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L'antisèche de Newcastle - PSG (4-1) : La défaite de Luis Enrique
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Publié 04/10/2023 à 23:53 GMT+2
Le PSG a coulé sur la pelouse de Newcastle mercredi (4-1), lors de la 2e journée de la phase de groupes de la Ligue des champions. Si les joueurs parisiens ont livré leur pire prestation de la saison, ils n'ont pas été aidés par les choix de Luis Enrique. Rapidement, le 4-2-4 est apparu comme le mauvais choix. Mais le technicien espagnol s'est entêté.
Luis Enrique, système inchangé et manque de lucidité : "Presque de l'aveuglement"
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Le jeu : Paris dépassé
Un rêve pour Newcastle, un cauchemar pour Paris. Etouffé par le pressing des Magpies en première période, le PSG, organisé en 4-2-4 et coupé en deux, a été incapable de trouver des relais au milieu de terrain, et donc de servir ses attaquants. Les erreurs individuelles ont été trop nombreuses et les Magpies se sont fait un plaisir de les sanctionner, en mettant des ingrédients simples mais essentiels en Ligue des champions.
Même quand les Anglais ont moins pressé, même quand Paris a eu plus le temps, le club francilien n'a pas réussi à trouver la clé dans le jeu. Le but de Lucas Hernandez a à peine boosté les siens et la correction s'est transformée en petite humiliation sur un ultime coup de canon de Fabian Schär.
Les joueurs : Des attaquants fantomatiques, la puissance collective des Magpies
Dépassés derrière, transparents devant, esseulés au milieu. Peu de Parisiens sont sortis du lot à St James' Park. Lucas Hernandez a été le défenseur le moins en difficulté et s'est distingué avec sa réduction du score de la tête. Warren-Zaïre Emery lui a distribué un amour de passe décisive et a été celui qui a montré le plus de caractère. Ousmane Dembélé a été actif mais brouillon. Et Gianluigi Donnarumma a réalisé plusieurs parades de classe mais pouvait faire mieux sur le troisième but anglais..
Du côté des Magpies, peu sont sortis du lot même si Bruno Guimaraes a rendu bien nostalgique les amoureux de l'OL, mais tout le monde a été au niveau alors que plusieurs titulaires manquaient à l'appel. La définition même d'une force collective.
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Mbappé, c'est préoccupant
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Le facteur x : A quoi a servi la VAR ?
Le deuxième but des Magpies a fait l'objet d'un long contrôle de la VAR, et la décision qui en a découlé a pu surprendre. S'il n'y avait pas de hors-jeu, Jamaal Lascelles a bien touché le ballon de la main dans son duel avec Hakimi. Les mains offensives sont normalement sanctionnées automatiquement, mais ce ne fut pas le cas. A 1-0 à la pause, le scénario aurait pu être différent.
La stat : 1
Paris, Lens, Marseille, Toulouse, Rennes, Lille. Aucun club français n'avait perdu lors de la première journée des trois compétitions européennes et les Sang et Or avaient parfaitement lancé cette deuxième journée. Mais c'est bien le PSG qui a perdu le premier, de manière assez nette qui plus est. Pas vraiment ce qui était prévu.
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La question : Mais pourquoi Luis Enrique n'a-t-il rien changé ?
Après Marseille (4-0) et Clermont (0-0), Luis Enrique avait choisi son très offensif schéma en 4-2-4 pour la troisième fois de rang mercredi, la première fois en Ligue des champions. Un plan ambitieux sur le papier. Complètement raté dans son application.
Associer Mbappé, Ramos, Kolo Muani et Dembélé a de la l'allure. Encore faut-il pouvoir les trouver, ce qui fut tellement rare mercredi. Quand ce fut le cas, les quatre attaquants se sont montrés brouillons, timides, peu inspirés. Aligner quatre attaquants n'est pas automatiquement synonyme de jeu offensif et cette correction en est une lourde confirmation : Paris n'a cadré que deux tirs à St James' Park.
Dans ce contexte, difficile de comprendre l'immobilisme tactique de Luis Enrique. Il n'est pas question ici de lui reprocher son choix de départ. Plutôt de n'avoir jamais réagi en plein cauchemar.
On attendait un milieu de terrain supplémentaire pour rééquilibrer les débats au milieu ? L'ancien coach du Barça a préféré faire du poste pour poste : Barcola pour Kolo Muani à la 57e minute, Vitinha pour Ugarte à la 64e. Et surprise : rien n'a changé dans le contenu. La grande majorité des Parisiens n'a pas été au niveau. Mais aucun d'entre eux n'a été mis dans les bonnes dispositions. Même si Luis Enrique, lui, n'a pas la même lecture.
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