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RB Leipzig - PSG (2-2) - L'antisèche : Paris et Mauricio Pochettino ont enfin ce qu'ils méritent
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Publié 03/11/2021 à 23:40 GMT+1
LIGUE DES CHAMPIONS – A force de jouer avec le feu depuis le début de saison, Paris a fini par se brûler à Leipzig (2-2). Ce nul n'entrave en rien la marche en avant du PSG en Coupe d'Europe mais il témoigne de ses grosses difficultés dans le jeu et rappelle qu'il ne pourra pas toujours s'en sortir en se montrant aussi médiocre collectivement et individuellement.
34 tirs tentés, 69 subis : pourquoi Paris ne peut décemment pas envisager la victoire finale
Video credit: Eurosport
Le jeu : Tellement Paris
C'est toujours la même chanson. L'impression que le PSG est dans le fond de la cuve. Et soudain, en trois coups de cuillères à pot, tout change et Paris piège son adversaire avant qu'il n'ait le temps de s'en rendre compte. La première période fut un modèle de ce Paris cyclothymique et on se demande encore comment il a pu virer en tête à la pause. Après dix minutes, il aurait pu être mené de deux buts et a fini les 40 premières minutes avec quatre ballons touchés dans la surface adverse, trois tirs et deux buts. Clinique.
Plombé par un milieu de terrain incapable de mettre cette équipe dans le bon sens, le PSG a survécu sur le talent de ses joueurs offensifs et la qualité des sorties de balle de Di Maria. Le scénario a évidemment mis un coup aux ambitions d'un Leipzig virevoltant durant 30 minutes puis anesthésié après la pause par un match qui, comme à l'aller, lui a inexplicablement filé entre les doigts malgré les quelques situations dangereuses de Mbappé. Mais les erreurs individuelles ont été trop nombreuses ce mercredi pour que le PSG s'en sorte encore indemne.
Les joueurs : Kimpembe et Danilo, cauchemars à Leipzig
Dépassés et coupables sur les buts allemands, Presnel Kimpembe et Danilo Pereira ont tiré Paris vers le bas face à Leipzig ce mercredi (2-2). Pourtant, Marquinhos, au four et au moulin, et Gianluigi Donnarumma, qui a arrêté un penalty, avaient tout fait pour maintenir Paris en vie. Devant, la maladresse de Kylian Mbappé finit par coûter cher.
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"Le problème Ramos est en train de devenir un problème Kimpembe"
Video credit: Eurosport
Le facteur x : Mbappé a beaucoup trop gâché
En 19 minutes (45e, 52e, 64e), Kylian Mbappé a raté trois occasions nettes de donner deux buts d'avance au PSG et de plier la rencontre. Essentiel depuis le début de saison, l'éternel sauveur parisien a cette fois précipité le retour des Allemands en leur laissant l'opportunité d'y croire. Ils n'ont pas laissé filer l'occasion.
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Kylian Mbappé, en échec face à Leipzig
Crédit: Getty Images
La stat : Paris courbe éternellement l'échine
C'est une statistique à peine croyable quand on connaît les ambitions du PSG. Depuis le début de la campagne de Ligue des champions, Paris a subi deux fois plus de tirs (69) qu'il n'en a tentés (34). Difficile de s'imaginer sur le trône en mai avec un tel différentiel.
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34 tirs tentés, 69 subis : pourquoi Paris ne peut décemment pas envisager la victoire finale
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La décla : Georginio Wijnaldum
La question : Paris, c'est plus grave que prévu ?
Bruges, Leipzig (deux fois) et même Manchester City, même si ce fut moins flagrant. Sans oublier Angers, Lyon ou Lille en championnat de France. Peu importe les systèmes, les hommes alignés ou l'identité de l'adversaire, c'est à peu près toujours la même chanson. Ce ne peut plus être un hasard : la répétition des mêmes scénarios dessine l'identité de ce PSG et son ADN. Elles sont faciles à déterminer : Paris est une équipe qui ne maîtrise rien, subit trop souvent à cause d'un milieu dépassé par les évènements et qui s'en remet à la justesse de ses attaquants, le plus souvent Kylian Mbappé même si ce mercredi il a brillé par sa maladresse.
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Leipzig-PSG.
Crédit: Getty Images
Voilà Paris intouchable en Ligue 1, en ballotage très favorable en Ligue des champions et pourtant, on cherche toujours la direction et le sens de ce que cherche à mettre en place Mauricio Pochettino. L'écart a rarement été aussi grand entre les résultats et le contenu. Cette fois, les Parisiens ont récolté ce qu'ils ont semé. Et quand on observe la maîtrise d'un Bayern Munich façon rouleau compresseur ou la justesse retrouvée de Liverpool, on se dit que le collectif parisien, logiquement favori sur la ligne de départ, est très loin de ses ambitions initiales.
Comment espérer aller au bout avec un milieu aussi fragile dès qu'il est sous pression ? Ou avec un Presnel Kimpembe qui n'est plus que l'ombre de la dissuasive montagne de muscles qu'il fut ? Comment imaginer regarder dans le blanc des yeux les meilleurs quand Paris subit toujours plus de 15 tirs par match à chacune de ses sorties européennes cette saison ? Les résultats continuent de protéger Pochettino mais le nul de ce mercredi, après celui de Bruges, est une deuxième légère entaille dans le parcours convaincant d'un point de vue strictement statistique. Évidemment qu'on est en droit d'exiger plus de l'effectif le plus talentueux du continent.
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