Les tops

  • Rodrygo, la star de la soirée
Carlo Ancelotti a eu le nez creux en l'envoyant à la place de Toni Kroos. Un choix résolument offensif qui a porté ses fruits. Pas tout de suite bien sûr. Mais après le de but de Riyad Mahrez, le Brésilien a tout changé. En quelques secondes, 91 exactement. D'abord buteur sur un service de Karim Benzema, il a remis ça de la tête dans le temps additionnel pour arracher la prolongation. Un doublé magique. Comme la nuit madrilène.
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  • Karim Benzema, décisif comme toujours
On l'a longtemps trouvé bien terne. Très loin de l'impact qu'il a eu tout au long de cette campagne. Trop imprécis pour une fois. Et puis, il s'est enfin réveillé pour être encore une fois décisif. KB9 a d'abord délivré une passe décisive sur une remise parfaite pour l'égalisation du Real. Et en prolongation, il a obtenu une faute de Ruben Dias dans la surface pour obtenir un penalty qu'il a transformé évidemment. Histoire de continuer sa folle série en C1 cette saison. Auteur de 15 buts dans cette édition, il a marqué 10 réalisations en matches à élimination directe pour égaler Cristiano Ronaldo. Et il aura un match de plus pour marquer l'histoire.
  • Camavinga, le monsieur plus du banc
Encore une fois, il est entré en cours de jeu en Ligue des champions. Et encore une fois, l'ancien Rennais a su jouer un rôle clef. Déjà déterminant contre le PSG en huitièmes, mais aussi face à Chelsea en quart de finale, Camavinga a apporté un souffle en plus lors de son entrée en jeu. Cerise sur le gâteau, le milieu a été décisif. A deux reprises. Il a d'abord décalé Karim Benzema d'une sublime ouverture sur le premier but madrilène. Et il a ensuite fait la différence en remontant le ballon en prolongation sur l'action où KB9 a obtenu un penalty. Monsieur plus.
  • Courtois et Mendy, les sauveurs qui ont maintenu l'espoir (et un peu plus)
Thibault Courtois et Ferland Mendy ont maintenu le Real à flots au pire moment. Quand le bateau aurait pu sombrer définitivement. A la 87e, l'ancien joueur de l'Olympique Lyonnais a d'abord repoussé in-extrémis une tentative de Jack Grealish dans le but grand ouvert. Et quelques secondes plus tard, le même Grealish est cette fois tombé sur un grand Courtois, auteur de huit arrêts ce mercredi soir !
  • Bernardo Silva - Kyle Walker, au rendez-vous
Revenu à la surprise générale après trois semaines d'absence, Kyle Walker a fait un bien fou à la défense des Citizens, notamment en première période. Son duel avec Vinícius Júnior a longtemps été l'une des clefs du match. Et les deux interventions de l'international anglais sur le Brésilien, dont une magnifique à la 41e, ont retardé l'échéance. Fatigué logiquement par la répétition des efforts imposée par Vinícius, il a baissé de rythme en seconde période. Usé, il a alors demandé à sortir à la 63e, ce que Pep Guardiola lui a refusé comme un symbole de son importance avant de quitter la pelouse suite à un contact (72e). Il a été l'un des Citizens les plus en vue avec Bernardo Silva, qui a pris le jeu à son compte alors que Kevin de Bruyne était dans le dur. Le Portugais, toujours disponible et très actif, a même été décisif sur le but mancunien.

Flops

  • Guardiola, l'anti-Ancelotti
Il semblait pourtant avoir tout bon avec ses premiers changements. Quelques secondes après leur entrée, Oleksandr Zinchenko et Ilkay Gundogan ont en effet fait la différence en étant à l'origine de l'ouverture du score mancunienne. Mais au final, c'est Carlo Ancelotti, qui n'a pas hésité à sortir son trio cadre du milieu de terrain, le grand gagnant de la soirée. Car Guardiola, lui, n'a pas su trouver les mots et les solutions pour garder son équipe à flots dans la furie de la fin de rencontre. Le génial catalan sort de la C1 encore une fois par la petite porte. Et poursuit sa série noire en Ligue des champions. Son dernier sacre remonte de 2011. Une autre époque.

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  • Kevin De Bruyne, un chef d'orchestre absent
Il avait rayonné à l'aller, en première période. Ça n'a pas été la même histoire ce mercredi. A Santiago Bernabeu, le Belge n'a pas brillé, comme à son habitude. Rarement dans le bon tempo, il a eu beaucoup de déchets et n'a pas pesé sur l'animation des Citizens. Une prestation loin de ses standards et son immense talent. Pep Guardiola n'a d'ailleurs pas hésité à le sortir dès la 72e.
  • Jack Grealish, à quelques centimètres près
Son histoire avec Manchester City n'est déjà pas idyllique. Mais il n'a pas su profiter de la soirée madrilène pour faire oublier les 117 millions investis pour lui. Rentré à la 78e, l'Anglais a pourtant eu l'occasion de faire taire les critiques. Mais à deux reprises, il a échoué. Une première fois sur un sauvetage venu de nulle part de Ferland Mendy, puis sur un arrêt de justesse de Thibault Courtois.

Jack Grealish et Ilkay Gundoguan, lors de la demi-finale retour de Ligue des champions entre le Real Madrid et Manchester City, en mai 2022

Crédit: Getty Images

  • Casemiro, le roc fébrile
Son retour devait apporter de la stabilité au bloc madrilène. Mais Casemiro a surtout eu de la chance de rester sur le terrain (et de ne pas prendre le moindre le jaune !) sur deux fautes sur Kevin De Bruyne et Phil Foden. En difficulté dans les 45 premières minutes, le Brésilien a rectifié un peu le tir après la pause. Mais le Real a été pris d'une folie après sa sortie (75e), quand Carlo Ancelotti a décidé de sortir sa vieille garde du milieu pour lancer les jeunes.

Kevin De Bruyne au duel avec Casemiro lors de la demie retour de Ligue des champions entre le Real Madrid et Manchester City

Crédit: Getty Images

  • Dias - Laporte, charnière qui grince
La défense de Manchester City avait rectifié cette saison, concédant très peu d'accession. Mais dans cette demi-finale, elle a sombré, s'effritant de toute part. Enfin surtout dans l'axe. Déjà dans le dur après la pause à l'aller, Aymeric Laporte n'a pas brillé. Prenant un jaune bête quelques minutes après le début de la rencontre pour une altercation avec Luka Modric, l'international espagnol est bien passif sur le deuxième but merengue. Et son collègue de l'axe n'a pas été plus inspiré pour une fois ce mercredi. Si précieux d'habitude, Ruben Dias n'a pas rassuré. Il est impliqué sur le premier but où il n'a pas suivi Rodrygo. Et il a donné le penalty à Benzema en prolongation.
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