Le 6 novembre dernier, l'OM qui battait difficilement Strasbourg était peu ou prou le même que celui qui avait été giflé par Porto. Dans le jeu, les jambes et les têtes, les Olympiens n'avaient franchement rien trouvé de nouveau. Alors que Marseille reçoit le champion du Portugal, ce mercredi (21h00) en Ligue des champions, il faut s'attendre à avoir une impression de déjà-vu. Pour une simple et bonne raison : les hommes d'André Villas-Boas n'ont plus joué depuis leur succès à La Meinau.

Bien sûr, la trêve internationale est passée par là mais l'OM a aussi dû faire avec le report de son match face à Nice, initialement programmé samedi dernier mais reporté en raison de cas de contamination à la Covid-19 dans les rangs azuréens. Rappelons, aussi, que les Olympiens n'avaient pu accueillir Lens à la fin du mois d'octobre pour les mêmes raisons. Au total, depuis le début de l'exercice en cours, le club de la cité phocéenne a subi trois reports. Et s'en est insurgé, dans un communiqué diffusé il y a quelques jours, soulignant un problème d'équité.

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Si la plupart des grands clubs européens enragent contre un calendrier surchargé, les Marseillais, eux, pestent contre le manque de rythme. Et ils ont leurs raisons. De la même manière qu'un trop grand nombre de matches peut être indigeste pour les organismes, ne pas disputer la moindre rencontre officielle durant près de trois semaines n'aide pas franchement à trouver ses marques. "Jouer tous les trois jours est difficile, mais passer 19 jours sans jouer n'est pas top non plus", a justement souligné Florian Thauvin en conférence de presse, mardi.

Pas de déclic du Vélodrome, pas de valeur refuge non plus

D'un point de vue technique et psychologique, l'OM a besoin de résultats pour lancer la machine. L'année dernière, il avait construit sa saison après un succès spectaculaire et salvateur à Monaco (3-4). Cette saison, il n'en a pas vraiment eu l'occasion, ayant disputé autant de matches de C1 que de L1 depuis le 17 octobre dernier. "On enchaîne victoire, défaite, victoire, défaite, a noté AVB. Il n'y a rien de pire pour une équipe." Psychologiquement, notamment.

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Plombés par leur mauvaise campagne européenne et le poids d'un record humiliant, les Olympiens sont à la fois privés du potentiel déclic qu'un Vélodrome occupé aurait pu provoquer, mais aussi d'une valeur refuge. Sans leurs deux matches de retard, les coéquipiers de Steve Mandanda auraient pu se retrouver bien plus haut que la sixième place qu'ils occupent actuellement au championnat.

Florian Thauvin lors de son match opposant le FC Porto à l'Olympique de Marseille, le 3 novembre 2020, en Ligue des champions

Crédit: Getty Images

"Le premier match reporté, ça allait, a précisé Villas-Boas. Mais on aurait voulu jouer contre Nice. Ça aurait pu faire du bien à certains joueurs qui manquent de confiance. En gagnant ces deux matches, on serait à hauteur du PSG. Et ça aurait eu un effet direct sur la suite." Bien sûr, la thèse du technicien portugais est imparfaite : l'OM aurait aussi très bien pu se retrouver dans une crise plus profonde en ayant cumulé deux mauvaises performances supplémentaires.

Mieux physiquement mais moins au point techniquement

Au contraire de Liverpool ou du PSG, Marseille aura au moins préservé ses forces en profitant de l'allègement forcé de son calendrier. Seul Nemanja Radonjic, blessé avec la Serbie, sera indisponible au moment d'affronter Porto. Mais, autre conséquence logique, l'OM ne sait toujours pas ce qu'il vaut sur le terrain. "On a bien travaillé et on a fait le vide dans nos têtes", a tout de même positivé Thauvin. L'ailier sort encore d'une saison 2019/2020 quasi vierge et alors qu'il porte une bonne partie des responsabilités offensives de son équipe, il a lui aussi besoin d'enchaîner pour dégoter des automatismes.

Notamment avec Dario Benedetto, alors que le mauvais rendement marseillais en attaque demeure l'une des constantes de ses résultats décevants. "Pendant la trêve, on a travaillé notre entente, a précisé le joueur dont l'avenir à Marseille est toujours entouré d'incertitudes. Le coach nous a mis dans la même équipe tous les jours à l'entraînement." Suffisant pour progresser ? "On travaille bien pendant les séances mais ça ne sort pas en match", a noté le coach. "La réponse, on l'aura mercredi" a conclu son joueur. Ce match servira au moins à cela.

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