Entre la franchise et l'arrogance, la frontière est parfois mince. Le Bayern Munich en a fait l'expérience ce lundi en conférence presse à la veille du quart de finale retour de la Ligue des champions. Les Allemands ont quelques raisons de douter. Au hasard, leur défaite du match aller ou bien encore le forfait confirmé de leur meilleur attaquant, Robert Lewandowski. Mais ce lundi, devant les micros, ce fut un festival de confiance en soi, de conviction et d'aplomb.
Ce n'est ni du bluff, ni un moyen de masquer une quelconque faiblesse ou inquiétude, ni une façon de se convaincre ni de la prétention. Le Bayern reste simplement assis sur un bon paquet de certitudes qui lui a permis d'arracher tous les titres possibles depuis un an. "Nous sommes très confiants, a d'emblée prévenu un Thomas Müller qui incarne mieux que quiconque l'assurance bavaroise. Si nous sommes efficaces offensivement, je suis très optimiste quant à nos chances de rester en course."

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Je suis absolument convaincu mais pas de façon idiote ou arrogante
"Je suis convaincu que nous pouvons éliminer le PSG", a continué Hansi Flick. Et Müller de préciser ses propos : "Je suis absolument convaincu, mais pas de façon idiote ou arrogante, que ce sera très serré demain. Nous travaillons depuis septembre avec l'objectif de défendre notre titre. Nous nous sentons mentalement en mesure de retourner la situation." Bien sûr, le Bayern en a vu d'autres. Voilà trois ans qu'il n'avait plus abordé le retour d'un match de Ligue des champions en étant mené au score.
La meilleure équipe du monde aurait tort de ne pas croire en elle pour deux raisons. D'abord, elle a tout gagné depuis un an en écrasant l'Europe et l'Allemagne de son talent et de sa science. Ensuite, le match aller a plutôt validé son plan de jeu. Seul un immense Keylor Navas et des contres assassins de Neymar et Mbappé ont fini par en venir à bout. Problème, Navas, Neymar et Mbappé seront toujours là ce mardi.

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Pas question de se réinventer

Une raison de revoir sa copie ? C'est mal connaître le Bayern : "Il est absolument vrai que notre façon de jouer laisse des espaces à Mbappé, reconnaît Müller. Les joueurs qui resteront en défense auront une mission importante, ce ne sera pas facile. A Paris, Mbappé et Neymar restent souvent devant, ils ne défendent pas, et ils sont disponibles pour les contres. Mais nous devons accepter un certain niveau de risque si nous voulons marquer."

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Pas question de se réinventer donc. Le Bayern a triomphé avec ses idées. S'il doit mourir mardi au Parc des Princes, ce sera avec elles aussi. Il ne sait pas faire autrement. S'adapter à l'adversaire ? Pas question. Se remettre en cause après la défaite de l'aller ? Pas question. Douter ? Encore moins. C'est toute la force de ce club qui ne veut laisser paraître aucun signe de faiblesse.
"Pour contenir Mbappé, dans toutes nos analyses nous intégrons le fait de mettre la pression sur les passeurs, et d'essayer de les repousser vers les ailes", admet simplement Flick. L'aller n'a rien changé. Il a même renforcé Thomas Müller et les siens dans leur conviction. Mardi, les pieds bavarois ne trembleront pas malgré le précipice qui s'ouvre devant eux après la défaite de l'aller. Il faudra des Parisiens au moins autant convaincus de leur force pour réaliser le plus bel exploit de l'histoire du club de la capitale.
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