts de la formation de Julian Nagelsmann sont arrivés sur des fautes de placement de la défense francilienne. Ils sont venus donner une victoire logique à Leipzig. Ils ont sanctionné un PSG étouffé et incapable d'afficher le même niveau de jeu sur la seconde période. Et définitivement plombé par les expulsions d'Idrissa Gueye et de Presnel Kimpembe.

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Les joueurs : Le bonjour de Nkunku

Ce n'est pas la première fois que le PSG subit les misères de l'un de ses anciens joueurs. Christopher Nkunku s'est ajouté à la liste avec un but qui a remis Leipzig dans le bon sens et un match très abouti sur le plan technique. Auparavant, Peter Gulacsi, pas très net sur le but parisien, s'était rattrapé en sortant le penalty de Di Maria. Dayot Upamecano a symbolisé la performance du club allemand avec une montée en puissance après un démarrage délicat. Moise Kean lui a mené la vie dure. Passeur décisif pour Di Maria, l'Italien s'est battu comme un lion sur le front de l'attaque. Mais à Paris, le problème était derrière avec un trio Marquinhos-Danilo-Kimpembe hors-sujet.

Christopher Nkunku, buteur face au PSG avec Leipzig

Crédit: Getty Images

Le facteur X : Di Maria, décisif dans les deux sens

Tout reposait en grand partie sur lui avec les absences de Neymar et de Kylian Mbappé. Angel Di Maria a en effet été décisif. D'abord dans le bon sens pour Paris avec un but plein de sang-froid pour exploiter le travail de Kean. Puis dans le mauvais avec ce penalty manqué. Il faut accorder du mérite à Gulacsi de l'avoir sorti, mais le tir de l'Argentin était trop centré. Cet échec a été le tournant du match. Et El Fideo n'a jamais su le rattraper.

La stat : 3

Avec cette défaite à Leipzig, le PSG affiche seulement trois points au compteur après trois journées et devra batailler comme jamais pour accéder une nouvelle fois aux huitièmes de finale. Il n'en avait jamais eu aussi peu à ce stade de la phase de poules sur les neuf éditions de Ligue des champions disputées sous l'ère QSI. C'est même le pire total de son histoire après trois journées en C1, égalé avec les saisons 1997-98 et 2004-05. Dans les deux cas, Paris n'avait pas franchi les poules.

Le tweet ironique

La décla : Marquinhos (sur son positionnement au milieu)

"On doit faire confiance au coach, c'est celui qui a fait la meilleure saison de l'histoire du Paris Saint-Germain"

La question : Pourquoi Tuchel porte une grande responsabilité dans cette défaite ?

Thomas Tuchel a des circonstances atténuantes. Le PSG manquait clairement d'arguments en arrivant à Leipzig avec les absences de Neymar, Kylian Mbappé, Mauro Icardi, Marco Verratti et Julian Draxler. L'entraîneur parisien a aussi eu le mérite de bien préparer le match. Tactiquement, Paris a d'abord pris le dessus sur la formation allemande et le mérite lui en revient. Le penalty manqué par Di Maria qui a changé le cours du match n'est pas non plus de son fait. Mais pour le reste, sa responsabilité est clairement engagée.

Il y a d'abord son obstination à aligner Danilo Pereira en défense et Marquinhos au milieu, alors que la logique voudrait l'inverse. Leur placement déficient sur les deux buts de Leipzig s'explique aussi parce qu'ils n'évoluent pas dans leur registre de prédilection. Par extension, Presnel Kimpembe semble lui aussi impacté négativement. Il n'a pas du tout le même niveau de performance avec Danilo qu'avec Marquinhos. Globalement, le choix de Tuchel affaiblit un axe défensif déjà diminué après le départ de Thiago Silva l'été dernier.

Le coaching de l'Allemand est également discutable. Sa décision de sortir Pablo Sarabia alors que le PSG était mené, et qu'il n'avait pas d'attaquant disponible sur le banc, est fatalement contestable. Comme l'entrée très tardive, à la 84e minute de jeu, de Rafinha, l'un des rares remplaçants parisiens à pouvoir apporter un peu de créativité à un milieu qui en manquait cruellement. Tuchel était déjà pointé du doigt après la défaite face à Manchester United. Il peut difficilement en être autrement après celle de Leipzig qui laisse Paris dans une situation comptable délicate. Et les absences n'expliquent pas tout.

Angel Di Maria

Crédit: Getty Images

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