Ce match retour entre le Real et Chelsea n'est pas qu'une question de buts à rattraper. C'est aussi une question de dynamique. Car plus inquiétant que la gifle (1-3) reçue à Stamford Bridge à l'aller, à l'heure du coup d'envoi, les Blues seront au cœur d'une méforme, quoique laisse penser le 6-0 claqué à Southampton samedi. Et ce, quand Madrid est en pleine bourre.
Que la tâche semble difficile pour les hommes de Tuchel. Quand bien même le technicien allemand remobilise les troupes en conférence de presse. "J'y crois. (...) Nous pensons avoir les chances de faire un bon résultat. Nous n'avons jamais levé le pied et nous n'allons pas commencer mardi" a-t-il tonné. Mais quels leviers activer pour mettre la machine en branle et faire peser sur la rencontre une atmosphère particulière ? Celle des soirs de Ligue des champions où tout est possible.
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La culture de l'Europe

Le public français ne le sait que trop bien depuis l'arrivée des Qatariens à Paris, rafler la Coupe aux grandes oreilles n'est pas qu'une question de niveau de jeu, ou d'expérience. Car désormais Paris a les deux, mais manque de culture européenne. Celle qui ne s'apprend pas à l'entraînement ni ne s'achète lors d'un mercato, mais se construit au fil des grands matches et des rendez-vous réussis.
À Chelsea, c'est précisément l'inverse. Dans l'histoire récente du club, chaque fois que les Blues ont été malmenés à l'aller, ils ont inversé la vapeur au retour. La dernière fois contre… le PSG justement. Ce petit surplus dont ne sait quoi qui fait pencher la balance du bon côté. En ce huit avril 2014, cela se traduisait par une solidité défensive et la blessure de Frank Lampard à la 66e minute, remplacé par un Demba Ba qui n'avait plus aucun temps de jeu sous Mourinho et qui finissait par crucifier les Parisiens à trois minutes du terme. Match aller au Parc défaite 3-1, match retour à Stamford Bridge victoire 2-0, direction les demi-finales.

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Ils découvraient la recette de ce mauvais tour deux ans plus tôt, contre Naples. Après une défaite 3-1 en terre napolitaine, les Londoniens l'ont emporté 4-1 au retour. Pour trouver une élimination après un match aller raté sur la scène européenne, il faut aller chercher aux prémices de l'ère Abramovich avec une élimination contre Monaco en demie (3-1, 2-2). Tuchel en est conscient, remonter deux buts à Bernabeu, où Chelsea se déplacera pour la première fois de son histoire, c'est "presque impossible. Mais (Bernabeu) est aussi une scène où on peut se sublimer". Devenir sublime le temps d'un soir, le seul espoir.
Il faudra un match plus physique
Pour remonter deux buts à l'extérieur, pas de secret, il faudra mettre une pression folle. Un plan que Tuchel voulait déjà appliquer à l'aller, mais qui avait fait pschit. "On est une équipe qui a besoin de cette dimension athlétique, a confié l'intéressé. On n'a pas réussi à le faire à l'aller. C'était aussi dû à leur qualité et leur capacité à ralentir le jeu, à contrôler le match" a complété l'Allemand.
Seules ceux qui ont déjà remporté gros - Chelsea a gagné deux Ligue des champions en 2012 et 2021 - savent comment mettre de l'impact et de la folie dans un match, sans s'affoler soi-même. Et c'est une partie de l'objectif : "On n'a pas travaillé assez dur et de façon assez intensive à l'aller. (...) Il faudra un match plus physique, ce sera une partie de la solution" a révélé Tuchel.

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Pour ça il peut capitaliser sur des joueurs capables de coups d'éclat mardi soir. Samedi, contre Southampton, on a d'abord vu Kai Havertz confirmer qu'il est en grande forme. Ensuite on a observé Mason Mount marquer, et avec lui les buts c'est comme le ketchup, quand ça sort tout vient d'un coup. Et enfin un Timo Werner sorti du placard toucher trois fois les montants et planter deux buts.
Miser sur des débuts d'état de forme de certains joueurs offensifs au cœur d'une période où Chelsea a des largesses derrière serait utopiste. Mais il y aussi un peu de miracle dans les grands soirs. "Il nous faudra rien de moins qu'un scénario de rêve si on veut être capable de surmonter ça, a soufflé Tuchel. C'est du sport, c'est un jeu et la beauté de ce jeu est que tout est possible, toujours. (...) Peut-être qu'on arrivera à réaliser notre rêve" a-t-il poursuivi. Reste que pour aller chercher les demies, il ne faudra pas avoir la tête dans les nuages.
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